Monuments béthunois

Un repas copieux…Indispensable pour fêter dans quelques jours la nouvelle année. Si vous manquez d’idées, n’hésitez pas à vous inspirer de ce menu proposé en 1958 par l’Hôtel Bernard, en face de la gare.

 

   Béthune, 1er janvier 1958, vous y étiez peut-être ? Nombre de béthunois ont pu se rendre à l’Hôtel Bernard pour profiter du menu gastronomique de la nouvelle année. En entrée, vous pouviez déguster de la croute landaise au foie gras, du gratin de langouste à l’armoricaine, de la tête de veau sauce tartare. Pour le plat principal : canard à l’orange, dindonneau rôti belle époque ou filet de charolais rôti. 

   Si l’aspect culinaire est intéressant, le passé de cet hôtel de la gare peut aussi vous mettre l’eau à la bouche. Un passé qui remonte à 1861, date de sa création. Avant d’être repris par la famille Bernard, de nombreux propriétaires se sont succédés parmi lesquels Georges Weus et Jean Baptitse Leclercq. Au cours de son histoire, cet hôtel s’est agrandi et modernisé. C’est en tout cas l’un des premiers bâtiments aperçu par les voyageurs qui s’arrêtent en gare de Béthune. 

             Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 27 décembre 2009)

 

Par Arnaud Willay - Publié dans : Monuments béthunois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

BEAULAINCOURT NOEL 9Il ne vous reste que quelques jours pour admirer à l’Hôtel de Beaulaincourt le village du père Noël. Un décor féerique chargé d’histoire.

 

   Les origines à Béthune de l’Hôtel de Beaulaincourt sont largement connues. Ce bâtiment édifié à la moitié du XVIIIème siècle est un exemple de l’architecture de style Louis XV. Un édifice construit grâce à l’action d’Alexandre de Beaulaincourt, comte de Marles et seigneur de Labeuvrière qui fut aussi Maire de Béthune. L’originalité du bâtiment est son emplacement à l’angle de deux rues : la rue du tribunal et la rue Sadi Carnot. Une appellation présidentielle décidée par le conseil municipal du 24 juin 1894.

    Il est important de noter que cet ancien hôtel particulier constitue un témoignage remarquable d’une époque : le XVIIIème siècle. En effet, sa construction s’inscrit dans un contexte historique où les hommes se préoccupaient de se trouver bien chez eux avec un souci de recevoir correctement leurs invités. Une préoccupation qui s’est traduite par l’apparition de boiseries ou de cheminées abaissées surmontées de grandes glaces. Une cheminée que vous pourrez découvrir dans le salon boisé et qui sera peut-être utilisée par le père Noël dans quelques jours.

            Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 19 décembre 2009) 

Par Arnaud Willay - Publié dans : Monuments béthunois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Le 24 novembre, vos boîtes aux lettres resteront peut-être désespérément vides. En effet, cinq syndicats ont appelé à la grève contre le projet de loi transformant le statut de la poste en société anonyme. La Poste de Béthune, parlons-en.

 

   Vous le fréquentez, mais connaissez-vous l’histoire du bureau situé place Joffre ?  C’est le 15 mars 1961 qu’a été effectuée sur cette place la pose de la première pierre de l’Hôtel des postes. Et, c’est le Préfet Robert Cousin qui s’est prêté à l’exercice devant un parterre de personnalités du monde politique et économique. Il faut dire qu’au début des années soixante, la construction d’un bureau était perçue comme un symbole d’une attractivité retrouvée pour Béthune.

   Mais, l’histoire de la poste à Béthune ne date pas du début des années soixante. Déjà, le 7 mars 1924, le conseil municipal examinait la question de la construction d’un nouvel Hôtel des postes, six années après la fin de la guerre. Le Maire Jules Senis constatait devant le conseil que le bureau existant avant 1914 « était non seulement insuffisant par sa surface » et que suite aux dégâts occasionnés par la guerre « il présentait un danger permanent pour la sécurité des employés des services et du public ». Déjà, en 1924, les politiques montraient un certain attachement au le service public postal.

        Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 22 novembre 2009)

Par Arnaud Willay - Publié dans : Monuments béthunois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

C’est aujourd’hui 21 juin que vous pouvez fêter la musique…décibels assurées sur la Grand Place et dans les cafés. Il y a un autre lieu à Béthune que l’on peut associer à la musique, c’est le jardin public…et son kiosque.   

   Un kiosque à musique…on en parlait déjà au XIXème siècle à Béthune. Le 5 décembre 1875, la ville décidait la construction d’un kiosque sur la petite esplanade (actuelle place Foch) pour la musique de la ville et de la garnison. Quelques mois plus tard, le Maire fait observer lors du conseil municipal du 15 avril 1876 « qu’il serait préférable de transporter le kiosque en un point marqué au jardin public, en ayant soin toutefois de lui assigner un plus grand diamètre ».

   C’est le 12 février 1883 que le Maire Oscar Dupuich adopte les devis et le cahier des charges pour la construction du kiosque du jardin public. Un kiosque qu’il voulait semblable à celui du jardin de la pépinière à Nancy. Ce sont d’ailleurs des constructeurs nancéens, messieurs Zimmermamn, Vérin et Schertzer, qui furent chargés de son édification.

   A la fin du XIXème siècle, dans un contexte historique marqué par la Belle Epoque, les concerts et festivals de musique s’enchainaient à Béthune. La musique du 73ème Régiment d’infanterie, les concerts qu’il organisait marqueront à jamais le passé de la ville…et de son kiosque. A Béthune, on aimerait que toutes les histoires se terminent sur…une bonne note !

           Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 21 juin 2009)

Par Arnaud Willay - Publié dans : Monuments béthunois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

  

En pleine fête de pâques, vous profiterez de ce long week end pour déguster, avec modération, les cloches en chocolat. Des cloches qui constituent un des symboles de cette fête chrétienne. Et pourtant, la cloche n’a pas toujours était synonyme de plaisir….surtout chez les béthunois résidant près du beffroi. 

   A la fin du XIXème siècle, autour du beffroi datant lui du XIVème siècle, les habitants dénonçaient les tintements de la cloche du beffroi. Voila ce que l’on pouvait découvrir en parcourant la retranscription de la séance du conseil municipal datée du 7 novembre 1874, conservée aux Archives municipales : « depuis bien longtemps, nombre d’habitant ont signalé les tintements désagréables et funèbres de notre vénérable beffroi…cette triste sonnerie imitant le tocsin supprimée vers 1870 par mesure municipale, rétabli depuis, vient de nouveau, par son tintement lugubre, lent et mesuré sur une seule note uniforme et monotone frapper l’oreille des habitants.. » peut-on lire. 
    Il était proposé à l’administration dirigée par Charles Dellisse-Engrand de « modifier avantageusement cette sonnerie d’alarme qui surprend jusqu’à l’étranger voyageur… ». Force est de constater que cet appel lancée en 1874 a été entendu.    Aujourd’hui, le beffroi ne cesse de se faire entendre avec une mélodie certes plus agréable. Décidemment, qu’elles que soient les époques, le beffroi ne laissera jamais indifférent. 

          Arnaud WILLAY (parution dans la Voix du Nord, le 12 avril 2009)

Par Arnaud Willay - Publié dans : Monuments béthunois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

C’est ce matin à 3 heures qu’est intervenu le passage à l’heure d’hiver. A Béthune, l’horloge du beffroi reculera d’une heure…Une horloge qui a déjà fait couler beaucoup d’encre. Morceaux choisis au XIXème siècle dans les registres des délibérations du conseil municipal.
   Si le beffroi qui a traversé les siècles est bien connu des béthunois, l’histoire de son horloge mérite quelques éclaircissements. En 1866, il était question d’éclairer le cadran durant la nuit.

   Le 10 novembre 1864, Charles Dellisse Engrand, Maire, exposait qu’il avait déjà été question d’organiser au beffroi un système d’éclairage qui permit de distinguer l’heure après la tombée du jour. Pour des raisons financières, le conseil pensait convenable de se borner à éclairer la façade qui regarde l’Hôtel de ville. C'est que l’installation d’un cadran de nuit n’était pas une mince affaire.

   Le rapporteur de la commission pour l’installation d’un tel dispositif s’exprimait ainsi lors du conseil du 16 novembre 1866 : « le beffroi de la ville a été choisi…comme étant l’emplacement le plus favorable à l’établissement d’un cadran éclairé la nuit...la dépense nécessitée par ce travail s’élèverait à environ deux mille francs.. ». En estimant au final que l’installation du cadran n’était pas urgente, le Maire considérait qu’il avait dans cette affaire d’horloge…du temps à perdre.

           Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 26 octobre 2008)

Par Arnaud Willay - Publié dans : Monuments béthunois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

   Histoire de l’écriture, de la batellerie….l’Hôtel de Beaulaincourt accueille nombre de manifestations pour ces journées du patrimoine. Un monument qui constitue à lui seul un patrimoine à admirer sans modération.  

   Son architecture interpelle. L’Hôtel de Beaulaincourt date du milieu du XVIIIème siècle. C’est au siècle des lumières, marqué par la Révolution française, que Philippe Alexandre de Beaulaincourt, Comte de Marles fait reconstruire l’édifice. Un Hôtel à l’architecture remarquable qui comporte de vastes sous sols voûtés d’ogives. Les obus de la Grande Guerre ayant dévasté le centre-ville, Béthune ne conserve plus beaucoup de souvenirs dans la pierre de cette époque.

   Plus que l’histoire ancienne, c’est l’histoire contemporaine de cet Hôtel confisqué à la Révolution et longtemps utilisé comme tribunal qui ravivera la mémoire de nombre de béthunois. Une histoire récente qui s’est principalement écrite dans les années 1970. C’est en tout cas ce que laisse penser le bulletin municipal de 1971 qui consacre quelques pages et autant de photos à l’édifice …

   Souvenez-vous de la volonté de transformer cet Hôtel en musée. C’était en tout cas la volonté exprimée en 1971 par Philippe Decroix, Président de l’association des Amis du musée dans le bulletin municipal : « Maître Pad, Maire de Béthune, obtient le vote unanime de la municipalité (séance du 2 mars 1970) pour l’attribution au futur musée de l’Hôtel de Marles-de-Beaulaincourt ». Quarante ans après, l’Hôtel de Beaulaincourt et le Musée sont tous les deux à visiter…mais pas à la même adresse.

          Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 21 septembre 2008)

Par Arnaud Willay - Publié dans : Monuments béthunois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Beffroi-1.JPG Durant les travaux du parking souterrain, l’horloge du beffroi est restée désespérément figée à 9H15 à la grande surprise de nombreux béthunois. Déjà, au 19ème siècle, l’horloge faisait l’objet de toutes les attentions. 
    La question était suffisamment importante pour être inscrite à l’ordre du jour du conseil municipal du 3 novembre 1877, à l’époque où Charles Dellisse Engrand était Maire. Celle de transformer l’ancien cadran du beffroi en un cadran éclairé. En effet, « à l’occasion de la réparation de l’horloge du beffroi, Monsieur le Maire avait demandé à M. Beignet, horloger mécanicien ce que coûterait un cadran éclairé permettant de voir l’heure la nuit ». 
    Quelques mois auparavant, le 14 juillet 1877, le conseil vota un crédit et confia à Eugène Beignet, horloger mécanicien et fournisseur de la ville de Paris le soin de restaurer l’horloge du beffroi. Des horloges qui dateraient de la même époque que le beffroi de Béthune. 
    En effet, les premières horloges mécaniques seraient apparues au XIVème siècle. Au début, elles sonnaient les cloches et n’avaient pas de cadrans. Au XIXème siècle, l’industrialisation de l’horlogerie permettra à tous de posséder une horloge ou une pendule. D’ailleurs l’uniformisation du temps est devenu une nécessité à cette époque avec le développement du chemin de fer. La maîtrise du temps va avoir un intérêt certain dans les usines dans le contexte de la Révolution industrielle (mesure du temps de travail et de la productivité). 
    Dans son livre des beffrois et des hommes, Marie-Lavande Soleille Laidebeur insiste dans un chapitre consacré à l’horloge sur le rôle économique qu’elle pouvait avoir : « Les beffrois ont joué un rôle déterminant dans la structuration du temps. Pour les marchands, l’organisation de la cité et d’un réseau commercial à longue distance va imposer de compter le temps…le temps se renouvelle : il devient mesuré, orienté et perceptible. Il acquiert une valeur marchande ». 
    Il n’est donc pas étonnant de voir à côté du beffroi de Béthune, que les autres tours médiévales de la région possèdent une horloge : les beffrois d’Arras, Calais et de Dunkerque sont des exemples significatifs.

             Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 19 août 2007)

Par Arnaud Willay - Publié dans : Monuments béthunois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Même en regardant le ciel ce week-end, vous ne les apercevrez pas ! Les cloches sont pourtant souvent évoquées à l’occasion de la célébration de cette fête chrétienne qu’est Pâques. En feuilletant le grand album du passé de Béthune, vous avez un peu plus de chances de tomber sur elles.

 

   Le 8 juillet 1951, un petit livret illustré est vendu 50 francs aux béthunois à l’occasion de l’inauguration du Carillon. La dernière page rappelait à la population les difficiles heures de la première guerre. En effet, sur cette illustration on pouvait découvrir une cloche broyée, retrouvée dans les décombres au pied du beffroi et conservée en 1951 à l’Hôtel de ville. Cette cloche est présentée comme un objet témoignant de la dureté des années de guerre entre 1914 et 1918.

   Les cloches furent utilisées comme des instruments de musique organisés en carillon. Surtout présentes dans les églises et les cathédrales, les cloches font aussi leur apparition dans les beffrois.

   En effet, on ne peut pas évoquer le passé du beffroi de Béthune, sans parler des cloches. La ville aurait placé dès 1546 un accord de 6 cloches que Charles Quint compléta avec d’autres cloches provenant de Thérouanne.

   Ces vieilles cloches furent remplacées par un carillon de 36 cloches en 1773. Un carillon qui disparu lors des bombardements de 1918. Le nouveau carillon inauguré le 8 juillet 1951 était composé à en croire le livret distribué à l’époque «  de 35 cloches et clochettes pure comme le cristal, harmonieuses et sonores, d’une justesse incomparable ».

   Le géant de pierres n’était pas le seul à faire chanter les cloches. Le beffroi de Bruges avait avant le XVIème siècle des cloches actionnées manuellement. Dès le 13ème siècle, Tournai possédait son beffroi dans lequel étaient installées deux cloches. Que ce soit à Béthune ou en Belgique, les cloches avaient plusieurs fonctions : signaler l’ouverture et la fermeture des portes de la ville, indiquer le début et la fin du temps de travail, annoncer fêtes et manifestations dans la cité. En ce dimanche de pâques, on peut donc s’attendre à entendre sonner les cloches…..

 

            Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 8 avril 2007)

Illustration : du haut du beffroi, vous apercevrez peut être les cloches de pâques.

Par Arnaud Willay - Publié dans : Monuments béthunois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Depuis le 17 mars, l’exposition « Architecture Béthune » est visible dans le hall de l’Hôtel de ville. Peut être que dans notre édition du 25 mars 2050, les architectes de la piscine, de la halle, du cinéma ou de la patinoire seront mis à l’honneur. Pour l'heure, les béthunois admirent depuis longtemps le travail de Louis-Marie Cordonnier.

 

   Si les projets des architectes Alain Sarfati, Rudy Ricciotti, Francis Soler, Paul Chemetov…ne seront achevés que dans quelques mois, celui de Louis Marie Cordonnier est bel et bien visible depuis des années. En effet, avec Jacques Alleman, Cordonnier a été un des architectes de la reconstruction de Béthune après 1918.

   Natif du Nord, Louis Marie Cordonnier (1854-1940) a croisé après la première guerre mondiale la route de Béthune. En effet, c’est lui qui fut retenu pour édifier la monumentale église Saint Vaast, inaugurée en 1927, qui se dresse à deux pas du beffroi. Celui qui fut élève de l’école des Beaux arts de Paris a été lauréat de plusieurs concours internationaux. Il édifia les hôtels de ville de Loos, Dunkerque, les églises de Merville et Caudry.

   Il joua un rôle majeur dans la reconstruction de la cité de Buridan. Avant de se tourner vers l’architecte nordiste, Béthune avait réfléchie au financement de la reconstruction de son édifice religieux. L’idée était d’instaurer une coopérative de reconstruction des églises en demandant aux communes une adhésion provisoire. En juillet 1921, la coopérative des Eglises du diocèse d’Arras est créée. En 1921, Béthune était déjà très attachée à Cordonnier. En effet, la ville avec son Maire Jules Senis décida d’adhérer à cette coopérative à condition que « Monsieur Cordonnier, déjà désigné par la ville, soit maintenu comme architecte chargé de la reconstruction de l’Eglise Saint Vaast ». (Délibération du conseil municipal du 23 juin 1921).

   Au final, Cordonnier n’est-il pas le mieux placé pour parler de son projet ? Cité par Emilie Picavet dans son mémoire de maitrise sur la reconstruction de Béthune, il explique son sentiment sur Saint Vaast : « j’ai cherché à rendre aussi bien aux béthunois qu’aux habitants des environs, l’illusion des heureuses réalités de l’avant guerre et à restaurer non pas seulement un édifice qui ne manquait pas d’intérêt mais un pays auquel les souvenirs d’autrefois rattachaient les fibres si vibrantes de ses habitants pour leur petite patrie ».

              Arnaud Willay (parution dans La Voix du nord, le 25 mars 2007)

Par Arnaud Willay - Publié dans : Monuments béthunois
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Images aléatoires

  • gif_HOTEL_20DE_20BEAULAINCOURTw.gif
  • HOTEL-DE-BEAULAINCOURT_3235.jpg
  • Image4.jpg

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés