(Nommés par le Préfet ou élus par le conseil municipal)
Cher(re) Visiteur(se),
"Chacun fait à un moment ou à un autre de sa vie, sa rencontre avec l'Histoire" (Pierre Miquel, lettre ouverte aux bradeurs de l'histoire).
Ma rencontre avec l'Histoire s'est faite en 1994, au moment où je débutais mes études à la fac d'histoire.
Depuis avril 2002, mes articles historiques sont publiés dans le journal La Voix du Nord. Ces articles, sur l'histoire de Béthune s'inspirent pour la plupart de l'actualité locale, nationale ou internationale.
J'ai donc réalisé ce blog afin de partager ma passion pour l'Histoire et faire réagir ceux qui voudront bien s'y attarder à l'actualité au sens le plus large du terme.
Bonne lecture,
Arnaud WillayPour me contacter :![]()
- 9 janvier 2009, France Bleu Nord : "émission 'au coeur de la région" animée par Julien WZOREK consacrée à la ville de Béthune. Cliquez ici pour découvrir la retranscription de l'entretien.
- 23 avril 2010 : France Bleu Nord : émission " 30 ans qu'on vous aime" animée par Emmanuel Dubois.Etape béthunoise sur la Grand Place le 23 avril 2010. Cliquez ici pour découvrir la retranscription de l'entretien.
- 15 avril 2011 : France Bleu Nord, jeu la baraquaquizz animé par Emmanuel Dubois. Cliquez ici pour découvrir les questions historiques sélectionnées.
- 31 mai 2011 : intervention sur Wéo (histoire du beffroi). Cliquez ici pour découvrir la vidéo extraite de l'émission KULTE.
- 21 octobre 2011 : France Bleu Nord, jeu la baraquaquizz animé par Agnès Delbarre. Cliquez ici pour découvrir les questions historiques sélectionnées...
(Nommés par le Préfet ou élus par le conseil municipal)
Hier, le départ du 95ème tour de France s’est déroulé en Bretagne. En France, le cyclisme a toujours été un sport populaire.
A Béthune, le vélo a marqué le passé sportif de la ville.
En plein été, le 5 juillet 1936, Béthune a été le point de ralliement de près de 400 cyclistes venus des régions de Lens, Auchel ou encore Saint Venant. Pour la deuxième année
consécutive, la cité de Buridan participait à la journée nationale de la bicyclette. Il faut dire que la municipalité dirigée par Alfred Legillon était sensible au développement du sport. Le
lancement d’un projet de construction d’une salle de gymnastique à ériger sur le terrain d’éducation physique attenant au stade municipal a marqué l’année 1936. C’est d’ailleurs lui qui créa en
1924 le club vélocipédique béthunois.
Soixante douze ans plus tard, Béthune change de
braqué, passe à la vitesse supérieure avec le tour de France. En effet, le 2 juillet 1984, la cité de Buridan a accueilli l’arrivée de la 4ème étape du 71ème tour….un véritable succès
populaire. 15000 personnes s’était rassemblées dans le centre ville pour voir la victoire du belge Ferdi Van den Haute dans une étape commencée à Valenciennes.
Peut être que Béthune accueillera prochainement de nouveau les champions cyclistes pour écrire une nouvelle page de son
histoire sportive.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 6 juillet 2008)
En ce 15 juin 2008, les français suivent attentivement les matchs de l’équipe de France à l’euro 2008. Il y a 39 ans, le 15 juin 1969, c’est l’issue du scrutin présidentiel qui retenait l’attention.
Au début de 1969, le « Grand Béthune » vit au rythme des visites officielles, manifestations et autres inaugurations : visite du Premier Ministre Maurice Couve de Murville, renforcement des liens avec Sully sur Loire, la Grande résidence dispose d’un centre commercial, Maurice Schumann (Ministre des affaires sociales) ouvre la campagne du référendum….
Un référendum qui sera fatal au Général de Gaulle. La démission du Général a d’ailleurs provoqué l’organisation d’un scrutin présidentiel, les 1er et 15 juin 1969.
Sept candidats étaient en lice au premier tour parmi lesquels le Président du Sénat Alain Poher, le Premier Ministre de 1962 à 1968, Georges Pompidou. Avec Jacques Duclos pour le parti communiste, Gaston Defferre pour le parti socialiste et Alain Krivine pour la ligue communiste révolutionnaire, la gauche était divisée.
Au premier tour, les 11503 électeurs béthunois votants ont placé Georges Pompidou en tête avec 5365 voix, devançant nettement le candidat communiste (2427 voix).
Le 15 juin 1969, les 10260 béthunois votants ont confirmé leur préférence du premier tour pour Georges Pompidou qui recueillait 5871 voix…Majoritaire en France, Pompidou venait d’inscrire son nom à l’histoire de la Vème République.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le
15 juin 2008)
Ce dimanche, la finale des
internationaux de France de Roland Garros fera vibrer les passionnés de tennis. A Béthune, le tennis est un sport qui se conjugue au passé…et aussi au présent.
Le tennis a pour ancêtre le jeu de paume qui doit son nom à ses premiers
adeptes le pratiquant à main nue. Inventé au XIIIème siècle, le jeu de paume s’est pratiqué à Béthune sur l’actuelle place Foch jusqu'au milieu du XXème siècle. Les parties disputées en quinze
jeux de quatre "quinze" par cinq joueurs vêtus de blanc portant un pantalon léger, une chemisette et un béret, étaient spectaculaires et les concours de la Pentecôte très réputés aux
alentours…Rien d’étonnant quand on sait que ce jeu a été très populaire dans la région.
Une
popularité qui s’effrita à un tel point qu’il fut remplacé par le tennis, inventé en 1874 par un anglais. Au XXème siècle, le développement du tennis est indéniable. C’est dans ce contexte qu’est
fondé le 4 octobre 1971, l’Association du tennis béthunois. Un club qui prendra véritablement son envol dans les années 1980.
Le tennis qui se pratiquait au centre sportif va se délocaliser avenue Fleming. La délibération du comité
d’administration du SAZIB (Syndicat d’aménagement des zones industrielles de la région de Béthune) datée du 27 octobre 1981 nous en dit plus : « en vue de soutenir la pratique du tennis qui connait un essor important, la ville de Béthune sollicite la cession, pour le franc symbolique, d’un terrain dans la
zone d’emploi de l’avenue Fleming pour la construction de 3 courts couverts, 3 courts découverts et un club house ». C’est dans cette zone industrielle que l’histoire de la petite balle
jaune continue de s’écrire.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 8
juin 2008)
Ils ont peut être déjà sonné à
votre porte. Actuellement, les charitables sillonnent les rues béthunoises à l’occasion de la quête des petits plombs. Retour sur leur histoire tourmentée à la fin du XVIIIème
siècle.
C’est en 1188 que l’histoire de
la confrérie des charitables débute, bien avant celle du beffroi. Au XVIIIème siècle, cette histoire était prête à s’arrêter.
En août 1797, les Charitables ont reçu par le ministère un arrêté de dissolution : « ce jour 15 fructidor (28 août) année V de la République française (1797), la confrérie des charitables de la commune de Béthune a du cesser ses
fonctions ». Malgré cette interdiction, les charitables continuaient discrètement leur activité comme le souligne l’extrait du registre aux arrêtés et délibérations de l’administration
municipale de Béthune : « dans ces temps de désolation, les membres composant cette confrérie en butte aux insultes, aux menaces, aux
persécutions qu’enfantent presque toujours les révolutions, continuèrent néanmoins avec fermeté les pénibles exercices de leurs fonctions. Ni la destruction de leur chapelle, ni l’aliénation de
leurs biens ne purent altérer leur constante persévérance, ni les faire relâcher de leurs devoirs ».
Même dans la tourmente des années révolutionnaires, les
charitables ont continué à perpétuer une devise qui traversera les siècles : exactitude, union, charité.
Arnaud WILLAY (parution dans la Voix du Nord, le 1er juin 2008)
A un moment où l’on parle de l’anniversaire des événements de mai 1968, on oublie que le mois de mai a souvent été décisif dans le
passé. Retour en mai 1940, au début du second conflit mondial.
Septembre 1939 : Hitler
envahit la Pologne. La France réagit, entre en guerre mais ne résiste pas à la puissance allemande. Dès le 24 mai 1940, l’occupation de Béthune est une
réalité.
A côté de l’histoire livresque, les témoignages des acteurs de l’époque sont
évocateurs. Celui livré par le sous-préfet de Béthune, Pierre Brisset, dans un document conservé aux Archives départementales du Pas de Calais (1J1546) est significatif. Dans une note sur les faits et circonstances avant le repli des services publics de l’arrondissement de Béthune datée du 28 mai 1940, il évoque la situation
béthunoise. Le sous-préfet met en évidence la fin des activités à Béthune : « dimanche 19 mai : le Directeur de la Banque de France vient
me voir, il veut partir…..le principal du collège des garçons vient dans la matinée m’annoncer son départ, j’apprends que la directrice du collège de fille est déjà
partie… ».
Mercredi 22 mai,
l’ordre de repli des services publics est donné « Béthune est vivement bombardée ». Le sous-préfet Brisset ne cachait pas son
pessimisme : « La vie administrative et économique de l’arrondissement n’était plus au moment de mon départ… ». Un pessimisme qui
annonçait les difficultés inhérentes aux périodes de guerre.
Arnaud WILLAY (parution dans la Voix du Nord, le 26 mai 2008)
Ce week end, Béthune laisse place à son traditionnel festival des arts de la rue, Z’Arts Up ! Dans les années 1950, c’est le festival de musique qui était à
l’affiche. Retour en juin 1954.
L’actualité était chargée en 1954 : chute de Diên Bien Phu le 7 mai et capitulation française, condamnation de la ségrégation scolaire le 17 mai par les Etats-Unis, création de l’eurovision le 6 juin. Loin du fracas des événements nationaux et internationaux, Béthune a connu un mois de juin 1954 plus harmonieux avec son festival de musique.
Concert artistique par la musique de l’air, concerts publics en ville : le festival de musique des 12 et 13 juin 1954 a été rythmé par la musique de grands compositeurs. Le 13 juin, les musiques internationales ont envahies la grand Place : la marche de l’amour des 3 oranges de Serguei Prokofiev (1891-1953), la deuxième rapsodie hongroise de Frantz Liszt (1811-1886) ou encore Espana du français Emmanuel Chabrier (1841-1894). Un spectacle réservé et payant….100 francs pour écouter les musiques russes, hongroises, espagnoles et polonaises.
Nul doute qu’en d’autres temps, le guetteur plaçait en haut du beffroi aurait pu savourer ce festival...gratuitement.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 18 mai
2008)
Illustration : le programme officiel du festival
Le mardi 8 mai 1945, à Béthune, se déroulait la 5ème séance du conseil municipal dirigée par Anselme Beuvry. La fin de la seconde guerre mondiale y
est sans surprise abordée par les édiles béthunois.
Le conseil décida à l’unanimité qu’une plaque commémorant la cérémonie du 8 mai 1945 sera apposée à l’Hôtel de ville. Il est même précisé dans le procès-verbal que le nom du
Général De Gaulle et des grands chefs alliés seront associés au texte élaboré par la municipalité. On ne sait pas encore que l'homme de l'appel du 18 juin visitera Béthune quelques semaines plus
tard, le 11 août 1945.
Malgré la fin des hostilités, les stigmates de la guerre étaient encore présents. Considérant que les demandes présentées par les sinistrés de la ville ont été insatisfaites, le conseil signala « à Monsieur le Ministre de la Production industrielle, le mécontentement de la population du fait d’absence totale de points textiles et de bons de chaussures ».
Le vent de l’espoir de ce 8 mai 1945 suscité par la capitulation de l’Allemagne nazie soufflait aussi à Béthune. La presse locale s'est fait l'écho de la libération de la résistante béthunoise Sylvette Leleu élevée au rang d’héroïne. Béthune s’apprêtait à célébrer ses résistants mais aussi valoriser le rôle de corporations. La ville se préparait à rendre un hommage appuyé aux cheminots à l’occasion de la journée nationale des cheminots. Après le désespoir des années de guerre, l’espoir du retour à la normale gagnait tous les esprits.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du nord, le 4 mai 2008)
A un moment où le 40ème anniversaire de mai 1968 est dans tous les esprits, on a tendance à oublier que quelques mois après
ces événements, les français étaient appelés aux urnes….. il ya exactement 39 ans.
Avant 1969, les
béthunois avaient été consultés à l’occasion de 4 référendums qui marquaient les débuts de la Vème République. A côté des 2 référendums sur l’Algérie (janvier 1961 et avril 1962), deux
consultations touchaient à l’organisation même de la République : celle de septembre 1958 sur le Constitution de la Vème République et celle d’octobre 1962 sur l’élection du Président de la
République au suffrage universel.
La consultation proposée le 27 avril 1969 concernait
l’organisation même des institutions. Charles De Gaulle lancait un projet de réforme du Sénat et de création des régions pour lequel il sollicita l’avis du peuple. Le non l’emporta le 27 avril
1969, ce qui provoqua la démission du Général.
Les résultats béthunois allaient à contresens
de ceux exprimés par les français. Les 11726 électeurs ont approuvé le projet gaulliste par 6123 voix contre 5603 au non. Avec ce vote, les béthunois restaient dans la lignée des précédentes
consultations de la Vème République. Que ce soit en 1958, 1961 ou 1962, le oui l’avait largement emporté dans la cité de Buridan.
L’histoire du 27 avril 1969 ne s’écrira qu’une fois. Celle des référendums
fera toujours couler beaucoup d’encre.
Arnaud WILLAY (parution dans La voix du Nord, le 27 avril 2008)
Illustration : une statue érigée à Béthune en hommage au Général
Cette semaine, Jean-Michel Bédécarrax, nouveau Sous-préfet de Béthune a pris ses fonctions. Felix Lequien (1838-1848), Myrtil Stirn dès
1918…. Béthune en a connu plus d'un. Retour en 1862….sous le Second empire.
Au 19ème siècle, Béthune a connu la formidable expansion du chemin de fer. Parallèlement, le transport routier était en plein essor. Un
projet avait été préparé pour élargir la route impériale n°41 de Saint Pol à Lille.
Mais, l’empire napoléonien voulait imposer à la ville une contribution de 10000 francs alors que dans d’autres villes, aucune participation n’avait
été demandée.
Dans une lettre en date du
6 novembre 1862, le Sous-préfet informait le Maire, Charles Dellisse-Engrand que « sur son refus de contribuer jusqu’à concurrence d’une somme de
10000 francs à la dépense projetée pour l’élargissement et la rectification de la route de saint Pol dans la traversée des fortifications de la ville, l’administration renonçait à ce
projet ». A travers ce désaccord entre la municipalité et l’administration préfectorale, se cachait un problème crucial au XIXème siècle : celui de l’essor des voies de
communication.
L’histoire de
Béthune-Beuvry souligne que « Béthune bénéficia pleinement du vaste effort coordonné par l’Etat pour désenclaver les pays et les intégrer à
l’ensemble national ». Autrement dit, la période du second empire (1852-1870) a été propice au développement d’un vaste réseau de communication autour de Béthune. On parlait même de
« frénésie ferroviaire » ou « d’amélioration du réseau navigable ». On est loin des hésitations concernant la route impériale n°41 !
Arnaud Willlay (parution dans La Voix du
Nord, le 20 avril 2008)
Les entreprises de confection ont marqué le passé économique de Béthune. C'est le cas de la manufacture de vêtements "le
pigeon voyageur". Dans les années 1970, le pigeon voyageur avait l'ambition de symboliser le progrès économique et social. Les 700 personnes employées en 1971 qui reproduisaient 1500000 vêtements
par an avaient à coeur d'être à la hauteur de la devise commerciale de la société : "une fois essayés...pour toujours adoptés".
Voici deux questions des lecteurs du blog sur cette entreprise :
1) "je suis collectionneuse de doubles décimètres publicitaires en bois. Objets donnés aux enfants à la
rentrée des classes. Parmi ceux que je possède celui a l'effigie "Le Pigeon Voyageur" .
" Un décret présidentiel pour changer le nom des rues "
Episode 23: "En 1930...un Hôtel de Ville qu'il fallait meubler"
1188 : naissance de la confrérie des Charitables
1346 : première construction du beffroi
1750 : construction de l’hôtel de Beaulaincourt
1810 : Visite de Napoléon Ier
1815 : passage de Louis XVIII
1862 : le beffroi classé aux Monuments historiques
1916 : Visite du Président Raymond Poincaré
1918 : destruction du centre ville
1919 : Béthune reçoit la Croix de la Légion d’honneur
1927 : inauguration de l’église Saint Vaast
1928 : inauguration du monument aux morts
1929 : inauguration de l’Hôtel de ville et de la Chambre de commerce
1944 : libération de Béthune
1945 : visite du Général De Gaulle
1951 : inauguration du Carillon
1959 (25 septembre) : visite de Charles
de Gaulle, Président de la République
1961 : inauguration de l’usine
Firestone
1964 : inauguration de l’avenue Kennedy
1970 (27 mai) : inauguration de l'usine Cutler-Hammer (Zone industrielle A)
1972 (11 janvier) : venue de Albin Chalandon, Ministre de l'équipement
1972 (17 juin) : inauguration de l'I.U.T. par le secrétaire d'Etat à l'éducation nationale
1974 (29 septembre) : inauguration de la piscine par Roger Poudonson, secrétaire d'Etat à la fonction publique
1983 : inauguration de la Sous-préfecture
1984 (2 juillet) : arrivée de la 4ème étape du Tour de France
1986 (6 juin) : inauguration de la salle Olof Palme (La rotonde)
1987 (22 juin) : inauguration de la galerie des treilles
1988 : visite du Président François Mitterrand
1989 (17 janvier) : Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à l'action humanitaire à Béthune
1992 (19 décembre) : inauguration de la gare
1995 (26 janvier) : inauguration du siège national des Voies Navigables de France
2001 : la Mairie classée à l’Inventaire
supplémentaire des Monuments historiques
2005 : le beffroi classé au
patrimoine mondial de l'UNESCO
2009 (4 décembre) : venue de Frédéric Mitterrand,
Ministre de la Culture
2011 : Béthune, Capitale Régionale de la
Culture
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