Cher(re) Visiteur(se),
"Chacun fait à un moment ou à un autre de sa vie, sa rencontre avec l'Histoire" (Pierre Miquel, lettre ouverte aux bradeurs de l'histoire).
Ma rencontre avec l'Histoire s'est faite en 1994, au moment où je débutais mes études à la fac d'histoire.
Depuis avril 2002, mes articles historiques sont publiés dans le journal La Voix du Nord. Ces articles, sur l'histoire de Béthune s'inspirent pour la plupart de l'actualité locale, nationale ou internationale.
J'ai donc réalisé ce blog afin de partager ma passion pour l'Histoire et faire réagir ceux qui voudront bien s'y attarder à l'actualité au sens le plus large du terme.
Bonne lecture,
Arnaud WillayPour me contacter :![]()
- 9 janvier 2009, France Bleu Nord : "émission 'au coeur de la région" animée par Julien WZOREK consacrée à la ville de Béthune. Cliquez ici pour découvrir la retranscription de l'entretien.
...Suite à l'article paru dans La Voix du Nord, le 25 octobre, vous avez été nombreux à appeler pour élucider le mystère de cette photographie.
Une photographie prise en fait le 6 octobre 1929 à l'occasion de l'inauguration de la Chambre de commerce de Béthune. Une inauguration effectuée en présence du Ministre
du commerce Georges Bonnefous.
Il y a des documents textuels ou iconographiques qui risquent de tomber à jamais dans les oubliettes de l’histoire. Il serait dommage que cette photographie
connaisse ce triste sort. Sauf si vous nous aidez...
Gérard Leclercq, auteur du livre Mémoire en images, Béthune nous a fait découvrir la cité de Buridan au travers de centaines de cartes postales. Membre de l’office de tourisme dans les années
1980, Gérard Leclercq est originaire de Béthune.
Cette fois, c’est une photographie qui attire l’attention de ce passionné d’histoire locale. Tout juste est-il certain d’une
chose : c’est l’importance de l’événement célébré sur ce cliché : « il a été tiré par un photographe parisien, qui a pris la peine de
réaliser ces clichés à Béthune, c’est dire l’importance de la personnalité en cause, apparemment militaire ». En effet, le photographe Henri Manuel (1847-1947) était le photographe
officiel du gouvernement. Ses archives photographiques sont d’ailleurs conservées à la médiathèque de l’architecture et du patrimoine située à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Ce cliché aurait vraisemblablement été pris à Béthune dans les
années 1930, alors qu’Alexandre Ponnelle était Maire. S’agissait-il d’honorer un militaire haut gradé ? Une question peut être à jamais sans réponse.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 25 octobre
2009)
A priori, la date du 18 octobre n’est pas restée dans les annales de l’histoire nationale. Les férus d’histoire religieuse connaissent eux sa signification. Zoom sur le 18 octobre 1685.
C’est le 18 octobre 1685 que Louis XIV révoque l’édit de Nantes. Une décision qui met un terme à plus de 80 ans de tolérance religieuse. De quoi s’agissait-il ? En fait le Roi soleil ne pouvait accepter que plusieurs religions coexistent dans son royaume. De ce fait, le protestantisme interdit, la religion catholique était la seule autorisée.
Le protestantisme, parlons-en à Béthune. Il n’a en fait pas marqué le passé religieux de la ville. Tout juste, peut-on trouver quelques traces dans les
délibérations du conseil municipal. Comme le 28 novembre 1865 où le Maire Charles Dellisse-Engrand donne communication d’une lettre du Sous-préfet demandant l’avis du conseil sur «
la part contributive de la ville dans l’indemnité de logement à accorder au pasteur du culte
protestant ».
La réponse formulée par l’assemblée communale 180 ans après la révocation de l’édit en disait long sur l’état
du protestantisme : « considérant qu’il n’y a à Béthune qu’un très petit nombre de protestant…le conseil est d’avis...de réduire de sept francs
à six francs l’indemnité de logement allouée au Pasteur ».
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 18 octobre 2009)
Le week-end dernier, vous avez peut-être participé à la votation citoyenne sur le changement de statut de la Poste ? Quand on en parle, on pense aux milliers de lettres qui arrivent dans les mairies…et dont les habitants n’ont jamais connaissance.
En 1964, le Maire de Béthune recevait une correspondance datée du 25 mai signée de la main de Valéry Giscard d’Estaing. Celui qui était Ministre des finances et des affaires économiques s’excusait de ne pouvoir participer à la journée du 15 juin commémorant l’expansion industrielle, agricole et commerciale de Béthune.
Quelques mois plus tôt, c’est la décision du conseil municipal d’attribuer le nom de Kennedy à une artère de la ville qui provoqua l’arrivée d’une prestigieuse correspondance. C’est l’ambassadeur des Etats-Unis en France, Charles Bohen qui écrivait au Maire lui expliquant être touché de « cette décision honorant la mémoire du défunt Président ».
Trois ans plus tard, c’est la maréchale Juin, qui écrivait le 17 octobre 1967 « que la plaque qui porte le nom de (son) mari perpétuera son souvenir pour les générations à venir ». En effet, le 8 octobre, une avenue
en son honneur êtait inaugurée. Une inauguration qui valait bien… une lettre de remerciements.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix
du Nord, le 10 octobre 2009)
Hier, se tenait à Béthune l’Assemblée générale des Maires du Pas-de-Calais. En 1922, ce n’est pas un Maire du département, mais un anglais qui a foulé le sol béthunois. Retour sur une visite forcément appréciée.
Les 8 et 9 août 1922, Jules Senis a reçu le lord maire de Bristol, Ernest Cook. Quatre ans après la guerre, il était venu dans la cité de Buridan pour se rendre compte de la situation béthunoise, notamment celle des ménages ouvriers privés d’habitations ouvrières.
Durant sa visite, il s’est rendu compte de l’état de misère des ouvriers mal logés. Il visita la caserne Montmorency où demeuraient 64 familles dans des conditions déplorables. Des baraquements situés boulevard Diderot ont aussi été montrés.
Cette visite porta ses fruits. Trois ans plus tard, en mars 1925, la ville inaugurait la cité
Bristol. Pour Jules Senis, il s’agissait de remercier la ville anglaise pour « le secours qu’ils ont apporté à la ville de Béthune à un moment ou
cette dernière se trouvait dans l’impossibilité de donner asile à ses concitoyens par suite des habitations du centre ville….C’était pour les autorités gouvernementales et municipales une
question angoissante que celle qui consistait à trouver les moyens d’abriter les populations ». Force est de constater qu’en 2009, la question du logement est toujours bien
présente.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 4 octobre 2009)
Aujourd'hui se déroule la procession à naviaux. Si le passé de la confrérie remonte au 12ème siècle, de grandes dates jalonnent son histoire. C’est le cas de l’année 1924.
C’est en septembre 1924 que le grand conseil de la confrérie a nommé Victor Daquin nouveau doyen, suite au décès du doyen Dubuisson Despretz. Celui qui fut mayeur en 1904, prévôt en 1909 devient doyen en 1924. Lors de son intronisation, Victor Daquin ne manqua pas de rappeler qu’il ferait tout « pour que la confrérie continue sa mission philanthropique toute de dévouement et de désintéressement ».
Qui était exactement le nouveau doyen? Né à Lestrem en 1862, il devient avocat stagiaire à Béthune dès 1885. Trois ans plus tard, il entra dans la vénérable confrérie des Charitables.
Après la guerre, en 1919, il est nommé juge au tribunal civil de la
ville. En mai 1912, il fut élu conseiller municipal de Béthune. Il assista le 19 mai 1912 à l’élection du Maire Pierre Rinquin lors de la séance d’installation du conseil. Il fut rapporteur des
budgets présentés par la ville. Comment ne pas également souligner l’action sociale de celui qui fut administrateur du bureau de bienfaisance, ancêtre du CCAS.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 27 septembre
2009)
Le patrimoine, vous le dévorerez des yeux ce dimanche. A Beaulaincourt, offrez-vous une séance de cinéma avec les Archives municipales. Au programme : la venue de Charles de Gaulle à Béthune. Zoom sur le repas présidentiel, histoire de vous ouvrir l’appétit.
Béthune l’avait déjà reçu en 1945. Le 25 septembre 1959, c’est en qualité de Président de la République que Charles de Gaulle a foulé les pavés de la Grand Place. Dans son allocution sur le perron de l’Hôtel de Ville, il évoqua devant une foule nombreuse « sa satisfaction de voir Béthune donner au sein de son conseil municipal l’exemple de l’union de tous les français ». L’heure d’un repas bien mérité en compagnie du sous-préfet Roger David était alors venue.
Alors, un repas présidentiel, cela ressemble à quoi ? En 1959, Charles de Gaulle a eu l’occasion de déguster une timbale de homard à l’armoricaine, du saumon grillé et des fraises chantilly.
Les chauffeurs et le personnel de sécurité de l’escorte
présidentielle pouvaient déguster à l’Hôtel du vieux beffroi du colin froid, des côtes de charolais Choisy, un ananas à l’arlésienne…De quoi vous remplir l’estomac ce dimanche midi avant de
profiter du patrimoine béthunois.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 20 septembre 2009)
C’est l’histoire d’une rencontre entre André Duwez, auteur indépendant passionné d’histoire et Gaston Dumur, Président des Amis du pesage depuis 1999. Une rencontre qui a débouché sur
l’écriture du livre Béthune XIX-XXème siècles rue de l’horlogerie présenté dans le cadre des journées du patrimoine.
« Ce regard sur l’histoire de ce tronçon de la rue du faubourg d’Arras, devenu en souvenir de son ancienne manufacture rue de l’horlogerie, demeure empreint de nostalgie ». Une préface d’André Duwez qui résume bien l’esprit de l’ouvrage. Un livre qui a demandé beaucoup de recherches. L’auteur souligne «qu elles ont démarré début avril. Un travail de recherche et de dépouillement notamment dans les archives de la ville et les Archives départementales du Pas-de-Calais qui n’aurait pu aboutir sans l’aide précieuse et les souvenirs de Gaston Dumur qui a travaillé de 1961 à 1999 chez Aequitas et Denis Outrebon qui a ouvert ses archives familiales».
Ce qui frappe en parcourant les 44 pages et en dévorant des yeux les 55 illustrations c’est la diversité des thèmes abordés : l’horlogerie, la tannerie, la sucrerie, la scierie menuiserie, les brasseries, Aequitas et les bascules, la rue Outrebon…Une diversité qui vous poussera à découvrir un ouvrage qui donne un éclairage remarquable sur une page d’histoire de la cité.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 18 septembre 2009)
Renseignements : livre disponible au prix de 5 euros chez André DUWEZ, 53 rue Sébastopol à Béthune. 03 21 56 13 27.
Ce week end, vous risquez d’entendre le vrombissement des moteurs. En effet, avec la 33ème édition du rallye, la voiture reprend ses droits. Des voitures qui sillonneront à grande vitesse les routes béthunoises. Des routes, on en parlait déjà fin XIXème siècle.
Si on évoque souvent le développement du réseau ferré à Béthune
dans la seconde moitié du XIXème siècle, on parle moins de l’émergence du réseau routier. Lors de la séance du 4 septembre 1873, le conseiller municipal Bresselle présentait une proposition pour
l’ouverture sur la place du beffroi d’une rue qui serait la continuation de la route nationale 43.
Pour lui, cette nouvelle rue serait d’une utilité locale et publique incontestable. Un conseiller municipal qui soulignait que ce projet, permettant à la grand place
d’avoir un débouché qu’elle n’avait pas, était « de la plus haute importance pour Béthune ».
Cette anecdote historique est significative du contexte national à
la fin du XIXème siècle. En effet, après l’essor des routes au XVIIIème siècle, le siècle de Victor Hugo est caractérisé par la poursuite de l’effort de développement du réseau routier. Nul doute
que l’extension du réseau a permis d’unifier l’espace national. Et Béthune d‘apporter sa pierre à l’édifice.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 13 septembre 2009)
Vous y étiez ? Hier, la salle Henri Louchart accueillait le forum des associations sportives. Le sport, on en parlait déjà à Béthune en 1969. A l’époque, les sportifs béhunois pouvaient s’entraîner dans une salle toute neuve.
Le directeur départemental de la jeunesse et des sports avait fait le déplacement. Un directeur qui a dit sa fierté de « voir cette salle de sports qui est la plus belle salle du Pas-de- Calais ».
Une impression positive partagée par la population. Il faut dire que l’inauguration de la salle des sports du centre sportif, le samedi 3 mai 1969, a marqué les béthunois. Des sportifs qui allaient enfin pouvoir bénéficier d’un équipement de qualité, quelques mois avant l’inauguration officielle du centre sportif, en octobre 1969.
Si les travaux débutèrent en 1966, le passé de cette salle ou plutôt l’histoire du terrain qui l’accueille remonte à 1929. Un lieu qui servait aux manœuvres du 73ème Régiment d’infanterie.
En effet, c’est le 19 mars 1929, que le conseil réuni en séance extraordinaire décidait
l’acquisition de ce terrain dit du champ de mars. La surface acquise par la ville était de plus de 4 hectares, soit 40 529 mètres carrés. Quarante ans plus tard, la ville la dédiait à la pratique
sportive.
Arnaud WILLAY (parution dans La voix du Nord, le 6 septembre 2009)
" 1868 : Béthune manque d'espace pour le concours d'agriculture"
1188 : naissance de la confrérie des Charitables
1346 : première construction du beffroi
1750 : construction de l’hôtel de Beaulaincourt
1810 : Visite de Napoléon Ier
1815 : passage de Louis XVIII
1862 : le beffroi classé aux Monuments historiques
1916 : Visite du Président Raymond Poincaré
1918 : destruction du centre ville
1919 : Béthune reçoit la Croix de la Légion d’honneur
1927 : inauguration de l’église Saint Vaast
1928 : inauguration du monument aux morts
1929 : inauguration de l’Hôtel de ville et de la Chambre de commerce
1944 : libération de Béthune
1945 : visite du Général De Gaulle
1951 : inauguration du Carillon
1959 (25 septembre) : visite de Charles
de Gaulle, Président de la République
1961 : inauguration de l’usine
Firestone
1964 : inauguration de l’avenue Kennedy
1970 (27 mai) : inauguration de l'usine Cutler-Hammer (Zone industrielle A)
1972 (11 janvier) : venue de Albin Chalandon, Ministre de l'équipement
1972 (17 juin) : inauguration de l'I.U.T. par le secrétaire d'Etat à l'éducation nationale
1974 (29 septembre) : inauguration de la piscine par Roger Poudonson, secrétaire d'Etat à la fonction publique
1983 : inauguration de la Sous-préfecture
1984 (2 juillet) : arrivée de la 4ème étape du Tour de France
1986 (6 juin) : inauguration de la salle Olof Palme (La rotonde)
1988 : visite du Président François Mitterrand
2001 : la Mairie classée à l’Inventaire
supplémentaire des Monuments historiques
2005 : le beffroi classé au
patrimoine mondial de l'UNESCO
2009 (4 décembre) : venue de Frédéric Mitterrand,
Ministre de la Culture
Commentaires