(Nommés par le Préfet ou élus par le conseil municipal)
Cher(re) Visiteur(se),
"Chacun fait à un moment ou à un autre de sa vie, sa rencontre avec l'Histoire" (Pierre Miquel, lettre ouverte aux bradeurs de l'histoire).
Ma rencontre avec l'Histoire s'est faite en 1994, au moment où je débutais mes études à la fac d'histoire.
Depuis avril 2002, mes articles historiques sont publiés dans le journal La Voix du Nord. Ces articles, sur l'histoire de Béthune s'inspirent pour la plupart de l'actualité locale, nationale ou internationale.
J'ai donc réalisé ce blog afin de partager ma passion pour l'Histoire et faire réagir ceux qui voudront bien s'y attarder à l'actualité au sens le plus large du terme.
Bonne lecture,
Arnaud WillayPour me contacter :![]()
- 9 janvier 2009, France Bleu Nord : "émission 'au coeur de la région" animée par Julien WZOREK consacrée à la ville de Béthune. Cliquez ici pour découvrir la retranscription de l'entretien.
- 23 avril 2010 : France Bleu Nord : émission " 30 ans qu'on vous aime" animée par Emmanuel Dubois.Etape béthunoise sur la Grand Place le 23 avril 2010. Cliquez ici pour découvrir la retranscription de l'entretien.
- 15 avril 2011 : France Bleu Nord, jeu la baraquaquizz animé par Emmanuel Dubois. Cliquez ici pour découvrir les questions historiques sélectionnées.
- 31 mai 2011 : intervention sur Wéo (histoire du beffroi). Cliquez ici pour découvrir la vidéo extraite de l'émission KULTE.
- 21 octobre 2011 : France Bleu Nord, jeu la baraquaquizz animé par Agnès Delbarre. Cliquez ici pour découvrir les questions historiques sélectionnées...
(Nommés par le Préfet ou élus par le conseil municipal)
Mardi dernier, l’Amérique avait rendez-vous avec l’histoire. L’investiture du quarante-quatrième président des Etats-Unis, Barack Hussein Obama, s’est déroulée dans une ambiance festive. A Béthune, des noms américains résonnent encore aux oreilles des habitants. Souvenez-vous…
…Celui de John Fitzgerald Kennedy dont l’avenue portant son nom a été inaugurée le 24 mai 1964. A l’occasion de cette cérémonie d’inauguration, de nombreux américains moins connus resteront attachés au passé de la ville. C’est le cas d’Alexandre J. Davit, attaché commercial représentant l’ambassadeur des Etats-Unis. Des noms qui résonnent mais aussi des sons comme ceux émis par la 76ème musique militaire américaine sous la houlette de son chef d’orchestre, Jérald Winters.
Un autre américain, Henri Wright, président de la firme franco-américaine Schenectady déclarait en 1960 dans la revue mensuelle de la région de Béthune « zone spéciale de reconversion » à l’occasion de l’implantation de la firme dans la ville : « Béthune est bien situé par rapport aux pays du marché commun et nous sommes certains qu’en nous y installant, nous mettons le maximum de chances de notre côté ». Une opportunité saisie par une autre société : Firestone.
D.E. Engle, venu tout droit de l’Ohio pour préparer l’implantation
de l’usine de pneumatique avait lancée cette formule : « I like Béthune ! ». Des mots qui sont peut-être arrivés aux oreilles du
président américain de l’époque : Dwight Eisenhower.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 25 janvier 2009)
Emission « au cœur de la région » consacrée à la ville de Béthune, animée par Julien WZOREK,
France Bleu Nord. Vendredi 9 janvier 2009. En direct du brussel’s café, Grand Place.
1ère partie de l’émission :
Julien WZOREK (animateur) : Voilà, on continue à découvrir Béthune. Qui de mieux pour nous parler d’une ville que l’archiviste en tout cas le responsable des archives de la ville. Il s’appelle Arnaud Willay. Vous, cette ville, vous la connaissez bien et en tout cas vous êtes déjà capable de dater les origines de la ville.
Arnaud WILLAY : Tout à fait. Déjà, les origines de la ville sont mal connues. En fait, on peut dire que la fondation de l’église Saint-Vaast après 502 sur un site celui de Catorive pourrait témoigner des premières traces d’une installation permanente dans la ville à Béthune. Je pourrais ajouter que les fouilles d’un cimetière mérovingien entreprises entre 1903 et 1906 témoignaient d’une installation autour des VI et VII ème siècle mais pour répondre à votre question en fait les premières marques de la ville datent du Xème siècle. C’est en tout cas à mon sens à cette époque que s’affirment des pouvoirs religieux, des pouvoirs politiques et notamment c’est à cette période qu’on parle de la seigneurie de Béthune.
JW : Vous avez remarqué en tout cas à l’époque quand on construisait une ville la première chose à laquelle on pensait, c’était le cas en 1502, c’était de construire une église.
AW : oui tout à fait. Effectivement l’histoire religieuse de Béthune est importante avec la construction d’une église et c’était d’ailleurs, on vient d’en parler, le cas aux origines.
JW : est ce qu’il y a des grandes dates qui ont marqué la ville de Béthune ?
AW : oui vous me parlez des grandes dates, c’est effectivement subjectif. Mais j’en retiendrais quelques unes :
1188 : la naissance de la confrérie des charitables qui a véritablement traversé les siècles. Avec la légende de deux maréchaux-ferrants, Germon de Beuvry et Gautier de Béthune donc une confrérie qui date du 12ème siècle mais qui a véritablement traversé les siècles et qui existe encore à Béthune donc c’est la première date que je voulais signaler aux auditeurs.
La deuxième date, 1346, à mon sens, la première construction du beffroi qui fut d’ailleurs reconstruit en 1388 car il s’était effondré…en grès de pays… donc c’est la deuxième date parce que le beffroi est un monument emblématique de la ville et la troisième date je dirais 1815…pourquoi ? Parce ce qu’elle témoigne de l’histoire nationale.
En effet, c’était la venue le 22 mars 1815 du roi Louis XVIII lors de l’épisode tragique des cent jours, un passage qui le conduisait à Gand et d’ailleurs pour la petit histoire le poète Alphonse De Lamartine l’accompagnait et il a livré son témoignage sur cet épisode béthunois dans ses mémoires de jeunesse, évoquant notamment ce qui est assez amusant la confusion qui régnait à Béthune en 1815 lors du passage de Louis XVIII. Donc, voila subjectivement quelques grandes dates.
JW : est ce que comme beaucoup de villes de notre région, Béthune a été une ville fortifiée ?
AW : oui il est très important de parler des fortifications...pourquoi Béthune ville fortifiée ? Parce ce que Béthune durant son histoire a subi de nombreux sièges..exemple 1710 le siège des troupes hollandaises donc Béthune s’est renfermée, s’est fortifiée, et dès le XVIème siècle, on peut dire que l’empereur Charles Quint et notamment Vauban ont terminé de fortifier cette ville qui a été...donc des fortifications démantelées à la fin du 19ème siècle par un maire Charles Dellisse Engrand.
JW : il y a des rois, il y a des empereurs qui se sont arrêtés à Béthune ?
AW : Tout à fait, c’est très important. Napoléon Bonaparte vient en 1810 avec l’impératrice Marie Louise d’Autriche. Je pense notamment au roi soleil Louis XIV lors de son passage dans la région en 1670 et 1680 et je vous parlerais de Patrice de Mac Mahon en septembre 1874, ancien président de la République. Donc des grands personnages qui témoignent de l’importance de la ville
JW : est ce qu’il y a un monument, et ce sera ma dernière question pour l’instant emblématique, incontournable à Béthune ?
AW : oui effectivement je ne vais pas être original mais en citant le beffroi qui a une histoire très originale. On en parlera peut être dans la seconde partie de l’émission.
JW : bon on est d’accord un monument historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005 ?
AW : ah oui effectivement juillet 2005, c’est un monument classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ce qui marque une sorte de reconnaissance pour les béthunoises et les béthunois.
2ème partie de l’émission :
JW : ….on continue à découvrir Béthune mais Béthune ça a été aussi marqué par l’histoire parfois violemment, il y a eu la première guerre mondiale. Est ce que cela a laissé des traces ?
AW : tout à fait, Béthune est appelée « ville martyre ». La première guerre mondiale a laissé des traces indélébiles à Béthune. Je vous cite deux chiffres : 70000 obus et près de 800 bombes aériennes entre 1914 et 1918. La grand place qui se trouve derrière nous a été détruite à 90% laissant en 1918 véritablement un spectacle de ruine et de désolation.
JW : bon alors on a pas eu le temps de se retourner que la deuxième guerre est arrivée.
AW : tout à fait, la seconde guerre mondiale, c’est aussi un épisode crucial à Béthune. Il faut savoir que les archives montrent une occupation de Béthune par la kreiskommandantur. Dès 1942, des mouvements de résistance voient le jour à Béthune, des sabotages s’organisent mais pour faire court sur le second conflit mondial : 4 septembre 1944 libération de la ville par les anglais, et d’ailleurs le 11 août 1945 le Général De Gaulle vient à Béthune qui à mon avis témoigne de la résurgence de la vie démocratique après le second conflit mondial.
JW : Tiens, puisque vous me parlez de 1945, que s’est il passé juste après ?...si je prends par exemple dans les domaines économiques, les plus marquants ?
AW : tout à fait. Après 1945, on assiste à Béthune à un renouveau économique et urbain…renouveau urbain je citerais l’exemple de la ZUP, Zone à Urbaniser en Priorité dans les années 1960 qui s’appelle le Mont Liébaut, d’ailleurs les habitants nous écoutent peut-être. Donc l’aspect urbain est très important mais je vous citerais aussi l’aspect économique.
Une date, 21 septembre 1961, inauguration de l’usine Firestone. Et d’ailleurs en ces temps de crise, il faut rappeler que les usines ont une histoire…voila donc il faut faire aussi attention.
Et d’ailleurs une petite anecdote : en 1970, la ville de Béthune a fêté les 10 ans de l’implantation de l’usine Firestone et le maire de Béthune avait reçu, et c’est conservé dans les archives, une lettre de Raymond Firestone qui était écrite en anglais donc venue du Plaza Athénée…c’est un luxueux hôtel parisien et qui témoignait la reconnaissance à la ville de Béthune
JW : depuis, le nom à changer ce n’est plus Firestone ?
AW : tout à fait
JW : c’est bridgestone si mes souvenirs sont exacts ?
AW : tout à fait
JW : bon, il y a des événements économiques bien évidemment mais il y a aussi des événements sportifs. Si on parlait un peu de sport monsieur l’archiviste
AW : tout à fait, d’autant plus que je fais du tennis…
JW : j’espère que vous être classé ?
AW : ah non malheureusement je ne suis pas classé
JW : faut bosser
AW : effectivement, donc l’histoire sportive récente de la ville. 1994, le couple magique du patinage artistique Isabelle et Paul Duchesnay sont venus à l’ancienne patinoire de Béthune devant 2000 personnes. Mais, également, je vous parlerais de cyclisme, le 2 juillet 1984, l’arrivée de la 71ème étape du tour de France (il fallait comprendre l’arrivée d’une étape de la 71ème édition du tour de France) qui a vu pour la petite histoire la victoire du belge Fredi Van Haute et la victoire finale à Paris de Laurent Fignon.
JW : allez deux petites questions et après on rend l’antenne à Lille. Est-ce qu’il y a un événement qui a accompagné l’histoire internationale ?
AW : tout à fait, 1964, l’inauguration de l’avenue Kennedy qui existe encore maintenant en hommage à l’ancien président américain John Fitzgerald Kennedy donc cela a accompagné à mon sens l’histoire internationale.
JW : et n’oubliez pas qu’en 1988 il y a un personnage qui est venu ici.
AW : tout à fait, le 28 janvier 1988 la venue de l’ancien président François Mitterrand qui marque à mon sens l’histoire politique contemporaine de la ville.
JW : on pourrait en dire sur cette ville, il s’y passe toujours quelque chose. Merci d’avoir été notre dernier invité pour ce matin, je vous souhaite longue vie. Bon, progressez au tennis et peut-être que la prochaine fois que je viendrais vous serez classé.
AW : sans problèmes
JW : bon l’engagement est
pris.
Publication de l'interview avec l'autorisation de Julien WZOREK.
C’était un 17 janvier. En 1562, le Roi Charles IX signa un document peu connu du grand public appelé l’édit de janvier. Des répercussions à Béthune ?
Poussé par sa mère Catherine de Medicis, le roi Charles IX appose sa signature sur l’édit de janvier à Saint-Germain-en-Laye. Cet édit autorise la liberté de culte aux protestants à l’extérieur des villes fortifiées. Une décision qui avivera la colère entre les catholiques et les protestants. Une haine qui débouchera sur les guerres de religion.
A Béthune, le protestantisme n’a jamais réussi véritablement à percer. Une situation confirmée en 1865. En effet, dans une délibération du 28 novembre 1865 concernant des indemnités de logement à accorder au pasteur du culte protestant, on signale que « considérant qu’il n’y a à Béthune qu’un très petit nombre de protestant, que ce nombre a encore diminué depuis des années, le conseil est d’avis qu’il y a lieu de réduire de sept francs à six francs l’indemnité de logement alloué au pasteur ».
En fait, le catholicisme était la religion dominante en ville. Une domination cautionnée par les autorités locales.
A côté de l’attachement au catholicisme, on peut dire que la
religion a marqué le passé de la ville. Signalons l’importance des communautés religieuses (couvent des capucins, sœurs de la charité) et des décisions marquantes : celle prise par Charles
Quint ordonnant le déplacement de l’église Saint-Vaast est souvent citée.
Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 18 janvier 2009)
En ce mois de janvier, les maires organisent nombre de cérémonies. Le député organisera aussi une
cérémonie des vœux. En janvier 1956, les députés étaient au cœur de l’actualité politique mais pour d’autres raisons.
C’est dans un contexte de crise politique que se sont déroulées les élections législatives du 2 janvier 1956. Edgar Faure, Président du conseil, a tenté d’obtenir la dissolution de
l’assemblée nationale après sa mise en minorité par les députés le 29 novembre 1955, consécutive au rejet d’un projet de loi visant à instaurer le scrutin uninominal à deux tours pour l’élection
des députés. Edgar Faure utilisa la possibilité offerte par la Constitution pour dissoudre l’assemblée le 1er décembre 1955.
Les élections législatives anticipées furent fixées au 2 janvier 1956. Les béthunois devaient départager 4 grandes forces politiques. Les 10935 suffrages exprimés dégageaient une
tendance politique : 4176 voix pour la SFIO, 2578 pour les communistes, 1602 pour les indépendants et 1375 pour le MRP. Une répartition des voix qui a le mérite de nous donner des indications sur
le paysage politique local en 1956. A l’issue de ce scrutin de début d’année, les députés avaient formulé des voeux de circonstance et de longévité au gouvernement issu des élections : celui de
Guy Mollet. Un vœu exaucé car ce gouvernement fut le plus long de la IVème République (février 1956-mai 1957).
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du nord, le 11 janvier 2009)
Durant ce mois de janvier, les cérémonies des vœux du Maire à la population vont se multiplier. En plein mois de janvier 1970, il n’y avait visiblement pas que les vœux qui retenaient l’attention des Maires du département.
En janvier 1970, loin des vœux traditionnels du début d’année, un cri d’alarme a été lancé à Béthune par les maires du Pas-de-Calais. En effet, c’est le 6 janvier 1970 que les représentants de l’association des maires du département ont tenté d’alerter l’opinion publique. C’est à l’hôtel de ville de Béthune que le Maire de Lens, André Delelis, s’exprima au nom de l’association des Maires. Mais que pouvaient donc bien dénoncer les édiles ?
En fait, les raisons de cette mobilisation sont multiples. Les élus avaient à cœur de dénoncer les charges fiscales croissantes pesant sur les communes à cause des transferts de charges de l’Etat sur les collectivités locales. La vétusté et l’injustice du système fiscal fut aussi dénoncé. Le projet de loi déposé par le Gouvernement le 29 juin 1967 prévoyant une répartition plus équitable de la fiscalité locale n’avait jamais été à l’ordre du jour. Enfin, les élus réclamaient une réforme des finances locales.
Des revendications fortes en 1970 dont certaines pourraient encore être portées par les Maires en ce début
d’année 2009 !
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 4 janvier 2009)
Vous manquez d’idées pour votre repas de la Saint-Sylvestre ? Ces quelques lignes vous en apporteront peut être…elles vous ouvriront à coup sûr l’appétit.
Pour terminer l’année, comment ne pas citer une confrérie qui a traversé les siècles : les Charitables. Ceux qui perpétuent une tradition remontant en 1188 méritaient bien un banquet estival le 9 août 1891 avec un repas composé de saumon sauce hollandaise, de filet de bœuf sauce béarnaise, de pâté de Pithiviers ou encore du gigot bretonne.
Les 11 et 12 juin 1955, la fête de l’enseignement public marquée par l’inauguration du groupe scolaire Buisson ne pouvait pas se passer d’un déjeuner officiel. Le Maire Henri Pad a partagé avec l’inspecteur de l’éducation nationale et le sous-préfet du coq à la bière et du jambon de pays à la gelée au porto.
Dix ans plus tard, le 4 avril 1965, le 42ème congrès des gardes d’honneur de Lorette,
qui se tenait à Béthune, réservait un programme chargé qui ne pouvait qu’ouvrir l’appétit des congressistes : langue de bœuf sauce madère, rôti de porc sauce d’Auxel….
Et si ces victuailles ne suffisent pas, le commerce « A l’escargot d’or » qui se situait 13 rue des treilles proposait un grand choix pour le réveillon du 30 décembre
1951 : volailles et gibier, foie gras et truffes, langoustes et homard….De quoi vous mettre en appétit pour fêter le nouvel an.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 28 décembre 2008)
En 1937, une certaine tristesse envahissait Béthune en pleines fêtes de Noël. C’est à la fin du mois de
décembre 1937 que se sont déroulées les funérailles d’un ancien Maire qui a joué un rôle essentiel dans la reconstruction de la ville dans les années 1920 : Alexandre
Ponnelle.
Le Maire André Legillon ne manqua
pas de souligner l’action politique de son prédécesseur : « conseiller municipal élu la première fois en 1900, M Ponnelle le demeura d’abord
jusqu’en 1912. Réélu après guerre, il remplit les fonctions d’adjoint au maire jusqu’en 1925. A cette date, le conseil municipal lui fit le grand honneur de le choisir comme
Maire».
A côté de l’action politique, son implication dans l’enseignement est à signaler. Comme le soulignait lors des obsèques le principal du collège : « pendant 60 ans vous avez consacré votre vie à l’enseignement sous toutes ses formes… ». En effet, après des études au collège de Dion, il fut nommé professeur à Bar-sur-Aube puis à Tonnerre et à Béthune où il enseigna pendant 32 ans de 1889 à 1921 la physique et la chimie.
N’oublions pas que
c’est le conseil municipal que présidait Alexandre Ponnelle le 4 février 1926 qui décida de confier la reconstruction de l’Hôtel de Ville à l’architecte Jacques Alleman. Un choix décisif quand on
sait que d’autres architectes prévoyaient la construction de l’Hôtel de ville près du beffroi. La face de la grand place en eut alors été totalement changée !
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 21 décembre 2008)
Cette année, dans le cadre du marché de Noël, vous pourrez profiter d’une patinoire en glace naturelle. A Béthune, la glace rappelle des heures plus ou moins heureuses du passé de la ville.
Le 14 févier 1873, le conseil municipal a eu l’occasion de féliciter un homme qui a sauvé la vie à un jeune de 8 ans tombé…sous la glace. En effet, un enfant, fils d’un cabaretier de la ville avait tenté de patiner sur un fossé. La glace s’étant brisée, un habitant de Mont-Saint-Eloi réussit à sauver cet enfant qui avait sous estimé les dangers de la glace.
Cent vingt et un an plus tard, il n’y avait aucune chance pour que le couple de patineur accueilli à l’ancienne patinoire municipale ne tombe sous la glace. En effet, c’est le 14 janvier 1994 qu’un couple magique de la danse sur glace est venu à Béthune devant plus de 2000 spectateurs. Il faut dire qu’Isabelle et Paul Duchesnay avaient un palmarès qui forçait l’admiration : second aux Jeux Olympiques d’Albertville, second aux championnats d’Europe en 1991 à Sofia.
Dans une interview à
« BBV », magazine municipal de l’époque, Paul Duchesnay signalait aux jeunes patineurs béthunois : « le meilleur conseil que je puisse
prodiguer à un jeune qui se lance dans le patinage artistique, c’est de ne jamais abandonner les études au profit du sport… ». Des propos plein de sagesse prononcés en 1994 mais encore
cruellement d’actualité quatorze ans plus tard.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 14 décembre 2008)
Cette année, le marché de Noël, qui anime jusqu'au 28 décembre la Grand Place se met à l’heure canadienne. Le Canada…on en parlait déjà à Béthune en 1869…mais pas dans le même contexte.
Si en 2008 le Canada est évoqué de manière festive pour parler du marché de Noël, il n’en était pas de même au XIXème siècle. Il était question du cimetière communal et de ses plantations. En effet, le 14 août 1869, le conseil municipal devait choisir l’espèce d’arbres qui conviendrait le mieux tant pour la beauté du feuillage que pour la nature du sol du cimetière.
Le Maire de l'époque Charles Dellisse-Engrand proposa aux conseillers municipaux une liste détaillée des avantages et inconvénients des arbres qui paraissaient le plus convenir. Le choix du thuya du Canada a convaincu la majorité des membres du conseil. Le thuya du Canada serait d’ailleurs le premier arbre nord américain à avoir été introduit en France.
Le cimetière communal n’en était pas à sa première histoire de
végétation. Le 12 août 1868, le conseil autorisa le Maire à faire abattre deux arbres dans le cimetière. Un conseil qui demanda même un rapport sur l’état des plantations dans ce lieu. Le 29 mai
1869, il était question des bûcherons qui ayant entrepris l’abattage des arbres du cimetière avaient dégradé un des monuments ! Une situation loin des rêves du marché de Noël !
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 7 décembre 2008)
En cette fin de mois de novembre, la politique est omniprésente dans l’actualité. Il y a cinquante ans, en novembre 1958, c’est l’élection des députés de la première législature qui retenait toutes les attentions.
Les 23 et 30 novembre 1958, les béthunois étaient appelés aux urnes pour l’élection des députés. Ils avaient le choix entrent plusieurs candidats qui briguaient les suffrages des électeurs de la neuvième circonscription du Pas-de-Calais : Emile Vanrullen, Sénateur et adjoint au Maire de Béthune représentait la SFIO (Section française de l’Internationale Ouvrière). Le parti communiste était représenté par Edouard Carlier, conseiller municipal de Béthune. Béthune n’était pas la seule commune concernée par l’élection. Le Maire de Locon, Maurice Cassez briguait aussi la confiance de l' électorat sous l’étiquette de l’Union Nationale, démocratie chrétienne.
Les électeurs de la 9ème circonscription ont finalement permis à ce dernier magistrat d'accèder aux sièges de l'assemblée Nationale.
Les béthunois l’ont, pour leur part, placé en tête. Sur les 11095 votants, 5458 ont choisi le programme de la démocratie chrétienne. Au niveau national, Maurice Cassez réaffirmait son attachement au Général De Gaulle. Sur le plan local, il voulait militer pour l’implantation d’usines nouvelles. Trois ans après, le 21 septembre 1961, l’usine Firestone est inaugurée à Béthune.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du nord, le 30 novembre 2008)
" Un décret présidentiel pour changer le nom des rues "
Episode 23: "En 1930...un Hôtel de Ville qu'il fallait meubler"
1188 : naissance de la confrérie des Charitables
1346 : première construction du beffroi
1750 : construction de l’hôtel de Beaulaincourt
1810 : Visite de Napoléon Ier
1815 : passage de Louis XVIII
1862 : le beffroi classé aux Monuments historiques
1916 : Visite du Président Raymond Poincaré
1918 : destruction du centre ville
1919 : Béthune reçoit la Croix de la Légion d’honneur
1927 : inauguration de l’église Saint Vaast
1928 : inauguration du monument aux morts
1929 : inauguration de l’Hôtel de ville et de la Chambre de commerce
1944 : libération de Béthune
1945 : visite du Général De Gaulle
1951 : inauguration du Carillon
1959 (25 septembre) : visite de Charles
de Gaulle, Président de la République
1961 : inauguration de l’usine
Firestone
1964 : inauguration de l’avenue Kennedy
1970 (27 mai) : inauguration de l'usine Cutler-Hammer (Zone industrielle A)
1972 (11 janvier) : venue de Albin Chalandon, Ministre de l'équipement
1972 (17 juin) : inauguration de l'I.U.T. par le secrétaire d'Etat à l'éducation nationale
1974 (29 septembre) : inauguration de la piscine par Roger Poudonson, secrétaire d'Etat à la fonction publique
1983 : inauguration de la Sous-préfecture
1984 (2 juillet) : arrivée de la 4ème étape du Tour de France
1986 (6 juin) : inauguration de la salle Olof Palme (La rotonde)
1987 (22 juin) : inauguration de la galerie des treilles
1988 : visite du Président François Mitterrand
1989 (17 janvier) : Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à l'action humanitaire à Béthune
1992 (19 décembre) : inauguration de la gare
1995 (26 janvier) : inauguration du siège national des Voies Navigables de France
2001 : la Mairie classée à l’Inventaire
supplémentaire des Monuments historiques
2005 : le beffroi classé au
patrimoine mondial de l'UNESCO
2009 (4 décembre) : venue de Frédéric Mitterrand,
Ministre de la Culture
2011 : Béthune, Capitale Régionale de la
Culture
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