Les vacances approchent pour tous....Le blog prend aussi quelques semaines bien méritées.
Rendez-vous donc mi-juillet pour de nouveaux articles.
Cher(re) Visiteur(se),
"Chacun fait à un moment ou à un autre de sa vie, sa rencontre avec l'Histoire" (Pierre Miquel, lettre ouverte aux bradeurs de l'histoire).
Ma rencontre avec l'Histoire s'est faite en 1994, au moment où je débutais mes études à la fac d'histoire.
Depuis avril 2002, mes articles historiques sont publiés dans le journal La Voix du Nord. Ces articles, sur l'histoire de Béthune s'inspirent pour la plupart de l'actualité locale, nationale ou internationale.
J'ai donc réalisé ce blog afin de partager ma passion pour l'Histoire et faire réagir ceux qui voudront bien s'y attarder à l'actualité au sens le plus large du terme.
Bonne lecture,
Arnaud WillayPour me contacter :![]()
- 9 janvier 2009, France Bleu Nord : "émission 'au coeur de la région" animée par Julien WZOREK consacrée à la ville de Béthune. Cliquez ici pour découvrir la retranscription de l'entretien.
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C’est aujourd’hui 21 juin que vous pouvez fêter la musique…décibels assurées sur la Grand Place et dans les cafés. Il y a un autre lieu à Béthune que l’on peut associer à
la musique, c’est le jardin public…et son kiosque.
Un kiosque à musique…on en parlait déjà au XIXème siècle à Béthune. Le 5 décembre 1875, la ville décidait la construction d’un kiosque sur la petite esplanade (actuelle place Foch) pour la musique de la ville et de la garnison. Quelques mois plus tard, le Maire fait observer lors du conseil municipal du 15 avril 1876 « qu’il serait préférable de transporter le kiosque en un point marqué au jardin public, en ayant soin toutefois de lui assigner un plus grand diamètre ».
C’est le 12 février 1883 que le Maire Oscar Dupuich adopte les devis et le cahier des charges pour la construction du kiosque du jardin public. Un kiosque qu’il voulait semblable à celui du jardin de la pépinière à Nancy. Ce sont d’ailleurs des constructeurs nancéens, messieurs Zimmermamn, Vérin et Schertzer, qui furent chargés de son édification.
A la fin du XIXème siècle, dans un contexte historique marqué par
la Belle Epoque, les concerts et festivals de musique s’enchainaient à Béthune. La musique du 73ème Régiment d’infanterie, les concerts qu’il organisait marqueront à jamais le passé de
la ville…et de son kiosque. A Béthune, on aimerait que toutes les histoires se terminent sur…une bonne note !
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 21 juin 2009)
Un bâtiment construit à la moitié du 18ème siècle, l'Hôtel de Beaulaincourt, intégre la photothèque du blog.
A quelques mètres du beffroi et de l'Hôtel de ville, l'architecture de cet ancien Hôtel particulier est à admirer sans modération.
Vous parler d’expansion en pleine période de crise économique….c'est possible en se replongeant dans l’histoire contemporaine de la cité. Retour en juin 1964 où
Béthune vivait à l’heure des fêtes célébrant son expansion.
La semaine du 14 au 21 juin proposée aux béthunois et placée sous le signe de l’expansion de la ville s’annonçait riche. Economie, social, sport, culture….aucun domaine n’a été oublié pour valoriser l’expansion de Béthune.
En écho au développement économique, la Jeune Chambre Economique en profitait pour célébrer son 5ème anniversaire.
La pose de la première pierre du groupe scolaire de la Grande Résidence et l’inauguration de la résidence Sully réalisée par la caisse d’épargne symbolisaient bien l’essor dans le secteur de la construction. Quant à l’expansion scolaire et sportive, elle est marquée par la pose de la première pierre du lycée technique et celle du centre sportif.
Mais, que pensaient les
autorités locales ? Jean Vanrullen, Président de l’Union Commerciale, Artisanale et Industrielle de Béthune soulignait que « la ville vivait
indiscutablement une période d’expansion que beaucoup lui envient ». Le Maire Henri Pad estimait que sa ville s’engageait « vers un
avenir de prospérité ». Un maire qui aurait pu se reconnaitre dans les paroles de la chanson d’Alain Bashung « ma petite entreprise…connait
pas la crise » !
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 14 juin 2009)
Article consacré à l'expansion béthunoise publié dans la Voix du nord du 14 juin 1964.
La fête des mères, c’est aujourd’hui. A côté des mères, les maires ont souvent été associés aux fêtes béthunoises. Zoom sur ces manifestations festives dans lesquelles ils n’ont jamais été oubliés.
Déjà, en 1869, le maire de Béthune était sensible aux fêtes. Le 17
avril 1869, le rapporteur de la commission des fêtes publiques, sur l’invitation du Maire Charles Dellisse Engrand, déposait un projet de programme pour l’organisation d’une fête
communale.
Le 7 avril 1929, Alexandre Ponnelle avait de bonnes raisons de
faire la fête. En effet, le nouvel Hôtel de ville était inauguré. La presse locale a profité de l’occasion pour signaler que la ville avait pris sa parure des jours de fête. Quant à Alexandre
Ponnelle, il estimait dans son discours inaugural que « si les fonctions de maire imposent quelques fois –c’était le cas il y a quelques jours- des
obligations tristes et pénibles, elles procurent aussi d’agréables satisfactions ».
Le 26 juillet 1931, il n’a pas manqué la fête inter-cantonale du cinquantenaire de l’école laïque. Au programme, un grand banquet présidé par le sous-préfet
Giaccobbi, une grande fête gymnique et musicale et un défilé auquel participaient 3500 enfants. Des enfants…il y en avait le 8 juillet 1951 sur la Grand Place rendant l’ambiance festive durant le
discours prononcé par Anselme Beuvry à l’occasion de l’inauguration du carillon. Comme quoi, à côté des mères, les maires aussi peuvent être à la fête.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 7 juin 2009)
Vente de produits du terroir, animation autour du sucre…La rue Sadi Carnot sera incontournable durant ces fêtes de la pentecôte. Rien d’étonnant à cela quand on sait
qu’au cours de son histoire, cette rue n'a jamais vraiment somnolé.
Les béthunois la connaissaient à l'époque sous le nom de
Saint-Vaast. C’est en 1894, suite au décès de Sadi Carnot, que l’ancien Président de la République donna son nom à cette artère.
Le 24 juin 1894, le conseil municipal exprimant « l’horreur et la réprobation profonde que lui inspire l’attentat du 24 juin, prend la
plus vive part du deuil de la France entière frappée, en la personne vénérée du Président de la République Carnot. Elle décide qu’un rue ou place de la ville prendra le nom de Sadi
Carnot ».
L’histoire d’une rue est aussi celle de ses habitants, de ses
commerces mais aussi de ses monuments. La chambre de commerce et d’industrie est par exemple un édifice incontournable de la rue Sadi Carnot.
Elle a servi de cadre à une inauguration : de nombreuses personnalités locales étaient présentes le 6 octobre 1929 ainsi qu’un ministre du commerce : Georges
Bonnefous.
Quarante-deux ans plus tôt, en 1887, le Président de le République,
Jules Grévy signait le décret autorisant la création d’une chambre de commerce à Béthune. Qui sait…peut-être qu’un jour le prédécesseur de Sadi Carnot donnera son nom à une rue de Béthune.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, 31 mai 2009)
Légende : sur ce plan du cadastre napoléonien (19ème siècle) l'actuelle rue sadi Carnot était dénommée rue du carnier.
Depuis le début du mois de mai, les festivités s’enchaînent à
Béthune. C’est le cas ce week end avec celles liées au pardon de la batellerie. Loin des animations actuelles, le mois de mai 1931 fut endeuillé par la mort du chanoine
Pruvot.
Si les maires ont laissé une trace dans l’histoire de la ville, le chanoine Pruvot, archiprêtre de Béthune, aura marqué de son empreinte l’histoire religieuse. A en croire l’émotion suscitée à Béthune par sa mort le 14 mai 1931, on ne peut que prêter une attention particulière à l’action de ce religieux.
Ce fils d’instituteur fut ordonné prêtre en 1907. Son passage à Arras a fait de lui un savant ecclésiastique. C’est le 13 septembre 1923, à 41 ans, que l’archiprêtre arrive à Béthune, cité tout juste remise de quatre années de guerre.
Alors que les autorités civiles œuvraient à la reconstruction de la
ville, le chanoine Pruvot restaurait la vie religieuse. Une restauration symbolisée par l’édification de l’église Saint-Vaast. Le religieux était omniprésent durant la construction de l’édifice
dessiné par Louis-Marie Cordonnier, encourageant même les ouvriers. Ce grand orateur était aussi un homme d’œuvres et d’action : organisation de congrès catholiques réunissant chaque année
plus de 5000 personnes, inauguration du calvaire du cimetière de Notre Dame du Perroy. Des actions qui justifiaient l’hommage rendu par les béthunois il y a soixante-dix-huit ans.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 24 mai 2009)
Illustration : le
chanoine Pruvot (1882-1931), archiprêtre de Béthune
Le festival de rue
Z’Arts Up ! fête ses 10 ans. Et vous y avez peut-être participé ? N’hésitez pas à vous rendre place Marmottan qui sert de cadre au festival : la compagnie les hommes penchés
s’y produira. En attendant l’histoire racontée par les comédiens, découvrez celle de la place.
Fermez les yeux et transportez-vous dans le Béthune du 19 ème siècle. Longez la rue de l’espérance, arrêtez vous sur la place du marché au beurre, reprenez vers la rue des grands becquereaux avant d’arriver place du marché au fil.
Ouvrez de nouveau les yeux pour revenir en 2009. Cette place du marché au fil qui apparait nettement sur les plans, vieillis par le temps, du cadastre napoléonien (notre photo) s’est transformée en place Marmottan.
Alors pourquoi l’appellation marché au fil ? Loin
d’être innocent, ce nom évoque l’un des aspects économiques de Béthune et de sa région. En effet, l’industrie linière était répandue et les retombées locales étaient réelles. D’ailleurs, les
métiers de fileuses et tisserands étaient très pratiqués. A noter que cette industrie était loin d’être la seule. Le commerce des grains, des draps participaient aussi à la prospérité économique
du béthunois.
Et s’il venait
l’idée un jour à un élu de débaptiser ce lieu, cette place pourrait être renommée « place du marché au lin »…juste une façon pour la cité
de ne pas perdre le fil …de son histoire !
Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 17 mai 2009)
Illustration : extrait du plan du cadastre napoléonien (19ème siècle) conservé aux Archives municipales de Béthune.
Epidémie, risque pandémique, grippe A….des mots qui ont dominé l’actualité de ces derniers jours. Et pourtant, l’humanité n’en est pas à sa première alerte. Béthune a aussi été touchée par des épidémies même si le contexte et les conditions sanitaires au 19ème siècle n’ont rien à voir avec celles d’aujourd’hui.
Le second empire (1852-1870) a été notamment marqué à Béthune par
la présence du choléra. Une présence confirmée par les rares documents témoignant de cette époque. L’année 1866 semble particulièrement marquante. En effet, l’épidémie cholérique est évoquée à
maintes reprises en conseil municipal et en particulier le 10 novembre 1866.
Le Maire avait souhaité informer le conseil « des services exceptionnels rendus par Monsieur le docteur Bézu depuis le commencement de
l’épidémie ». Ce médecin attaché au bureau de bienfaisance de la ville a « donné des soins à un grand nombre de malades appartenant à cette
partie de la classe ouvrière qui, comptant sur le travail et la santé, ne se fait pas inscrire sur les listes des indigents mais qui au jour de la maladie se trouve dénuée de
ressources ».
Un médecin dont l’action a même été signalée au Préfet pour les récompenses honorifiques qu’il voulait accorder aux citoyens méritants à
l’occasion de l’épidémie en 1866. Une épidémie et un bilan : une centaine de morts dans la cité de Buridan.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 10 mai 2009)
Jeudi prochain, la ville de Béthune accueillera l’arrivée de la troisième étape des 4 jours de Dunkerque. Ce n’est pas la première fois qu’une course cycliste passe par la cité de Buridan….sauf qu’en 1974, le passage du Tour est tombé dans les oubliettes de l’histoire.
Difficilement oubliable…le 6 mai 1999 marquait l'arrivée de la
troisième étape de la 45ème édition des 4 jours de Dunkerque. Une arrivée qui a sacré le français Stéphane Barthe. Quinze ans plus tôt, c’est le Tour de France qui était à l’honneur.
Le 2 juillet 1984, la 71ème édition de la grande boucle passe à Béthune avec la victoire de Ferdi Van Den Haute. Si ces manifestations sont désormais bien ancrées dans le passé
béthunois, que reste t-il du passage des coureurs en 1974 ?
Aucun arrêté municipal réglementant la circulation, pas de
délibérations du conseil municipal, aucune allusion dans le bulletin officiel municipal…Le 61ème Tour de France ne s’est pas arrêté mais est bel et bien passé au pied du beffroi début
juillet 1974. Et vous y étiez peut-être ?
Tout au long du parcours,
sous la pluie et le vent, les béthunois ont pu profiter du coup de pédale des prétendants à la victoire finale. Et ils étaient nombreux : le belge Eddy Merckx, les français Raymond Poulidor,
Cyrille Guimard. Une seule absence : celle de l’espagnol Luis Ocana, vainqueur de l’épreuve en 1973 !
Arnaud WILLAY (parution dans la Voix du Nord, le 3 mai 2009)
" Le kiosque à musique béthunois, réplique fidèle de celui de Nancy"
1188 : naissance de la confrérie des Charitables
1346 : première construction du beffroi
1750 : construction de l’hôtel de Beaulaincourt
1810 : Visite de Napoléon Ier
1815 : passage de Louis XVIII
1862 : le beffroi classé aux Monuments historiques
1916 : Visite du Président Raymond Poincaré
1918 : destruction du centre ville
1919 : Béthune reçoit la Croix de la Légion d’honneur
1927 : inauguration de l’église Saint Vaast
1928 : inauguration du monument aux morts
1929 : inauguration de l’Hôtel de ville et de la Chambre de commerce
1944 : libération de Béthune
1945 : visite du Général De Gaulle
1951 : inauguration du Carillon
1959 (25 septembre) : visite de Charles
de Gaulle, Président de la République
1961 : inauguration de l’usine
Firestone
1964 : inauguration de l’avenue Kennedy
1970 (27 mai) : inauguration de l'usine Cutler-Hammer (Zone industrielle A)
1972 (17 juin) : inauguration de l'I.U.T. par le secrétaire d'Etat à l'éducation nationale
1983 : inauguration de la Sous-préfecture
1984 (2 juillet) : arrivée de la 4ème étape du Tour de France
1988 : visite du Président François Mitterrand
2001 : la Mairie classée à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques
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