L'édito

    WILLAY1Cher(re) Visiteur(se),

"Chacun fait à un moment ou à un autre de sa vie, sa rencontre avec l'Histoire" (Pierre Miquel, lettre ouverte aux bradeurs de l'histoire).

Ma rencontre avec l'Histoire s'est faite en 1994, au moment où je débutais mes études à la fac d'histoire.

Depuis avril 2002, mes articles historiques sont publiés dans le journal La Voix du Nord. Ces articles, sur l'histoire de Béthune s'inspirent pour la plupart de l'actualité locale, nationale ou internationale.

J'ai donc réalisé ce blog afin de partager ma passion pour l'Histoire et faire réagir ceux qui voudront bien s'y attarder à l'actualité au sens le plus large du terme.

       Bonne lecture,

Arnaud Willay
 
 
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Média

- 9 janvier 2009, France Bleu Nord : "émission 'au coeur de la région" animée par Julien WZOREK consacrée à la ville de Béthune. Cliquez ici pour découvrir la retranscription de l'entretien. 

 

- 23 avril 2010 : France Bleu Nord : émission " 30 ans qu'on vous aime" animée par Emmanuel Dubois.Etape béthunoise sur la Grand Place le 23 avril 2010. Cliquez ici pour découvrir la retranscription de l'entretien.

 

- 15 avril 2011 : France Bleu Nord, jeu la baraquaquizz animé par Emmanuel Dubois. Cliquez ici pour découvrir les questions historiques sélectionnées.  

 

- 31 mai 2011 : intervention sur Wéo (histoire du beffroi). Cliquez ici pour découvrir la vidéo extraite de l'émission KULTE.

 

- 21 octobre 2011 : France Bleu Nord, jeu la baraquaquizz animé par Agnès Delbarre. Cliquez ici pour découvrir les questions historiques sélectionnées...

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Les Maires de Béthune depuis le XVIIème siècle

  (Nommés par le Préfet ou élus par le conseil municipal)

   1692 : Maximilien De Boirrond 1698 : Jean Baptiste Wallart 1704 : Dupuich de Vauban 1765 : De Beaulaincourt 1769 : De Hame de Dixmude 1780 : Flahaut 1786 : Dupire d’Hinges 1789 : Eloi Boidin 1790 : Antoine de Bailliencourt 1792 : Benoît Broudou 1794 : François de Bailliencourt 1795 : André Eloi Carpentier 1804 : Jean Baptiste Delalleau 1815 : Alexandre Lemaire-Donze et Jean Baptiste Delalleau 1826 : Marquis de Baynast 1830 : Alexandre Lemaire-Donze 1832 : Louis Boidin 1837 : Henri De Bellonet 1862 :Charles Dellisse-Engrand 1870 : J. Hanon-Sénéchal 1871 : Charles Dellisse-Engrand 1878 : Aristide Hurbiez 1879 : Oscar Dupuich 1888 : Eugène Haynaut 1892 à 1907 : Alfred Legillon 1907-1908 : Jules Senis 19 mai 1912 : Pierre Rinquin 15 août 1917 : Alexandre Morel 16 avril 1919 : Félix Lejeune 1er décembre 1919 : Jules Senis 17 mai 1925 : Alexandre Ponnelle 19 mai 1929 : Alexandre Ponnelle 19 mai 1935 : André Legillon 12 avril 1940 : J. Guilbert 24 juin 1940 : Gustave Boudry 27 octobre 1941 : Charles Chartiez 25 novembre 1944 : Anselme Beuvry 19 mai 1945 : Anselme Beuvry 26 octobre 1947 : Anselme Beuvry 7 septembre 1951 : Henri Pad 7 mai 1953 : Henri Pad 15 mars 1959 : Henri Pad 1965 : Henri Pad 1971 : Paul Breynaert 1977 : Jacques Mellick 1983 : Jacques Mellick 1989 : Jacques Mellick 1995-1996 : Jacques Mellick mars 1996 : Claude Lagache Décembre 1997 : Bernard Seux 2001 : Bernard Seux 22 septembre 2002 : Jacques Mellick 21 mars 2008 : Stéphane Saint-André

 

Les Sous-Préfets de Béthune (1800-1946)

1800-1812 : Podevin 1813-1815 : Duplaquet mai 1815 : Bazenerye Août 1815-1830 : De Normandie 1830-1831 : Daquin 1831-1833 : Decourt 1833-1838 : Toupot de Bevaux 1838-1848 : Félix Lequien 1848-1849 : Dupire 1849-1853 : Guibourg 1853-1863 : Gosse de Gorre 1865-1870 : Massias 1870-1871 : Emile Dehair 1871-1873 : Comte de Belleval 1873-1876 : Attilius Calisti 1876-1877 : Najean 1877-1880 : Jalouzet 1880-1881 : Henri Loze 1881-1884 : Georges Louvel 1884-1885 : Bancelin 1885-1893 : Henri Mercier 1893-1896 : Marie François Vignerie 1896-1898 : Marie Joseph Giraud 1898-1902 : Yvan Lapaine 1902-1904 : Benoit Morain 1904-1905 : Alfred Lasserre 1905-1911 : Pierre Genebrier 1911-1914 : Jean Marie Laporte 1914-1918 : Adrien Bonnefoy-Sibour 1918-1928 : Myrtil Stirn 1918-1930 : François Natalelli 1930-1933 : Félix Giaccobbi 1933-16 juillet : Chéneaux de Leyritz 1933-17 juillet : Henry Chavin 1936-1939 : Robert de Bailly 1939-16 juillet : Alphonse Olivieri 1939-17 juillet :Pierre Brisset 1942-1943 : Victor Leydet 1943-1946 : Roger Pinel 1946-octobre : Georges Pé

 

La célèbre émission télévisée de l’été Intervilles ne s’arrêtera pas à Béthune. Pourtant, dans les années 1960, Béthune participait aux intermines. 

   A la fin des années soixante, les villes du bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais étaient sélectionnées pour participer aux intermines, inspirées directement des intervilles. 
   En 1965, Béthune avait été choisie pour participer à cette édition des intermines animée par Guy Lux. La participation béthunoise avait été entérinée par la commission des fêtes présidée par le maire Henri Pad. Béthune devait rencontrer Noeux les Mines le 2 septembre 1965 dans un match éliminatoire qui pouvait mener aux demi-finales prévues à Béthune le 21 octobre. Au programme pour les béthunois, des épreuves sportives (bataille de polochons, tir à la corde, épluchage de pomme de terre) mais aussi des épreuves d’érudition sur l’histoire des mines. Cette dernière épreuve était loin d’être anodine. 
   En effet, au delà de l’anecdote sur la participation béthunoise à ces intermines, il est intéressant de voir le rôle essentiel joué par les mines et l’activité charbonnière il y a près de cinquante ans. En effet, l’industrie charbonnière a fortement marqué la région, avec des moments heureux et malheureux. Rappelons-nous la tragique catastrophe de Courrières du 19 mars 1906. 
   Dans un contexte lié à la Révolution industrielle et à l’extraction du charbon, Béthune devient un important centre de batellerie et embarcadère de charbon. Mais, contrairement à une ville comme Lens, Béthune n’était pas au cœur du bassin minier. D’ailleurs, la compagnie des mines de Béthune apparue à la moitié du 19ème siècle exploitait le charbon à Mazingarbe, Vermelles ou Bully….loin de la cité de Buridan.      
   Grâce à un bon parcours dans les questions sur le passé des mines, la petite histoire retiendra que Béthune s’imposa devant Noeux 12 points à 2. Des participants qui ont toutefois séché sur cette question historique qui vous laissera peut être ce dimanche dans l’expectative : en quelle année un puits artésien creusé dans un jardin près d’Oignies pour chercher l’eau rencontra-t-il la houille? La réponse se trouve dans notre édition du ….26 septembre 1965.

                        Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 8 juillet 2007)   

 

C’est en 1841 que les travaux pour rechercher l’eau avaient débuté à Oignies. Mais, on trouva du charbon.

  

Par Arnaud Willay - Publié dans : Festivités locales
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Même si le temps n’est pas clément, ce début du mois de juillet marque le départ de la saison estivale. Une période qui sera propice à l’envoi de cartes postales. Des cartes qui constituent des documents importants pour retranscrire l’ambiance d’une époque.

    « Ma chère nièce Julie je suis toujours en bonne santé mais à présent on nous laisse pas beaucoup le temps de penser à sa famille…il faut bien se préparer pour la guerre (le 28 aout 1914)…. ".Quatre ans plus tard, une autre carte béthunoise exprime des espérances : « J’espère que Gabriel est toujours en bonne santé et espérons que cette guerre finira bientôt… ». 
   Ce dernier témoignage daté du 7 mai 1918 montre combien les écrits qui se trouvent au dos des cartes postales peuvent constituer des sources importantes pour retracer le passé d’une ville. Un témoignage particulièrement clairvoyant car le premier conflit mondial aura pris fin quelques mois plus tard le 11 novembre 1918, date de l’armistice signé à Rethondes. 
   Loin des paysages d’une ville meurtrie par la guerre, les cartes postales existantes sur Béthune depuis le début du vingtième siècle laissent une place de choix à la représentation du beffroi. Si le géant de pierre a été édifié au quatorzième siècle, l’histoire de la carte postale remonte au 19ème siècle. C’est l’Autriche qui fut son berceau. Elle est née à Vienne le 1er octobre 1869 grâce à l’action du professeur Emmanuel Hermann. La carte postale fera son apparition en France au début des années 1870 et se développa sous la Troisième République, en étant présentée dans les bureaux de poste. A la fin du XIXème siècle, les cartes postales seront illustrées et permettront à la photographie de se diffuser. 
   Avec l’exposition universelle de Paris en 1900, la carte postale prendra un essor considérable. Elle connaitra un âge d’or jusqu’à la fin du second conflit mondial. Un succès d’autant plus important que les journaux comprenaient peu ou pas de photographies. Ce sont les cartes postales qui ont véhiculé après 1918 les images saisissantes de Béthune en ruine de l’Hôtel de ville au beffroi en passant par l’église Saint Vaast. Des images qui plus que les récits historiques marqueront encore pour longtemps la mémoire de générations de béthunois. D’autant plus qu’elles sont précieusement conservées aux Archives municipales et au Musée d’Ethnologie Régionale. 

               Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 1er juillet 2007)

 

Par Arnaud Willay - Publié dans : Divers
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Les députés élus dimanche dernier représenteront les 577 circonscriptions électorales qui constituent une des bases de l’organisation administrative du pays. A la fin du 18ème siècle, son organisation était tout autre. 

   La Révolution française de 1789, moment important de l’histoire de France a marqué à Béthune comme ailleurs la fin de l’Ancien Régime. 
   C’est dans ce contexte révolutionnaire que l’Assemblée Constituante désirait remplacer les provinces d’Ancien Régime en mettant en place une nouvelle organisation administrative. Le département du Pas-de-Calais est divisé en huit districts qui sont ceux d’Arras, Bapaume, Béthune, Boulogne, Calais, Montreuil, Saint Omer et Saint Pol. Celui de Béthune. Il comportait neuf cantons : Béthune, Beuvry, Carvin, Hersin, Houdain, Lacouture, Laventie, Lillers, Saint-Venant. 
   L’histoire de Béthune-Beuvry nous donne des indications précises sur l’organisation administrative post révolutionnaire : « aux provinces succédèrent les départements divisés en districts, cantons et communes. Une compétition s’ouvrit pour le choix du chef lieu du département du Pas-de-Calais : Béthune allégua qu’elle se situait entre Arras et Saint Omer et qu’elle bénéficiait de communications par terre et par eau. Arras l’emporta en mars 1790 et Béthune devient chef lieu d’un des huit districts du département… ». Cette « rivalité » entre Arras et Béthune en cette fin de 18ème siècle ne devait pas faire oublier les liens entre les deux villes comme le souligne Marcel Demont dans sa thèse sur l’organisation municipale à Béthune sous l’ancien régime. En effet, les seigneurs de Béthune avaient aussi le titre d’avoué d’Arras. Ce titre héréditaire d’avoué d’Arras impliquait des obligations comme celles de défendre l’abbaye de Saint Vaast d’Arras. Un titre qui était également prestigieux à porter pour les seigneurs de Béthune.

   En 1790, au moment de la naissance du district de Béthune et de la nouvelle organisation administrative, la cité de Buridan était devenue une ville florissante. Bénéficiant d’une excellente situation géographique, d’une position militaire enviable, la ville avait été gérée efficacement par les échevins. Il ne restait plus qu’au nouveau corps municipal emmené par l’avocat Eloi Boidin à assurer la renommée du district de Béthune.  

                    Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 24 juin 2007)
 

Par Arnaud Willay - Publié dans : Période révolutionnaire
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ARSENE-VIGNACQ.jpg
   "Sur cette photo jointe peut être que certains se reconnaitront...c'était dans la cour du patronage Saint Joseph. Je crois me rappeler que l'abbé qui le dirigeait s'appelait DROUVIN !!!
En ces années là je me souviens qu'il y avait eu un incendie au collège catholique. J' ai aussi assisté  à des spectacles de chiens ratiers ; il y avait  peut être une dizaine de rats  dans une cage grillagée de dimension de environ 2mx 2 x 2 soit 8 m3 ou moins. Un ratier était introduit et il devait exterminer ces rats dans le temps le plus court.J'ai toujours en mémoire l'image de ces bêtes qui grimpaient au grillage  et des chiens qui sautaient ...  Le monsieur, debout et en civil du coté de la guérite, je ne sais plus son nom, mais je me rappelle qu'il était anglais.  A  gauche  en partant du bas derrière les enfants accroupis le petit blond qui ne regarde pas l'oiseau  sortir c'est votre serviteur, à ma gauche mon frère jumeau . A cette époque mes parents habitaient coron philippe au faubourg Saint Prix, j'allais à la communale jules Ferry  le directeur et sa femme institutrice s'appelaient Mr et Mme Sauvage". 

Si vous avez des informations susceptibles de compléter le témoignage de Monsieur Arsène Vignacq, notamment pour identifier les personnes présentes sur la photographie, n'hésitez pas !

Pour ce faire, envoyez un mail en cliquant ICI. Les informations seront transmises à l'auteur de ce témoignage.
Par Arnaud Willay - Publié dans : Le courriel des lecteurs
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 Ce dimanche les députés qui siègeront durant cinq ans à l’Assemblée nationale seront désignés. Dans l’histoire de France, l’organisation politique a souvent laissé place à des assemblées…la Convention nationale étant un exemple parmi tant d’autres. 

   «  Tous les cultivateurs sont en réquisition pour garnir et approvisionner les marchés en quantité suffisante, de toute espèce de denrées, et sur tout de grains…..s’il est nécessaire de se servir de la réquisition forcée pour parvenir à faire approvisionner les marchés, les comités révolutionnaires des communes, devant présumer qu’il existe encore une coalition perfide d’individus, qui au milieu de l’abondance veulent perpétuer la disette, feront informer contre ceux qui, n’ayant pas conduits de grains aux marchés, paroitront être entrés dans cette coalition et les feront arrêter comme suspect ». Cet extrait du registre des arrêtés du Comité de salut public de la Convention nationale en date de l’an II de la République (1793-1794) explique en fait que pour le district de Béthune, un officier municipal constatera chaque jour de marché les différentes catégories de grains qui y seront apportés. 
   Cette mesure prise sous la Convention nationale, nom donné à l’assemblée qui succéda à l’Assemblée législative de 1792 à 1795 est révélatrice de la situation économique à Béthune durant cette période révolutionnaire. D’ailleurs, en écho à cet arrêté du comité de salut public de la Convention Nationale, l’historien Louis Trenard dans le chapitre sur l’ère des Révolutions dans l’histoire de Béthune-Beuvry signale que « la campagne agricole de 1792 s’annonçait mal » parlant de raréfaction des denrées. 
   Pour comprendre cette situation tendue et la réquisition des grains, il faut replacer ces propos dans un contexte plus global. Si la situation économique semblait difficile, la situation militaire était marquée par une grande instabilité. En avril 1792, Louis XIV déclare la guerre à l’archiduc d’Autriche ce qui entraina l’invasion de Lille par l’Autriche. Béthune envoya même une compagnie militaire pour aider la capitale des Flandres, contribuant à repousser l’invasion ennemie. 
   Quelques années après la Révolution française, force est de constater qu’à Béthune, comme ailleurs, la Convention Nationale voulait « faire renaître l’abondance dans l’étendue de la République » selon l’expression consacrée en 1793. 

                       Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 17 juin 2007)

 

Par Arnaud Willay - Publié dans : Histoire politique
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EDOUARD-CARLIER.jpg Dimanche prochain, se déroulera le premier tour des élections législatives. En 1962, les béthunois avaient du prendre le chemin des urnes suite à la dissolution de l’assemblée qui a provoqué des élections.

   Le 10 octobre 1962, le Général De gaulle dissout l’Assemblée nationale après que l’opposition ait adoptée une motion de censure contre la proposition de référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel direct.

   Les électeurs de la  9ème circonscription du Pas de Calais qui englobait Béthune avaient le choix entre plusieurs candidats lors du premier tour qui s’est déroulé le 18 novembre 1962 : Charles Dubout (Association pour le soutien de la Vème République), Roger Delporte (Union Républicaine), Maurice Cassez, député sortant qui représentait le mouvement républicain populaire, Jacques Vincent (Parti socialiste) et Edouard Carlier pour le Parti communiste.

   Au regard des résultats des deux tours, force est de constater qu’Edouard Carlier a dominé les débats. Après avoir obtenu 11809 voix sur les 41418 suffrages exprimés, Edouard Carlier fut élu député le 25 novembre 1962 en obtenant 19172 voix sur 44323 suffrages exprimés. Il devint un personnage de premier plan dans le Béthunois.

    Sa profession de foi nous en dit plus sur le député communiste. Ce syndicaliste connait bien Béthune. Dans les années 1930, il fait partie de la délégation qui avec les socialistes béthunois a réalisé l’unité d’action et le Front populaire. Il adhéra au Parti communiste en 1933 et participa aux manifestations contre le fascisme. Après avoir participé aux grèves de 1938, il subit la répression et se trouve déplacé dans d’autres dépôts. Il revient à Béthune en 1940 pour constituer un groupe de résistance en juillet 1940. Il lutta ainsi contre l’occupant jusqu’à la libération.

   Edouard Carlier a toujours défendu la cause des travailleurs. Pour lui, tirant les leçons du contexte national, il estimait que « le parti communiste est l’élément essentiel et le plus solide de l’opposition renforcée au pouvoir personnel ». En 1962, Les électeurs de la 9ème circonscription avaient donc été convaincus par ses propos offensifs à l’égard du pouvoir en place. Il allait pouvoir rejoindre les 40 autres parlementaires communistes à Paris pour défendre les intérêts de la circonscription. 

             Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 3juin 2007)

Par Arnaud Willay - Publié dans : Histoire politique
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AFFICHE-PENTECOTE-1.JPG
Ce week end, Béthune vit au rythme des festivités des fêtes de la Pentecôte. Cette célébration est loin d’être une nouveauté. La cité de Buridan fêtait déjà la Pentecôte dans les années soixante.

 

   La pentecôte est une grande fête chrétienne, qui à l’origine était une fête juive. L’instauration de cette fête marque le début de l’expansion du christianisme parmi les juifs et dans le monde méditerranéen. Jusqu’au Concile Vatican II, le lundi de Pentecôte était une fête d’obligation durant laquelle l’Eglise s’adressait aux nouveaux baptisés. Le lundi de Pentecôte avait même suscité une polémique autour de ce jour férié chômé.

    A Béthune, la pentecôte fait partie des grandes animations de la ville. Même si par rapport au années 1960, les festivités ont un peu évolué, les animations proposées les 1er, 2 et 3 juin 1963 présentaient quelques similitudes avec celles actuellement en place. La municipalité dirigée par Henri Pad proposait en 1963 une course cycliste, une exposition de machines agricoles et de matériel de ferme. Comme en 2007, l’agriculture était à l’honneur. Il faut dire que l’arrondissement de Béthune avait des atouts pour favoriser le développement de l’agriculture. Au nord de Béthune, l’irrigation de cette vaste zone humide qu’est le Bas-Pays permet selon un guide touristique sur Béthune édité dans les années 1930 par le Syndicat d’initiative «  une culture intensive dont les rendements dépassent les moyennes courantes ». Le Haut pays situé à l’ouest et au sud ouest de Béthune « possède un sol plus sec de composition différente, qui donne également de bonnes récoltes ». Au sud est de la ville, le sol peu riche de la plaine de Lens « a pu être rendu fertile grâce à la ténacité et à l’intelligence d’un grand agriculteur ».

    8000 fermes, 64 000 hectares de terres labourables…ces quelques chiffres résument à eux seuls la puissance agricole de l’arrondissement de Béthune. Il n’est donc pas étonnant que le guide touristique illustré édité par le syndicat d’initiative parlait d’une « culture faite de façon raisonnée, industrialisée et intelligente ». Il n’est donc pas surprenant que des dizaines d’années plus tard, les fêtes béthunoises de la Pentecôte rendent un hommage au secteur agricole. 

                             Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 27 mai 2007)

Illustration : une partie de l'affiche de la Pentecôte en 1963. Pour la petite histoire, l'affiche diffusée en 1963 mesurait 80 x 170 cm !

 

Par Arnaud Willay - Publié dans : Festivités locales
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RINQUIN.jpg Ce dimanche 20 mai, l’ambiance va être festive autour des animations du festival de rue Z’ArtsUp!. Il y a 82 ans, le 20 mai 1925, Béthune rendait un dernier hommage à Pierre Rinquin.

   Originaire de Bretagne, Pierre Rinquin est arrivé dans la cité de Buridan en qualité d’inspecteur de l’enseignement primaire. C’est le 19 mai 1912 qu’il fut proclamé maire par le Conseil municipal à une large majorité (24 voix contre 1 à Jean Rey). Dès son élection, il donna des gages de bonne gestion et montra son ambition pour la ville: « la nouvelle municipalité ne vous proposera pas des dépenses exagérées ou inutiles…..elle tiendra à l’honneur de maintenir notre cité au rang qu’elle s’est acquis comme ville de chef lieu d’arrondissement…. »
   De 1912 jusqu’au terme de son mandat le 15 août 1917 en plein premier conflit mondial, que peut on retenir de l’action de Pierre Rinquin ?

   Le mandat de Pierre Rinquin a surtout été marqué par l’actualité internationale et le déclenchement de la première guerre mondiale. Dès 1915, il a du gérer les conséquences financières du conflit et engager des frais de mobilisation. En effet, dès 1915, les bombardements de la ville ont endommagé les bâtiments communaux. Il débloqua des crédits spéciaux pour réparer les dommages de guerre.

   Loin des affres de la guerre, Rinquin a connut des moments plus festifs comme l’ouverture du théâtre municipal le 6 décembre 1912.

   Les paroles en forme d’hommage qui résonnèrent durant ces funérailles résument à elles seules l’action de Pierre Rinquin : « aux heures sombres de la guerre, Monsieur Rinquin Maire de Béthune a pu donner quoi qu’on ait pu dire, de nombreux exemples de courage civique, même en face d’une administration qui n’eut pas toujours la faveur de l’opinion ». Sa fidélité à la ville est toujours restée intacte : « en attendant la reconstruction de son habitation, Monsieur Rinquin vint se retirer avec les siens à Villeneuve Saint Georges avec la ferme intention de revenir à Béthune…. Après chaque apparition, il repartait le cœur gros, les yeux mouillés, désespéré de ne pouvoir passer ses derniers moments dans la ville qu’il avait aimée et pour laquelle il avait gardé toute son affection ».

   Le jour même de sa mort le 17 mai 1925, Alexandre Ponnelle fut proclamé Maire. A cet instant, Pierre Rinquin entrait dans l’histoire de la ville.  

                Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 20 mai 2007)

 

Par Arnaud Willay - Publié dans : Personnalités béthunoises
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Jules-grevy.jpg Dimanche dernier, le suffrage universel a désigné le sixième président de la cinquième République. Nul doute que celui qui prendra se fonctions le 16 mai prochain a reçu de nombreux messages de félicitations. C’était le cas pour Jules Grévy à la fin du 19ème siècle.

   « Sur la proposition de Monsieur Dupuich, le conseil municipal, prenant la plus vive part à l’élan patriotique soulevé dans la nation presque toute entière par l’élection de Monsieur Jules Grévy à la présidence de la République décide à l’unanimité d’adresser au nouveau Président  la dépêche suivante : la municipalité et le conseil municipal républicain de la ville de Béthune ont l’honneur de présenter à Monsieur Jules Grévy….les respectueux hommages de leurs félicitations et de leur dévouement ». Cette délibération prise le 2 février 1879 par le Maire Hurbiez saluait l’élection de Jules Grévy le 30 janvier 1879. En effet après Charles Dellisse Engrand qui fut battue en 1878, des municipalités républicaines allaient se succéder à Béthune parmi lesquelles celle dirigée par Aristide Hurbiez. A cette époque, la ville se transformait avec l’ouverture de nouvelles rues : le renouvellement urbain était en marche.

   Sur le plan national, le prédécesseur de Grévy, Maurice de Mac-Mahon, connaissait quelques difficultés. Celui qui fut le troisième président de la République française s’était vite trouvé en difficulté face à la montée des républicains et la défiance du Parlement.

Devant affronter cette situation de défiance, Mac-Mahon démissionna. Jules Grévy,  républicain modéré fut élu par les parlementaires. En effet, en 1879, la désignation du chef de l’Etat ne s’effectuait pas au suffrage universel direct comme c’est le cas actuellement.  

   Celui qui favorisa l’éclosion d’une République parlementaire fut très attaché aux idéaux de paix. En politique intérieure, il a garanti les droits du parlement. Le Parlement composé de la Chambre des députés et du Sénat devient le pouvoir dominant.

   Contrairement à Patrice de Mac-Mahon, Sadi Carnot, Raymond Poincaré, Charles De Gaulle et François Mitterrand, Grévy ne serait jamais venu à Béthune. D’ailleurs, aucune rue béthunoise ne porte son nom !

 

          Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 13 mai 2007) 

 

Illustration : Jules Grévy, Président de 1879 à 1887.

Par Arnaud Willay - Publié dans : Histoire politique
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IMG-2491.JPG Dans deux jours, toutes les communes de France commémoreront la fin de la seconde guerre mondiale. Béthune qui s’apprête à commémorer le 62ème anniversaire de cet événement n’avait pas oublié le 30ème anniversaire…en 1975.

   Le 8 mai 1945, la seconde guerre mondiale se termine officiellement au lendemain de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. 30 ans après, la cité de Buridan n’a pas manqué de célébrer l’anniversaire de cet événement qui marquera à jamais le continent européen. Une célébration nécessaire quand on sait que Béthune a particulièrement souffert de l’occupation allemande et de l’installation d’une kommandantur.

   En 1975, la ville libérée le 4 septembre 1944 a donc pour marquer l’événement voulue honorer la mémoire d’un ancien résistant. Le jeudi 8 mai 1975, la ville avait prévue l’inauguration de la place du capitaine Michel, ancien chef du réseau Sylvestre-Farmer. Pour l’occasion, le consul Général de Grande-Bretagne Wilcox a honoré cette manifestation de sa présence.

   Le réseau Sylvestre est un réseau de résistance qui a opéré dans la région entre 1942 et 1945 et fondé par Michael Trotobas connu dans la clandestinité sous le pseudonyme de « capitaine Michel ».

   Le site Internet de la Fondation de la résistance nous livre des indications précieuses sur le résistant. Ce militaire anglais est engagé dans le corps expéditionnaire anglais dès 1940 pour faire face à l’invasion de la Belgique et du nord de la France. Il devient agent d’un organisme anglais qui constituait des réseaux clandestins pour lutter contre les occupants allemands. Il fut chargé d’organiser un réseau dans la région Nord Pas de Calais. C’est dans ce contexte qu’il s’engagea dans le réseau Sylvestre-Farmer. Ce réseau était en autre chargé de faire dérailler des trains de munition allemand sur la ligne Lens-Béthune. En novembre 1943, il fut abattu par des policiers allemands.

   La place du capitaine Michel inaugurée en 1975, qui existe encore aujourd’hui, témoigne de la volonté de la municipalité d’honorer la mémoire des anciens résistants. En célébrant tous les ans l’anniversaire du 8 mai, les villes françaises honorent les Hommes qui ont résisté à l’oppression allemande. Un devoir de mémoire plus que jamais nécessaire.

            Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 6 mai 2007)

 Illustration : plaque comémorant la mémoire du capitaine Michel

Par Arnaud Willay - Publié dans : Avenues, rues et places béthunoises
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L'article de la semaine

" En 1884, l'intervention malheureuse d'un député pour le maire "

 

Le feuilleton de l'été 2011

Episode 23: "En 1930...un Hôtel de Ville qu'il fallait meubler"  

Béthune : les grandes dates

GRAND PLACE BLOG 


1188
 : naissance de la confrérie des Charitables

 

1346 : première construction du beffroi

 

1750 : construction de l’hôtel de Beaulaincourt

 

1810 : Visite de Napoléon Ier

 

1815 : passage de Louis XVIII

 

1862 : le beffroi classé aux Monuments historiques

 

1916 : Visite du Président Raymond Poincaré

 

1918 : destruction du centre ville

 

1919 : Béthune reçoit la Croix de la Légion d’honneur

 

1927 : inauguration de l’église Saint Vaast

 

1928 : inauguration du monument aux morts

 

1929 : inauguration de l’Hôtel de ville et de la Chambre de commerce

 

1944 : libération de Béthune

 

1945 : visite du Général De Gaulle

 

1951 : inauguration du Carillon

1959 (25 septembre) : visite de Charles de Gaulle, Président de la République

1961 : inauguration de l’usine Firestone

 

1964 : inauguration de l’avenue Kennedy


1970 (27 mai) : inauguration de l'usine Cutler-Hammer (Zone industrielle A) 

1972 (11 janvier) : venue de Albin Chalandon, Ministre de l'équipement

1972 (17 juin) : inauguration de l'I.U.T. par le secrétaire d'Etat à l'éducation nationale 

1974 (29 septembre) : inauguration de la piscine par Roger Poudonson, secrétaire d'Etat à la fonction publique

 

1983 : inauguration de la Sous-préfecture


1984 (2 juillet) : arrivée de la 4ème étape du Tour de France

1986 (6 juin) : inauguration de la salle Olof Palme (La rotonde)

 

1987 (22 juin) : inauguration de la galerie des treilles 

 

1988 : visite du Président François Mitterrand

 

1989 (17 janvier) : Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à l'action humanitaire à Béthune

 

1992 (19 décembre) : inauguration de la gare

 

1995 (26 janvier) : inauguration du siège national des Voies Navigables de France

 

2001 : la Mairie classée à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques

2005 : le beffroi classé au patrimoine mondial de l'UNESCO

2009 (4 décembre) : venue de Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture

 

2011 : Béthune, Capitale Régionale de la Culture

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