(Nommés par le Préfet ou élus par le conseil municipal)
Cher(re) Visiteur(se),
"Chacun fait à un moment ou à un autre de sa vie, sa rencontre avec l'Histoire" (Pierre Miquel, lettre ouverte aux bradeurs de l'histoire).
Ma rencontre avec l'Histoire s'est faite en 1994, au moment où je débutais mes études à la fac d'histoire.
Depuis avril 2002, mes articles historiques sont publiés dans le journal La Voix du Nord. Ces articles, sur l'histoire de Béthune s'inspirent pour la plupart de l'actualité locale, nationale ou internationale.
J'ai donc réalisé ce blog afin de partager ma passion pour l'Histoire et faire réagir ceux qui voudront bien s'y attarder à l'actualité au sens le plus large du terme.
Bonne lecture,
Arnaud WillayPour me contacter :![]()
- 9 janvier 2009, France Bleu Nord : "émission 'au coeur de la région" animée par Julien WZOREK consacrée à la ville de Béthune. Cliquez ici pour découvrir la retranscription de l'entretien.
- 23 avril 2010 : France Bleu Nord : émission " 30 ans qu'on vous aime" animée par Emmanuel Dubois.Etape béthunoise sur la Grand Place le 23 avril 2010. Cliquez ici pour découvrir la retranscription de l'entretien.
- 15 avril 2011 : France Bleu Nord, jeu la baraquaquizz animé par Emmanuel Dubois. Cliquez ici pour découvrir les questions historiques sélectionnées.
- 31 mai 2011 : intervention sur Wéo (histoire du beffroi). Cliquez ici pour découvrir la vidéo extraite de l'émission KULTE.
- 21 octobre 2011 : France Bleu Nord, jeu la baraquaquizz animé par Agnès Delbarre. Cliquez ici pour découvrir les questions historiques sélectionnées...
(Nommés par le Préfet ou élus par le conseil municipal)
Quand on parle de lois scolaires, on pense aux lois Ferry de 1881-1882. On oublie qu’il y a 143 ans, une loi concernant l’instruction primaire a été votée…le 10 avril 1867.
Une loi qui a provoqué une réunion extraordinaire du conseil municipal le 27 juin 1867. Mais en quoi cette législation concernait les communes ? En fait la loi du 10 avril 1867 permettait aux communes de développer la gratuité de l’école primaire pour les pauvres et rendait obligatoire l’ouverture d’une école de filles dans les communes de plus de 500 habitants.
Les interrogations qui ont vu le jour lors de la séance nous apportent des indications précieuses sur la situation scolaire à Béthune au milieu du 19ème siècle. On y apprend que la ville possédait une école de garçons dirigée par les frères de la doctrine chrétienne et une pour les filles gérée par les sœurs de la Providence de Rouen. On observait aussi que la gratuité était la règle dans toutes les écoles publiques de la commune. Ces écoles étaient-elles bien fréquentées ?
Oui si l’on en croit le Maire pour qui il n’y avait pas lieu de créer une caisse destinée à encourager la fréquentation des écoles. D’autant plus que le conseil municipal octroyait une aide financière….aux élèves les plus assidus.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 11 avril 2010)
Aujourd’hui, c’est Pâques. Une fête chrétienne inscrite chaque année dans le calendrier. Au 19ème siècle, le jour de Pâques a servi de date butoir pour un problème qui concernait les écoles chrétiennes.
Il s’agissait en fait de reconnaître l’utilité de la présence d’un 8ème frère pour s’occuper d’une classe du soir destinée aux 13-14 ans…..une classe d’adulte comme on disait jadis. Le conseil municipal du 7 novembre 1863 allait décider l’essai d’ouverture jusqu’à Pâques pour juger de l’utilité de ce 8ème frère.
En effet, l’inspecteur des écoles primaires signalait l’utilité de payer le traitement d’un 8ème frère. Six frères seraient chargés des 6 classes existantes à l’époque dans lesquelles se réunissaient 100 enfants. Un 7ème frère serait chargé des aspects purement matériels.
La question du financement du fonctionnement des écoles chrétiennes était récurrente au 19ème siècle. Les enfants fréquentant l’école n’avaient en effet pas les ressources nécessaires pour subvenir aux dépenses les plus élémentaires. D’où une unanimité fréquente en conseil municipal pour que la ville apporte un complément financier.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 4 avril 2010)
Cet après-midi, c’est le carnaval. Si vous n’avez aucune idée de déguisement, en
voici une. Vous pourriez peut-être revêtir les habits d’un architecte….et vous transformer en Louis-Marie Cordonnier, architecte de la reconstruction de l’église Saint-Vaast.
Il n’a pas eu l’occasion de rebâtir l’Hôtel de Ville. Le conseil municipal en a décidé ainsi en 1925. Mais, il a eu l’opportunité de reconstruire la monumentale église Saint-Vaast. Retour sur la vie d’un des architectes de la reconstruction de Béthune dans les années 1920, histoire de bien vous mettre dans la peau du personnage.
Cet architecte nordiste (1854-1940) a été inspiré par les édifices
religieux. Il a reconstruit diverses églises dans le Nord. Il a aussi édifié les hôtels de ville de Loos et Dunkerque. N’oubliez pas un trait caractéristique du personnage : le caractère.
Et, il devait en avoir pour défendre son projet de reconstruction de l’Hôtel de Ville accolé au beffroi. En effet, il a même fait intervenir en 1923 le sénateur Jules Elby auprès du
Directeur des Beaux Arts au Ministère de l’instruction publique pour défendre son idée…en vain. En s’investissant dans la reconstruction de l’église, il a gravé son nom dans le passé de la cité.
Une raison de plus pour lui rendre hommage durant le carnaval.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 28 mars 2010)
Illustration : l'église Saint-Vaast a été reconstruite par Louis-Marie Cordonnier
Le concours du plus beau couple n’aura pas lieu cette année, marquant la fin de cette tradition béthunoise. Retour une dernière fois pour les nostalgiques de l’événement sur ces couples qui ont marqué à jamais le passé de cette manifestation.
C’est le salon d’honneur de l’Hôtel de Ville qui a servi de cadre au concours de mars 1951. Un cadre qui a porté chance à un couple de béthunois qui décrocha le premier prix. Les années se suivent et se ressemblent. En 1952, deux amoureux béthunois l’emportèrent de justesse….avec 1 point d’avance.
Mais le plus beau couple n’a pas toujours était l’apanage des béthunois. En mars 1961, c’est une femme originaire de Sains-en Gohelle et un homme de Villers au Bois qui ont eu l’honneur de décrocher le premier prix et de défiler au foyer François Albert. En 1968, c’est le théâtre municipal qui accueillait cette compétition somme toute amicale. Un lieu qui a inspiré un duo de Nœux-les-Mines sorti vainqueur du concours qui réunissait à l’époque 19 couples.
Et que dire de l’année 1976 où 25 couples se présentaient
devant le jury. Une édition marquante avec la présence de participants venus des villes jumelées (Schwerte, Hastings et Courtrai). Une idée qui pourrait un jour relancer le concours ? En
attendant, pour prendre la relève cette année, c'est un concours de miss et une fête de la jeunesse qui seront organisés pour la première fois.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 21 mars 2010)
Les inconditionnels de la foire de printemps devraient être ravis avec ce
premier week-end dédié aux manèges. Aujourd’hui, placer certains manèges peut être problématique. Au 19ème siècle, c’est l’emplacement des saltimbanques qui interpellait les
autorités.
Où installer les saltimbanques et marchands forains en temps de foire ? C’est une question posée lors du conseil municipal du 30 décembre 1876 qui constatait que maintenir l’installation des saltimbanques et des jeux comme celui du cheval à bois sur le bord d’une route fréquentée était dangereux.
Quelques jours plus tard, le 5 janvier 1877, le rapport présenté au conseil municipal était dévoilé. Il a été décidé de les placer au marché aux herbes et sur la grand place. Quant aux jeux bruyants, ils devaient s’installer sur la place du rivage. Un rapport adopté en conseil loin de satisfaire la population.
En effet, cette répartition des baraques de saltimbanques a fait
l’objet d’une pétition de la part des habitants de la rue du rivage. Des habitants dont la quiétude semblait menacée. Aujourd’hui comme au 19ème, on ne peut accueillir la foire sans un
minimum de nuisances pour la population.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le
14 mars 2010)
Illustration : la rue du rivage au centre du plan (aujourd’hui rue Albert Ier), qui débouchait sur la porte du même nom, menait à la grand place au XIXème siècle
Traditionnel rendez-vous du monde agricole, le salon international de l’agriculture se termine aujourd’hui à Paris. L’agriculture, un terme qui résonnait à l’oreille des béthunois au 19ème siècle à un moment où Béthune avait l’opportunité d’accueillir un concours agricole.
En effet, il était question lors du conseil municipal du 11
septembre 1867 d’un concours régional agricole. Le 7 septembre, le Maire recevait un courrier du Préfet expliquant que le Nord avait été choisi comme siège du prochain concours agricole en mai
1868.
Le Préfet demandait la consultation du conseil de Béthune pour
savoir si la ville était en mesure d’organiser un tel concours régional. Un concours pour lequel le conseil général se proposait d’apporter son aide financière à la ville choisie.
Alors, Béthune avait-elle les moyens sous le second empire de
devenir une « capitale régionale de l’agriculture » ? Faute d’espace suffisant, la ville n’a pas répondu favorablement à la requête d’Adolphe de Forcade Laroquette, Ministre de
l’agriculture. Un Ministre obligé de trouver un autre lieu pour valoriser l’agriculture. Une attitude nécessaire quand on sait qu’en 1866, la production agricole faisait vivre près de 51% de la
population française.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 7 mars 2010)
Un triste anniversaire ce 28 février : celui de l’assassinat de l’ancien premier ministre suédois Olof Palme. A Béthune, ce nom vous évoque la salle située à la rotonde où
vous avez peut-être déjà dansé, suivi une conférence ou partagé un repas avec des amis.
Une salle Olof Palme inaugurée le 6 juin 1986 dans le cadre de la
semaine suédoise. Une inauguration voulue par la ville pour rendre hommage à cet ancien homme politique suédois. Plus qu’une salle, le magazine municipal de l’époque parlait d’un
« espace de vie ».
Une semaine rythmée par de nombreuses manifestations en l’honneur du pays des vikings : un festival du film suédois, ou encore un concert de jazz interprété par l’orchestre de
la haute école de commerce de Stockholm. Stockholm…la ville où fut assassiné Olof Palme.
Cet homme politique né en 1927 a dirigé le parti social démocrate
suédois dès 1968. Un militant de la paix…c’est l’expression qui revient le plus souvent pour qualifier l’action du suédois. Ses prises de position notamment pour l’abolition de l’apartheid ont
marqué son action internationale. Son nom résonne désormais à Béthune.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 28
février 2010)
Illustration : la salle Olof Palme se trouve dans une ancienne rotonde sncf reconvertie en centre commercial.
Le 21 février 1916 débutait une bataille dont on célèbre aujourd’hui le 94ème anniversaire : celle de Verdun. Une bataille qui finira dix mois plus tard, le 15
décembre avec un lourd bilan : près de 700000 morts. A Béthune, évoquer Verdun c’est penser à la rue du même nom.
Elle s’étend sur 240 mètres. Située à quelques pas de la gare, cette rue longe le square Anselme Beuvry (notre photo), du nom de l’ancien Maire de Béthune de 1944 à 1951.
Le sénateur-maire de Verdun François Schleiter, s’était spécialement déplacé pour l’inauguration qui s’est déroulée le 1er juillet 1956. Un sénateur-maire qui avait occupé du 2 juillet 1953 au 19 juin 1954 le secrétariat d’Etat à la France d’outre-mer.
Dans son discours inaugural, le Maire de Béthune parlait d’une « bataille gigantesque ». Une bataille qui selon lui a laissé un souvenir inoubliable « d’un cauchemar de feu, de boue, de neige.. ».
L’enjeu de cette inauguration avait un côté pédagogique pour le
premier édile : « le nom de cette rue rappellera aux générations présentes et futures les sacrifices de l’armée française à une époque critique
du destin de la France ». Une déclaration qui avait un certain écho dans une ville martyrisée par la première guerre mondiale.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du
Nord, le 21 février 2010)
Aujourd’hui, c’est la saint valentin. C’est le moment pour faire une belle déclaration d’amour. Dispensez-vous toutefois de vous inspirer de celles qui vont suivre. Ces déclarations piochées dans le passé de la ville n’ont vraiment rien d’amoureuses !
Il faut dire que les déclarations d’utilité publique ne sont pas très romantiques. Comme le 12 mars 1864 où le conseil en lançait une pour la création de trottoirs dans tous les pourtours de la grand place et dans les rues de la ville. Une décision certes loin d’être inutile à en croire la fréquence des accidents.
Cinq ans plus tard, il était question des fortifications. Rien d’étonnant au XIXème siècle à Béthune. Le 5 juin 1869, le conseil autorisait le Maire à faire toutes les démarches nécessaires pour obtenir la déclaration d’utilité publique des terrains militaires provenant des anciennes fortifications.
13 novembre 1874, messieurs Pérard et Mannessier
font une déclaration au conseil municipal à l’occasion de leur élection à la commission de la Caisse d’épargne. Déclaration que l’on imaginait solennelle et formelle. Très loin des
Valentins !
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 14 février
2010)
A côté de l’Enduropale, l’événement sportif du week-end se déroule à Liévin. Le stade couvert régional accueille la fed cup
de tennis, équivalent féminin de la coupe Davis… avec sans doute des béthunois dans les travées. L’occasion de se souvenir qu’il y a 35 ans, l’équipe de France de tennis est venue à
Béthune.
Si les féminines françaises coachées par Nicolas Escudé affrontent
les Etats-Unis, ce sont des français qui étaient à l’honneur en 1975 à Béthune. En effet, la cité de Buridan accueillait au centre sportif le 11 janvier 1975 les stars du tennis hexagonal. Une
équipe composée de François Jauffret, Patrick Proisy, Patrice Dominguez et Georges Goven. 4 béthunois se sont entraînés avec ces champions. Eric Carnez, conseiller sportif à la ligue des
Flandres, en faisait partie.
Il évoque un
souvenir mémorable : « j’ai bien participé à ce clinic de l’équipe de France dont le lauréat (que je fus) gagnait un stage d'une semaine dans le
camp d’entraînement chez Pierre Barthes au cap d'Agde. Ce clinic et la démonstration qui s’ensuivit, étaient supervisés par Jean-Paul Loth. Je crois me souvenir qu'il y avait aussi Georges Goven
actuel responsable du haut niveau féminin à la fédération, Pierre Barthes et Wanaro N'Godrella 7ème joueur français ».
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 7 février 2010)
Illustration : dans les années quatre vingt, le centre
sportif accueillait 5 courts de tennis, un mur d’entraînement et des tribunes.
Remerciements pour les informations à :
Eric Carnez, Ligue des Flandres de Tennis
Jacques Snaët, éducateur à l'Association du Tennis Béthunois
" Un décret présidentiel pour changer le nom des rues "
Episode 23: "En 1930...un Hôtel de Ville qu'il fallait meubler"
1188 : naissance de la confrérie des Charitables
1346 : première construction du beffroi
1750 : construction de l’hôtel de Beaulaincourt
1810 : Visite de Napoléon Ier
1815 : passage de Louis XVIII
1862 : le beffroi classé aux Monuments historiques
1916 : Visite du Président Raymond Poincaré
1918 : destruction du centre ville
1919 : Béthune reçoit la Croix de la Légion d’honneur
1927 : inauguration de l’église Saint Vaast
1928 : inauguration du monument aux morts
1929 : inauguration de l’Hôtel de ville et de la Chambre de commerce
1944 : libération de Béthune
1945 : visite du Général De Gaulle
1951 : inauguration du Carillon
1959 (25 septembre) : visite de Charles
de Gaulle, Président de la République
1961 : inauguration de l’usine
Firestone
1964 : inauguration de l’avenue Kennedy
1970 (27 mai) : inauguration de l'usine Cutler-Hammer (Zone industrielle A)
1972 (11 janvier) : venue de Albin Chalandon, Ministre de l'équipement
1972 (17 juin) : inauguration de l'I.U.T. par le secrétaire d'Etat à l'éducation nationale
1974 (29 septembre) : inauguration de la piscine par Roger Poudonson, secrétaire d'Etat à la fonction publique
1983 : inauguration de la Sous-préfecture
1984 (2 juillet) : arrivée de la 4ème étape du Tour de France
1986 (6 juin) : inauguration de la salle Olof Palme (La rotonde)
1987 (22 juin) : inauguration de la galerie des treilles
1988 : visite du Président François Mitterrand
1989 (17 janvier) : Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à l'action humanitaire à Béthune
1992 (19 décembre) : inauguration de la gare
1995 (26 janvier) : inauguration du siège national des Voies Navigables de France
2001 : la Mairie classée à l’Inventaire
supplémentaire des Monuments historiques
2005 : le beffroi classé au
patrimoine mondial de l'UNESCO
2009 (4 décembre) : venue de Frédéric Mitterrand,
Ministre de la Culture
2011 : Béthune, Capitale Régionale de la
Culture
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