Cher(re) Visiteur(se),
"Chacun fait à un moment ou à un autre de sa vie, sa rencontre avec l'Histoire" (Pierre Miquel, lettre ouverte aux bradeurs de l'histoire).
Ma rencontre avec l'Histoire s'est faite en 1994, au moment où je débutais mes études à la fac d'histoire.
Depuis avril 2002, mes articles historiques sont publiés dans le journal La Voix du Nord. Ces articles, sur l'histoire de Béthune s'inspirent pour la plupart de l'actualité locale, nationale ou internationale.
J'ai donc réalisé ce blog afin de partager ma passion pour l'Histoire et faire réagir ceux qui voudront bien s'y attarder à l'actualité au sens le plus large du terme.
Bonne lecture,
Arnaud WillayPour me contacter :![]()
- 9 janvier 2009, France Bleu Nord : "émission 'au coeur de la région" animée par Julien WZOREK consacrée à la ville de Béthune. Cliquez ici pour découvrir la retranscription de l'entretien.
A côté de l’Enduropale, l’événement sportif du week-end se déroule à Liévin. Le stade couvert régional accueille la fed cup
de tennis, équivalent féminin de la coupe Davis… avec sans doute des béthunois dans les travées. L’occasion de se souvenir qu’il y a 35 ans, l’équipe de France de tennis est venue à
Béthune.
Si les féminines françaises coachées par Nicolas Escudé affrontent
les Etats-Unis, ce sont des français qui étaient à l’honneur en 1975 à Béthune. En effet, la cité de Buridan accueillait au centre sportif le 11 janvier 1975 les stars du tennis hexagonal. Une
équipe composée de François Jauffret, Patrick Proisy, Patrice Dominguez et Georges Goven. 4 béthunois se sont entraînés avec ces champions. Eric Carnez, conseiller sportif à la ligue des
Flandres, en faisait partie.
Il évoque un
souvenir mémorable : « j’ai bien participé à ce clinic de l’équipe de France dont le lauréat (que je fus) gagnait un stage d'une semaine dans le
camp d’entraînement chez Pierre Barthes au cap d'Agde. Ce clinic et la démonstration qui s’ensuivit, étaient supervisés par Jean-Paul Loth. Je crois me souvenir qu'il y avait aussi Georges Goven
actuel responsable du haut niveau féminin à la fédération, Pierre Barthes et Wanaro N'Godrella 7ème joueur français ».
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 7 février 2010)
Illustration : dans les années quatre vingt, le centre
sportif accueillait 5 courts de tennis, un mur d’entraînement et des tribunes.
Remerciements pour les informations à :
Eric Carnez, Ligue des Flandres de Tennis
Jacques Snaët, éducateur à l'Association du Tennis Béthunois
Vous serez peut-être concernés par le recensement de la population qui durera
jusqu’au 21 février. L’objectif : collecter des informations fiables sur la population pour adapter les politiques publiques. Zoom sur les habitants de la rue Eugène Haynaut en
1906.
Elle relie aujourd’hui la place Clemenceau à la place Saint-Eloi. La rue Eugène Haynaut est ancienne. C’est le 8 novembre 1892 que le conseil municipal décide de donner ce nom à la rue des Postes. Une décision en forme d’hommage pour l’ancien Maire de la ville de 1888 à 1891.
Sur les 13979 habitants que comptait Béthune en 1906, 111 résidaient rue Eugène Haynaut. 49 étaient nés à Béthune. Deux habitants étaient originaires de Paris et un de Sedan. Si l’origine des habitants est intéressante, la profession qu’ils exercent nous donne des indications précieuses sur les métiers existant au début des années 1900.
Pas de surprise pour la majorité des professions représentées dans
la rue Haynaut qui existent encore aujourd’hui : receveur des postes, boucher, avocat, huissier…..En revanche, au n°5 de la rue résidait une…chamareuse. Un vieux métier qui désignait
une ouvrière décorant les vêtements de dentelle.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 31 janvier
2010)
Le chauffage...il vous évite de grelotter en ce mois de janvier aux températures souvent négatives. Le chauffage…un thème surprenant qui alimentait les débats municipaux notamment dans les années 1860-1870.
Si aujourd’hui les conseils municipaux évoquent en partie des dossiers liés au développement de la ville, les débats des conseillers au XIXème siècle étaient différents. On y parlait entre autre de…chauffage.
Ainsi, le 7 novembre 1863, il était question du vote d’une somme de 200 francs pour l’achat de charbon destiné au chauffage à l’école des frères de la doctrine chrétienne. Le chauffage préoccupait d’autres communautés religieuses. Ainsi, les sœurs de la providence (nommées par la municipalité en qualité d’institutrice en 1824) ont signalé que les enfants fréquentant leur école ne sont plus en état de payer le charbon destiné au chauffage. D’où le vote d’un crédit de 90 francs en conseil municipal pour chauffer les classes.
Quand il n’était pas destiné aux enfants, le chauffage concernait
les militaires. Le 14 octobre 1870, il était question du vote d’un crédit pour le chauffage et l’éclairage du corps de garde de la garde nationale. Un thème qui à coup sûr réchauffait les
relations entre la population et son conseil municipal.
Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 24 janvier
2010)
En ce mois de janvier le chef de l’Etat présente ses vœux aux forces vives de la
Nation. Le 17 janvier 1913, il y a 97 ans jour pour jour, c’est un autre Président qui faisait la une.
17 janvier 1913, 20h10 : le Maire de Béthune Pierre Rinquin reçoit une dépêche. « Préfet à Maire de Béthune, assemblée nationale réunie aujourd’hui Versailles a, par 483 voix, élu Président de la République, Monsieur Poincaré ». C’est en effet à cette date que les parlementaires élisent Poincaré à la présidence de la République. Un président qui disposait déjà d’une solide expérience politique. Député de la Meuse, plusieurs fois Ministre, il devient Président du Conseil en janvier 1912.
Un président que l’on retrouvera 3 ans plus tard à Béthune lors de sa visite le lundi 16 octobre
1916. Une visite en présence de nombreux ministres qui intervenait suite aux bombardements qui avaient touché la ville, et en particulier celui du 7 août 1916.
C’est Raymond Poincaré qui signa le 5 décembre 1919 le décret conférant à la ville de Béthune la Croix de
chevalier de la légion d’honneur. Une circonstance plus heureuse qu’en 1916 qui signifiait la sortie de quatre années difficiles pour Béthune.
Arnaud WILLAY
Béthune a terminé son année 2009 en recevant le 4 décembre Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture. En 1972, la ville débutait son année en recevant un autre Ministre…celui de l’équipement.
C’était un 11 janvier. Etait-ce un début d'année aussi blanc que celui que nous vivons ? Les routes avient-elles aussi un goût salé ? Ce dont nous sommes certains, c'est que c'était un 11 janvier. Béthune accueillait Albin Chalandon, Ministre du gouvernement dirigé par Jacques Chaban-Delmas. On aurait pu s’attendre à ce que le ministre se déplace pour présenter ses vœux, à l’invitation du Maire de l'époque le docteur Breynaert ou autres institutionnels. Mais, il n’en était rien.
Avant de devenir Ministre, Albin Chalandon avait déjà une grande expérience politique. Membre du cabinet du Président du gouvernement provisoire Léon Blum en 1946-1947, il fut élu député des Hauts-de-Seine en 1968 avant d’intégrer les gouvernements de Maurice Couve de Murville et de Jacques Chaban-Delmas.
Le Ministre était venu plancher à la Chambre de Commerce et
d’Industrie sur le développement des axes routiers entre Arras-Béthune et Calais. Au menu figurait la future autoroute A26 qui était présentée en 1972 comme un axe majeur pour l’essor de la
région Nord-Pas de Calais. Une autoroute que vous empruntez peut-être régulièrement et qui constitue trente huit ans plus tard un axe incontournable dans le béthunois, permettant entre autre de
désenclaver la côte d’Opale.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 10
janvier 2010)
En ce début d’année, les élus vont multiplier les cérémonies de vœux à la population. En janvier 1954, c’est la cérémonie d’accueil du nouveau sous-préfet qui dominait l’actualité béthunoise.
Gérer les services d’une sous préfecture située dans le premier arrondissement de France. : voilà la tâche ardue qui attendait le sous-préfet Claude Dubois au début de l’année 1954. Un haut fonctionnaire qui avait sans doute à l’esprit la difficulté de succéder à des sous- préfets dont l’action a véritablement marqué l’arrondissement béthunois comme Myrtil Stirn, sous-préfet de la reconstruction de la ville après 1918.
Alors, dans quel contexte local le représentant de l’Etat arrivait-il ? Sur le plan politique, le mandat du Maire Henri Pad venait d’être renouvelé suite aux élections d’avril 1953. Sur le plan économique, les « grands travaux » de la ville ont vu en 1953 la réalisation de bains douches boulevard Thiers et la rénovation de la bibliothèque communale.
On retiendra aussi que le
sous-préfet, grand amateur de sport, assista en janvier au match de football opposant Béthune à Bully. Un match qui a vu la victoire des footballeurs béthunois. Une façon pour le
représentant de l'Etat de bien débuter l’année.
Arnaud WILLAY
(parution dans la Voix du Nord, le 3 janvier 2010)
Je vous adresse mes voeux les plus sincères de santé et de prospérité pour vous-même et ceux qui vous sont chers.

Un repas copieux…Indispensable pour fêter dans quelques jours la nouvelle année. Si vous manquez d’idées, n’hésitez pas à vous inspirer de ce menu proposé en 1958 par l’Hôtel Bernard, en face de la gare.
Béthune, 1er janvier 1958, vous y étiez peut-être ? Nombre de béthunois ont pu se rendre à l’Hôtel Bernard pour profiter du menu gastronomique de la nouvelle année. En entrée, vous pouviez déguster de la croute landaise au foie gras, du gratin de langouste à l’armoricaine, de la tête de veau sauce tartare. Pour le plat principal : canard à l’orange, dindonneau rôti belle époque ou filet de charolais rôti.
Si l’aspect culinaire est
intéressant, le passé de cet hôtel de la gare peut aussi vous mettre l’eau à la bouche. Un passé qui remonte à 1861, date de sa création. Avant d’être repris par la famille Bernard, de nombreux
propriétaires se sont succédés parmi lesquels Georges Weus et Jean Baptitse Leclercq. Au cours de son histoire, cet hôtel s’est agrandi et modernisé. C’est en tout cas l’un des premiers bâtiments
aperçu par les voyageurs qui s’arrêtent en gare de Béthune.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 27 décembre 2009)
Il ne vous reste que quelques jours pour admirer à l’Hôtel de Beaulaincourt le
village du père Noël. Un décor féerique chargé d’histoire.
Les origines à Béthune de l’Hôtel de Beaulaincourt sont largement connues. Ce bâtiment édifié à la moitié du XVIIIème siècle est un exemple de l’architecture de style Louis XV. Un édifice construit grâce à l’action d’Alexandre de Beaulaincourt, comte de Marles et seigneur de Labeuvrière qui fut aussi Maire de Béthune. L’originalité du bâtiment est son emplacement à l’angle de deux rues : la rue du tribunal et la rue Sadi Carnot. Une appellation présidentielle décidée par le conseil municipal du 24 juin 1894.
Il est important de noter que cet ancien hôtel
particulier constitue un témoignage remarquable d’une époque : le XVIIIème siècle. En effet, sa construction s’inscrit dans un contexte historique où les hommes se préoccupaient de se
trouver bien chez eux avec un souci de recevoir correctement leurs invités. Une préoccupation qui s’est traduite par l’apparition de boiseries ou de cheminées abaissées surmontées de grandes
glaces. Une cheminée que vous pourrez découvrir dans le salon boisé et qui sera peut-être utilisée par le père Noël dans quelques jours.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 19 décembre 2009)
Copenhague….un nom de ville au Danemark que l'on entend régulièrement avec l’ouverture de la conférence sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En 1972, les béthunois ont entendu parler du Danemark. Mais, on était bien loin des questions environnementales.
En effet, c’est une question politique qui dominait l’actualité. Les béthunois devaient se prononcer sur la ratification du traité d’adhésion de la Grande-Bretagne, du Danemark, de l’Irlande et de la Norvège aux Communautés européennes.
Le Président Pompidou soulignait à l’époque l’importance de cette consultation expliquant que « jamais le peuple français n’a été consulté sur l’Europe ». Toutefois, peu de personnalités s’étaient déplacées pour faire campagne en faveur du oui. Tout juste peut-on mentionner le passage début mars 1972 en gare de Béthune du premier ministre Jacques Chaban-Delmas. Un passage furtif car c’est à Auchel qu’il était attendu pour parler de l’avenir de l’ouest du bassin minier.
Malgré tout, l’appel
mobilisateur lancé par Pompidou a été entendu à Béthune avec près de 63% de votants ; 69 % des suffrages exprimés par les béthunois se sont portés sur le oui. Une façon d’approuver la
construction européenne qui se dessinait au début des années soixante dix.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 12 décembre 2009)
" 1975 : l'équipe de France de tennis à Béthune"
1188 : naissance de la confrérie des Charitables
1346 : première construction du beffroi
1750 : construction de l’hôtel de Beaulaincourt
1810 : Visite de Napoléon Ier
1815 : passage de Louis XVIII
1862 : le beffroi classé aux Monuments historiques
1916 : Visite du Président Raymond Poincaré
1918 : destruction du centre ville
1919 : Béthune reçoit la Croix de la Légion d’honneur
1927 : inauguration de l’église Saint Vaast
1928 : inauguration du monument aux morts
1929 : inauguration de l’Hôtel de ville et de la Chambre de commerce
1944 : libération de Béthune
1945 : visite du Général De Gaulle
1951 : inauguration du Carillon
1959 (25 septembre) : visite de Charles
de Gaulle, Président de la République
1961 : inauguration de l’usine
Firestone
1964 : inauguration de l’avenue Kennedy
1970 (27 mai) : inauguration de l'usine Cutler-Hammer (Zone industrielle A)
1972 (11 janvier) : venue de Albin Chalandon, Ministre de l'équipement
1972 (17 juin) : inauguration de l'I.U.T. par le secrétaire d'Etat à l'éducation nationale
1974 (29 septembre) : inauguration de la piscine par Roger Poudonson, secrétaire d'Etat à la fonction publique
1983 : inauguration de la Sous-préfecture
1984 (2 juillet) : arrivée de la 4ème étape du Tour de France
1988 : visite du Président François Mitterrand
2001 : la Mairie classée à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques
2005 : le beffroi classé au patrimoine mondial de l'UNESCO
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