Cher(re) Visiteur(se),
"Chacun fait à un moment ou à un autre de sa vie, sa rencontre avec l'Histoire" (Pierre Miquel, lettre ouverte aux bradeurs de l'histoire).
Ma rencontre avec l'Histoire s'est faite en 1994, au moment où je débutais mes études à la fac d'histoire.
Depuis avril 2002, mes articles historiques sont publiés dans le journal La Voix du Nord. Ces articles, sur l'histoire de Béthune s'inspirent pour la plupart de l'actualité locale, nationale ou internationale.
J'ai donc réalisé ce blog afin de partager ma passion pour l'Histoire et faire réagir ceux qui voudront bien s'y attarder à l'actualité au sens le plus large du terme.
Bonne lecture,
Arnaud WillayPour me contacter :![]()
- 9 janvier 2009, France Bleu Nord : "émission 'au coeur de la région" animée par Julien WZOREK consacrée à la ville de Béthune. Cliquez ici pour découvrir la retranscription de l'entretien.
A quelques pas du groupe scolaire Pasteur et de la maison d’arrêt, une rue de 96 mètres rend hommage à un ancien adjoint au Maire, figure du quartier de Catorive, Joseph
Guilbert.
Le 5 octobre 1954, le conseil municipal observa une minute de silence pour honorer la mémoire de Joseph Guilbert décédé en exercice le 8 juillet 1954.
Son dernier conseil, il l’avait vécu le 7 mai 1953 en assistant à l’élection d’Henri Pad devant Edouard Carlier.
Le 26 mai 1955, le président de l’amicale Pasteur demande au conseil l’autorisation d’apposer dans la première classe de l’école Pasteur une plaque au nom de Guilbert. Un hommage mérité quand on sait que Joseph Guilbert, officier de l’instruction publique, fonda l’amicale Pasteur. Quelques années plus tard, le 8 juin 1960, les conseillers municipaux considérant les services rendus par l’ancien élu décident de donner son nom à la rue de Catorive, qui mène vers les actuels services municipaux et vers le port de plaisance.
Membre du conseil municipal, il était impliqué dans la vie de la cité. Une implication qui
dépassait le domaine de la politique. En effet, il fut membre de la confrérie des charitables. A en croire le nombre de personnalités du monde politique et associatif présentes à ses funérailles,
on peut dire qu’il était apprécié. Le Sous-préfet Pierre Dubois, le député Delabre et le conseiller général maire de Beuvry Descamps avaient tenu à le saluer une dernière fois.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 10 août 2009)
La qualité de la vie….vous la recherchez sans doute durant ces vacances. En avril 1976, André Fosset, Ministre de la qualité de la vie du gouvernement Chirac est venu à Béthune pour y donner une conférence.
Un ministre de la qualité de la vie, cela servait à quoi ? Une question à laquelle André Fosset a tenté de répondre. En effet, son ministère était composé de différents domaines sensés améliorer la vie des français : l’environnement, la jeunesse et les sports, le tourisme et les loisirs.
Et, pour remplir sa mission, il fallait une solide expérience politique. André Fosset était conseiller municipal de Paris dès 1945 et entra au Sénat en 1958, représentant les Hauts de Seine.
Le Ministre n’a donc pas été impressionné par la réception organisée en son honneur à l’Hôtel de
ville par le docteur Breynaert. Le maire de Béthune souligna les dangers de la pollution engendrée par l’activité minière. Il évoqua aussi la pollution de la gare d’eau. La municipalité n’oublia
pas de valoriser son engagement dans l’opération « Béthune ville moyenne » visant à améliorer le cadre de vie des béthunois. Une initiative sans doute remarquée par un Ministre qui a
sûrement apprécié la qualité de son séjour loin de la capitale.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du
Nord, le 9 août 2009)
Vous y passerez peut-être quelques heures durant cette période estivale. Le jardin public, entourés par la rue Buridan et l’avenue du maréchal de Lattre de Tassigny est un lieu
de détente qui renvoie aussi au passé de la cité.
On parle de jardin public à Béthune dans les années 1870. C’est le 5 août 1873 que le
conseil municipal décide de la création d’un jardin public.
Une décision prise dans un contexte bien précis : celui lié aux travaux à réaliser pour favoriser le développement que la suppression des fortifications avait provoqué. Le
jardin public figurait parmi les travaux les plus urgents à entreprendre. Le conseil estimait dans sa délibération que « enfermée dans d’étroites murailles, la ville de Béthune n’a
jamais pu se donner la satisfaction d’un jardin public si nécessaire cependant aux convalescents, aux personnes fatiguées….qui pourront venir respirer cet air
sain… ».
Pourquoi le maire Charles Dellisse Engrand tenait tant à créer un jardin public ? En fait, il
voulait en faire un lieu de plaisir et de promenade pour les citoyens mais aussi un lieu pour ceux qui voulaient s’instruire.
Une volonté suivie par les conseillers municipaux qui approuvaient en octobre 1875 le projet présenté par un architecte paysagiste parisien, Georges Aumont.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 2 août 2009)
Elle
relie la place du capitaine Michel à celle du Général de Gaulle. La rue du docteur Leleu, qui s’étend sur 110 mètres, rend hommage à un médecin béthunois qui s’est passionné pour la
politique.
En général, les rues de la ville portent le nom de maires qui ont marqué le paysage politique. Ici, la rue du docteur Leleu rend hommage à un ancien conseiller municipal. Un élu qui siégea au conseil municipal du 17 mai 1925 durant lequel Alexandre Ponnelle a été élu Maire. Le 30 mai, il posa sa candidature au conseil municipal pour représenter la ville dans les commissions administratives des établissements de bienfaisance. Une candidature malheureuse car il fut nettement battu par Felix Lejeune (25 voix contre une).
Mais, le docteur Leleu ne s’arrêta pas sur cet échec. En effet, il
se présenta aux élections cantonales du 19 juillet 1925 comme candidat d’union républicaine estimant que « les intérêts du pays sont gravement
menacés à l’intérieur comme à l’extérieur ».Le médecin fut cette fois élu avec 4184 voix sur 8281 votants, devançant largement le candidat communiste Duport. Le conseiller municipal,
rejetant querelles et mesquineries personnelles, souhaitait que son élection « serve de base de réconciliation et de concorde entre tous les
partisans de l’ordre ».
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 29 juillet 2009)
Le maire de Béthune s’y est rendu jeudi 23 juillet pour honorer le 103ème anniversaire de Renée Deprets. Peut être s’est-il interrogé sur ce personnage, Ranulphe Caron, qui
a donné son nom à une impasse longue de 150 mètres débouchant sur la rue des sablières.
Les recherches sur Ranulphe Caron auraient pu nous mener dans une impasse. En effet, on ne retrouve sa trace au XIXème siècle qu’au fin fond des délibérations du conseil municipal. En effet, ce propriétaire demanda au conseil dirigé par Charles Dellisse Engrand le 18 avril 1877 à acquérir l’ancien terrain bâti de « la manutention » sur toute sa longueur pour 10000 francs.
Son fils, également nommé Ranulphe, propriétaire fut conseiller
municipal sous Oscar Dupuich. Installé par le conseil municipal du 23 janvier 1881, il est devenu membre de la commission municipale des écoles de musique. Sa première intervention en conseil, le
14 mars 1881, concernait la révision du règlement et du tarif de l’octroi. Son assiduité aux séances est à noter. Il fut le témoin des réélections successives du maire Oscar Dupuich lors des
réunions du conseil les 30 avril 1882 et 18 mai 1884. Par contre, il ne participa pas à la séance du 20 mai 1888 durant laquelle Eugène Haynaut fut proclamé maire. Un premier
magistrat qui lui a eu droit à un nom de rue. Ranulphe aurait peut-être mérité plus que le nom d’une impasse ?.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 28 juillet 2009)
En ce mois de juillet, députés et sénateurs continuent à siéger pour voter les lois de la République. Plusieurs années après les lois Ferry, une loi d’importance a été adoptée en juillet 1919 pour organiser l’enseignement technique. Une législation aussi appliquée à Béthune.
Le 25 juillet 1919, les députés votent la loi Astier qui organise l’enseignement technique, industriel et commercial. Tous les apprentis devaient suivre gratuitement 150 heures
de cours d’enseignement théorique et général par an.
Béthune établissait des
demandes de subventions pour le déroulement de ces cours professionnels. Des demandes qui nous en disent beaucoup sur la situation locale comme durant l’année scolaire
1937-1938.
Les cours professionnels, créés depuis
le 1er janvier 1920 dans la cité de Buridan, se déroulaient rue de l’université dans un local spécialement affecté. Les matières enseignées étaient variées : comptabilité, sténo
dactylographie, dessin géométrique et industriel….Les professions concernées étaient diverses : ajusteurs, mécaniciens, serruriers, menuisiers, comptables…A la fin des années trente, 302
élèves bénéficiaient de cet enseignement. D’ailleurs, la commission locale professionnelle approuvant une demande de subvention de la ville estimait que « les cours professionnels étaient toujours bien suivis ».
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 26 juillet 2009)
Quand on évoque le 28 juin, on pense souvent à la signature du traité de Versailles avec
l’Allemagne en 1919, mettant fin au premier conflit mondial. Mais, le 28 juin évoque d’autres souvenirs bien plus anciens.
C’est le 28 juin 1519 que Charles Quint est élu à la tête du Saint Empire romain de la nation germanique. Né à
Gand, Charles Quint (1500-1558) cumula de nombreuses fonctions : roi d’Espagne, roi de Sicile, empereur du Saint Empire germanique. Il restera incontestablement un personnage qui a marqué
son époque. Une grande partie de son règne fut marqué par son affrontement avec le Roi de France François Ier. On retrouve la trace de ce personnage central de l’histoire du XVIème siècle à
Béthune.
En effet, l’empereur serait passé dans la cité de Buridan en
novembre 1540. C’est essentiellement son action pour le développement des fortifications qui marquera la ville. Au XVIème siècle, Béthune vivait une période d’expansion durant laquelle la cité a
renforcé ses défenses militaires. Il faut dire qu’à l’époque le contexte belliqueux rendait nécessaire la mise en place d’un système défensif. Les travaux sur les fortifications se sont traduits
par des actions marquantes. Le cas du déplacement de l’église Saint-Vaast est souvent évoqué. Des travaux qui touchèrent directement les béthunois à travers la réorganisation de certains
faubourgs.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 28 juin 2009)
Les vacances approchent pour tous....Le blog prend aussi quelques semaines bien méritées.
Rendez-vous donc mi-juillet pour de nouveaux articles.
C’est aujourd’hui 21 juin que vous pouvez fêter la musique…décibels assurées sur la Grand Place et dans les cafés. Il y a un autre lieu à Béthune que l’on peut associer à
la musique, c’est le jardin public…et son kiosque.
Un kiosque à musique…on en parlait déjà au XIXème siècle à Béthune. Le 5 décembre 1875, la ville décidait la construction d’un kiosque sur la petite esplanade (actuelle place Foch) pour la musique de la ville et de la garnison. Quelques mois plus tard, le Maire fait observer lors du conseil municipal du 15 avril 1876 « qu’il serait préférable de transporter le kiosque en un point marqué au jardin public, en ayant soin toutefois de lui assigner un plus grand diamètre ».
C’est le 12 février 1883 que le Maire Oscar Dupuich adopte les devis et le cahier des charges pour la construction du kiosque du jardin public. Un kiosque qu’il voulait semblable à celui du jardin de la pépinière à Nancy. Ce sont d’ailleurs des constructeurs nancéens, messieurs Zimmermamn, Vérin et Schertzer, qui furent chargés de son édification.
A la fin du XIXème siècle, dans un contexte historique marqué par
la Belle Epoque, les concerts et festivals de musique s’enchainaient à Béthune. La musique du 73ème Régiment d’infanterie, les concerts qu’il organisait marqueront à jamais le passé de
la ville…et de son kiosque. A Béthune, on aimerait que toutes les histoires se terminent sur…une bonne note !
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 21 juin 2009)
Un bâtiment construit à la moitié du 18ème siècle, l'Hôtel de Beaulaincourt, intégre la photothèque du blog.
A quelques mètres du beffroi et de l'Hôtel de ville, l'architecture de cet ancien Hôtel particulier est à admirer sans modération.
" 1877 : des saltimbanques et marchands forains sans emplacements ?"
1188 : naissance de la confrérie des Charitables
1346 : première construction du beffroi
1750 : construction de l’hôtel de Beaulaincourt
1810 : Visite de Napoléon Ier
1815 : passage de Louis XVIII
1862 : le beffroi classé aux Monuments historiques
1916 : Visite du Président Raymond Poincaré
1918 : destruction du centre ville
1919 : Béthune reçoit la Croix de la Légion d’honneur
1927 : inauguration de l’église Saint Vaast
1928 : inauguration du monument aux morts
1929 : inauguration de l’Hôtel de ville et de la Chambre de commerce
1944 : libération de Béthune
1945 : visite du Général De Gaulle
1951 : inauguration du Carillon
1959 (25 septembre) : visite de Charles
de Gaulle, Président de la République
1961 : inauguration de l’usine
Firestone
1964 : inauguration de l’avenue Kennedy
1970 (27 mai) : inauguration de l'usine Cutler-Hammer (Zone industrielle A)
1972 (11 janvier) : venue de Albin Chalandon, Ministre de l'équipement
1972 (17 juin) : inauguration de l'I.U.T. par le secrétaire d'Etat à l'éducation nationale
1974 (29 septembre) : inauguration de la piscine par Roger Poudonson, secrétaire d'Etat à la fonction publique
1983 : inauguration de la Sous-préfecture
1984 (2 juillet) : arrivée de la 4ème étape du Tour de France
1986 (6 juin) : inauguration de la salle Olof Palme (La rotonde)
1988 : visite du Président François Mitterrand
2001 : la Mairie classée à l’Inventaire
supplémentaire des Monuments historiques
2005 : le beffroi classé au
patrimoine mondial de l'UNESCO
2009 (4 décembre) : venue de Frédéric Mitterrand,
Ministre de la Culture
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