Cher(re) Visiteur(se),
"Chacun fait à un moment ou à un autre de sa vie, sa rencontre avec l'Histoire" (Pierre Miquel, lettre ouverte aux bradeurs de l'histoire).
Ma rencontre avec l'Histoire s'est faite en 1994, au moment où je débutais mes études à la fac d'histoire.
Depuis avril 2002, mes articles historiques sont publiés dans le journal La Voix du Nord. Ces articles, sur l'histoire de Béthune s'inspirent pour la plupart de l'actualité locale, nationale ou internationale.
J'ai donc réalisé ce blog afin de partager ma passion pour l'Histoire et faire réagir ceux qui voudront bien s'y attarder à l'actualité au sens le plus large du terme.
Bonne lecture,
Arnaud WillayPour me contacter :![]()
- 9 janvier 2009, France Bleu Nord : "émission 'au coeur de la région" animée par Julien WZOREK consacrée à la ville de Béthune. Cliquez ici pour découvrir la retranscription de l'entretien.
Vous y étiez ? Hier, la salle Henri Louchart accueillait le forum des associations sportives. Le sport, on en parlait déjà à Béthune en 1969. A l’époque, les sportifs béhunois pouvaient s’entraîner dans une salle toute neuve.
Le directeur départemental de la jeunesse et des sports avait fait le déplacement. Un directeur qui a dit sa fierté de « voir cette salle de sports qui est la plus belle salle du Pas-de- Calais ».
Une impression positive partagée par la population. Il faut dire que l’inauguration de la salle des sports du centre sportif, le samedi 3 mai 1969, a marqué les béthunois. Des sportifs qui allaient enfin pouvoir bénéficier d’un équipement de qualité, quelques mois avant l’inauguration officielle du centre sportif, en octobre 1969.
Si les travaux débutèrent en 1966, le passé de cette salle ou plutôt l’histoire du terrain qui l’accueille remonte à 1929. Un lieu qui servait aux manœuvres du 73ème Régiment d’infanterie.
En effet, c’est le 19 mars 1929, que le conseil réuni en séance extraordinaire décidait
l’acquisition de ce terrain dit du champ de mars. La surface acquise par la ville était de plus de 4 hectares, soit 40 529 mètres carrés. Quarante ans plus tard, la ville la dédiait à la pratique
sportive.
Arnaud WILLAY (parution dans La voix du Nord, le 6 septembre 2009)
Ecoliers, collégiens ou lycéens, la rentrée scolaire, c’est cette semaine. La question des effectifs par classe sera posée comme lors de la rentrée en 1963.
8292 élèves dans l’enseignement public en 1963. Un chiffre qui symbolisait la hausse des effectifs dans les écoles béthunoises. Alors, quels sont les établissements qui accueillaient le plus d’élèves au début des années soixante ? Avec 987 élèves, le groupe scolaire Buisson (primaires garçons et filles, maternelle) était en tête du classement, devançant de peu le groupe Michelet. Un établissement regroupant 929 élèves (collège, primaires garçons et filles, maternelle).
Mais, au-delà de la question des effectifs scolaires, la construction d’un nouveau bâtiment
marquait l’année 1963. En effet, c’est le 26 juillet que le conseil approuva le projet de création d’un lycée technique d’Etat. Un projet qui datait de 1958, date à laquelle la ville a été
informée que la Commission Nationale du Plan d’équipement scolaire avait choisi Béthune comme lieu d’implantation d’un établissement. Une décision qui a eu pour conséquence d’augmenter un
peu plus les effectifs béthunois.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 30 août 2009)
Il a
eu droit à une avenue longue de 950 mètres qui vous conduit de la gare au rond-point Saint-Pry. Alphonse Juin, maréchal de France, est même venu dans la cité de Buridan en 1959.
C’est le 16 mars 1967 qu’une délibération efface de la carte l’avenue de Bruay pour la renommer avenue du maréchal Juin. Un maréchal disparu le 27 janvier 1967.
Sept mois plus tard, le 8 octobre 1967, l’avenue fut inaugurée en même temps que la rue de Courtrai. Dans son discours, le Maire Henri Pad n’a pas manqué de rendre hommage à « un grand soldat, membre de l’académie française…soldat et chef, il devait de 1913 à 1942 franchir tous les grades militaires jusqu’à celui de Général d’armée...il se retira après la victoire de 1945 à laquelle il avait largement participé ».
Béthune n’avait pas oublié que le maréchal était venu dans la cité de Buridan le 27 janvier 1959 afin de donner une conférence sur les problèmes de sécurité dans le monde. Une venue qui n’est pas passé inaperçue car le préfet du Pas-de-Calais Robert Cousin s’était spécialement déplacé.
Pas moins de 700 personnes étaient venus écouter son point de vue sur l’évolution des doctrines en
matière de sécurité. Un point de vue forcément pertinent pour celui qui assura le commandement interallié des forces terrestres du secteur Centre-europe de l’OTAN.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 29 août 2009)
Cette rue
qui s’étend sur 250 mètres de la rue Lamendin à la place Pasteur longe l’école Pasteur. La ville ne pouvait pas imaginer meilleur endroit pour rendre hommage à Juvénal Bienaimé.
Un hommage surtout souhaité par les anciens élèves de l’école Pasteur. Ils avaient interpellé la municipalité pour qu’une rue porte le nom de Juvénal Bienaimé, ancien directeur de l’établissement. C’est en 1881 qu’il débuta sa carrière dans l’enseignement avant d’être nommé directeur de l’école en 1896. Un poste qu’il occupa durant 26 ans. Une carrière commencée au début des années 1880 dans un contexte lié aux votes des lois Ferry instaurant une école gratuite, laïque et obligatoire.
Le souhait exprimé par les anciens élèves dans les années trente a vite été relayé par le maire Alexandre Ponnelle. Il fit adopter par le conseil municipal du 17 juillet 1937 une délibération en ces termes : « l’ancienne rue de Catorive reprendrait son nom et la fraction de cette rue comprise entre la place Pasteur et la rue de Lillers prendrait le nom de Juvénal Bienaimé ».
Sa retraite en 1933 ne fut pas synonyme de repos. En effet, Juvenal Bienaimé aimait s’occuper de
la bibliothèque communale et reconstituer les actes d’état civil des communes dévastées. Une activité que l’on imaginait très prenante mais ô combien passionnante.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 28 août
2009)
Avec la reprise du championnat, les passionées de football se rendront bientôt dans un stade pour supporter votre équipe favorite. Le Stade béthunois a débuté hier sa saison au stade municipal contre Loos-en-Gohelle. Un stade ouvert il y a soixante-quinze ans.
C’était un dimanche, le 19 août 1934, qu’a eu lieu l’ouverture officielle du stade municipal. Une cérémonie placée sous la présidence du Sous-préfet Henry Chavin et du Maire de Béthune Alexandre Ponnelle.
Les fêtes d’ouverture du stade se sont déroulées devant plusieurs milliers de personnes. La rencontre entre le stade béthunois et le Football Club de Mulhouse constituait le point d’orgue de cette journée populaire et festive.
16h30…les deux équipes foulent la pelouse. Les béthunois sont en bleu foncé, les visiteurs en
maillots rouges. Des alsaciens qui l’emportèrent sur le score sans appel de 7 buts à 3. Avant de pénétrer sur le terrain, les mulhousiens furent reçus à l’Hôtel de ville, où Alexandre Ponnelle ne
manqua pas de signaler qu’ils étaient « parmi les équipes les plus en vue des clubs français ». Il fallait bien cela pour l’ouverture d’un stade qui a fait rêver des
générations de footballeurs béthunois.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 23 août 2009)
Les éléves qui fréquentent le collège Georges Sand, le Groupe scolaire Sainte-Famille ou le lycée Blaringhem l’emprunteront à coup sûr. A quelques semaines de la rentrée,
l’occasion de revenir sur le passé de la rue Marcelin Berthelot qui s’étend sur 600 mètres de la place Saint Eloi à la place du maréchal Joffre.
« Le conseil municipal décide de dénommer rue Marcelin Berthelot, la rue du détour, dans laquelle est érigé le nouveau collège de jeunes filles, pour honorer la mémoire du grand savant et du profond penseur et de donner un témoignage de reconnaissance envers Monsieur Léon, recteur de l’académie de Lille, qui a beaucoup contribué à la création du collège de jeunes filles, parent de Monsieur Berthelot… ». La délibération prise par Jules Senis le 20 mai 1910 ne pouvait pas être plus explicite. Si les raisons de la dénomination de la rue sont claires, on peut s’interroger sur la vie de Marcelin Berthelot.
Ce chimiste et essayiste français (1827-1907) est aussi un homme politique qui aura marqué son
époque. Il occupa plusieurs postes ministériels en tant que Ministre de l’instruction publique et Ministre des affaires étrangères. Et, si vous désirez en savoir plus sur ce scientifique,
plongez-vous dans son Traité de calorimétrie chimique publié en 1893. De quoi terminer vos vacances avec un peu de lecture et préparer efficacement la rentrée scolaire.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 21 août 2009)
Outrebon à Béthune évoque Edouard Outrebon, fondateur des établissements du même nom, spécialisés dans l’horlogerie, les bascules aequitas, la scierie et les sacs en papier. On peut aussi parler de la rue Alphonse Outrebon, proche de la gare et du pont Mendès France.
Les délibérations du conseil municipal sur la dénomination des rues de la ville sont souvent adoptées à l’unanimité. Ce n’était pas le cas pour celle prise le 28 janvier 1910, date à laquelle l’assemblée municipale décidait de donner le nom d’Alphonse Outrebon à une rue de 200 mètres. C’est le conseil d’administration de la compagnie des sapeurs pompiers qui a émis le vœu que ce nom soit choisi en hommage à cet ancien capitaine commandant de la compagnie.
Il fut aussi
conseiller municipal pendant 26 ans. C’est le 21 janvier 1878 qu’il assista à son premier conseil. Des raisons qui militaient pour l’attribution de son nom à une rue de la
cité. Insuffisantes pour le conseiller municipal Rey estimant en pleine séance «qu’il a été récompensé par des distributions honorifiques des services rendus comme élu et pompier.
Il n’a pas fait acte de philanthropie comme certains généreux donateurs… ». Des arguments peu convaincants pour ses collègues qui votèrent avec le Maire en faveur d’Alphonse
Outrebon.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 20 août
2009)
Vous empruntez cette longue artère de 1910 mètres si vous travaillez dans la zone industrielle. Pour les sportifs se rendant à la gare d’eau, l’avenue Kennedy est incontournable. Mais connaissez vous la date de son inauguration ?
C’est dans un climat que l’on imagine emprunt de solennité que les conseillers municipaux ont adopté à l’unanimité le 11 décembre 1963 la délibération de dénomination de l’avenue Kennedy en ces termes : « la commission plénière a décidé de vous proposer de donner à l’actuelle rue d’Estaires le nom d’avenue du Président Kennedy ».
Si l’avenue évoque le souvenir de John Fitzgerald Kennedy, 35ème Président américain assassiné à Dallas, elle a depuis les années 1960 une importance stratégique pour l’économie béthunoise. En effet, elle mène à la zone industrielle, poumon économique de la cité. Une zone qui a vu dans l’implantation d’usines comme Firestone, Benotto ou Cutler Hammer.
Dans ce contexte, l’inauguration de cette artère dont le maire Henri Pad voulait qu’elle soit la
plus belle de la ville paraissait inévitable. Une cérémonie qui s’est déroulée le 24 mai 1964. Une inauguration qualifiée par Alexandre David, attaché commercial de l’ambassade des Etats-Unis, de
« très belle cérémonie dont tous les détails étaient parfaitement mis au point ».
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 18 août 2009)
En ce mois d’août marqué par des températures estivales, le centre aquatique est l’endroit idéal pour trouver de la fraîcheur. Avant ce centre, une piscine municipale a fait le bonheur de générations de béthunois. Retour sur le passé de cette piscine disparue, histoire de vous rafraîchir un peu…les idées.
Quinze mois après son ouverture le 17 juin 1973, Béthune a inauguré sa piscine en présence de Roger Poudonson, secrétaire d’Etat à la fonction publique. Lors de la cérémonie, le 29 septembre 1974, le ministre vantait les mérites « d’un équipement remarquable adapté aux besoins d’une ville en pleine expansion. Cet équipement rayonnera au-delà du Grand Béthune… ».
Alors, quelles étaient les caractéristiques de cette ancienne piscine située au centre sportif, rue Fernand Bar ?
Les béthunois pouvaient profiter d’un bassin olympique de 50x20 dont la profondeur variait de 1m80
à 2m27. Un bassin d’apprentissage de 50x20 ainsi qu’un pataugeoire étaient prévus. Dans le bulletin municipal de 1974, on pouvait lire que « malgré la charge financière nouvelle qu’elle
représente pour la ville, cette réalisation apporte au patrimoine commun une valeur incontestable ». Une réflexion qui pourrait s’appliquer à l’actuel centre aquatique imaginé par
l’architecte Alain Sarfati.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix
du Nord, le 16 août 2009)
Une rue dont la plaque nous donne des indications, c’est rare à Béthune. La rue Robert Henneton qui s’étend sur 90 mètres est une exception. On la lisant, on y apprend que ce résistant a été fusillé par les nazis le 31 juillet 1942.
Il y a cent un ans, Béthune voyait naître le 15 août 1908 celui qui deviendra un héros de la résistance. A sa naissance, Robert Léon Charles Henneton habitait rue des treilles. Son père Charles exerçait la profession de marchand Boucher et sa mère était sans profession. Que retiendra t-on de son action ?
On sait qu’il donnait des soins au prisonnier du camp de Béthune et convoyait des évadés et des anglais en zone libre. Robert Henneton restera un nom qui marquera à jamais l’histoire de la résistance à Béthune. Une résistance utile quand on sait que les béthunois ont durement soufferts de l’occupation allemande. Le résistant béthunois n’échappa pas à l’arrestation le 18 juin 1941, rue Boutleux. Les circonstances de celle-ci sont connues. En effet, à cette date, dans le cadre d’un coup de filet, les allemands l’arrêtent au café Piessés avec d’autres noms de la résistance béthunoise comme le docteur Dhénin.
En 1956, le gouvernement de Guy Mollet attribuait la Croix de la légion d’honneur à titre posthume
au lieutenant Henneton. Une récompense en forme d’hommage pour ce résistant fusillé par les Allemands à Marquette-lez-Lille trois ans avant la fin du second conflit mondial.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 13 août
2009)
" 1877 : des saltimbanques et marchands forains sans emplacements ?"
1188 : naissance de la confrérie des Charitables
1346 : première construction du beffroi
1750 : construction de l’hôtel de Beaulaincourt
1810 : Visite de Napoléon Ier
1815 : passage de Louis XVIII
1862 : le beffroi classé aux Monuments historiques
1916 : Visite du Président Raymond Poincaré
1918 : destruction du centre ville
1919 : Béthune reçoit la Croix de la Légion d’honneur
1927 : inauguration de l’église Saint Vaast
1928 : inauguration du monument aux morts
1929 : inauguration de l’Hôtel de ville et de la Chambre de commerce
1944 : libération de Béthune
1945 : visite du Général De Gaulle
1951 : inauguration du Carillon
1959 (25 septembre) : visite de Charles
de Gaulle, Président de la République
1961 : inauguration de l’usine
Firestone
1964 : inauguration de l’avenue Kennedy
1970 (27 mai) : inauguration de l'usine Cutler-Hammer (Zone industrielle A)
1972 (11 janvier) : venue de Albin Chalandon, Ministre de l'équipement
1972 (17 juin) : inauguration de l'I.U.T. par le secrétaire d'Etat à l'éducation nationale
1974 (29 septembre) : inauguration de la piscine par Roger Poudonson, secrétaire d'Etat à la fonction publique
1983 : inauguration de la Sous-préfecture
1984 (2 juillet) : arrivée de la 4ème étape du Tour de France
1986 (6 juin) : inauguration de la salle Olof Palme (La rotonde)
1988 : visite du Président François Mitterrand
2001 : la Mairie classée à l’Inventaire
supplémentaire des Monuments historiques
2005 : le beffroi classé au
patrimoine mondial de l'UNESCO
2009 (4 décembre) : venue de Frédéric Mitterrand,
Ministre de la Culture
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