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Bienvenue sur le blog de Arnaud Willay

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Réagissez aux articles historiques sur Béthune publiés dans la Voix du Nord


Le 18 janvier 1826, le marquis de Baynast est nommé maire de Béthune

Publié par Arnaud Willay sur 11 Mai 2006, 12:41pm

Catégories : #Histoire politique

Un maire connu pour son hôtel,

   Le 18 janvier 1826, le marquis de Baynast est nommé maire de Béthune par le gouvernement de Charles X, roi de France de 1824 à 1830. Il faut savoir que dans l'Histoire, le mode de désignation des maires a longtemps oscillé entre nomination et élection. La nomination du marquis de Baynast n'est pas due au hasard. Cette charge requiert un minimum d'instuction. Dans la première partie du XIXème siècle, ce n'est pas le cas de la majeure partie de la population. La fonction était donc réservée à des privilèges, grand propriétaires et aristocrates. Loin d'être indépendant, le maire nommé était en fait à la botte du pouvoir en place.

   Le marquis de Baynast avait un hôtel particulier qui se dressait à l'entrée de la rue des Grands-Becquereaux (actuelle rue Gambetta). C'était le type même de l'hôtel particulier à la française : construction avec cour et jardin à l'abri de la rue.

   L'hôtel du marquis de Baynast a longtemps marqué la paysage béthunois. Ce monument appartient désormais au passé. Il était un des symboles de la société aristocratique.

   Au départ, cet hôtel appartenait à la famille de Genevières. Le comte de Genevières fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire d'Arras. L'hôtel passa entre les mains du marquis de Baynast. La demeure a reçu des hôtes illustres comme le prince de Galles durant la première guerre mondiale. Comme le beffroi où l'église Saint Vaast, il a été ravagé par les bombardements du premier conflit mondial. Malheureusement, les travaux de restauration entrepris après 1918 ne connurent aucune suite. On peut donc se demander pourquoi cet hôtel particulier n'a pas été réparé. Une version explique que c'est le marquis lui même qui aurait exigé la disparition de sa demeure. L'autre insiste sur le fait qu'il aurait seulement voulu que ses armoiries disparaissent de la porte. Quelque soit le point de vue, le résultat est le même : l'hôtel habité par le comte de Genevières et le marquis de Baynast de  sept Fontaines et des Essars n'existe plus !

   De nos jours, il ne reste plus que l'hôtel de Beaulaincourt comme vestige des hôtels particuliers qui se dressaient dans la cité de Buridan. A ce titre, cet héritage unique attaché à l'histoire de Béthune méritait toutes les attentions.

A. Willay (parution dans La Voix du Nord, le 19 janvier 2003) 

 Les pécisions d'une lectrice du blog, Fanny, en date du 9 juillet 2007 : " En effet, l'hôtel de Genevières appartient au XVIIIe siècle à Philippe-François-Joseph de Genevières, qui n'a pas été condamné à mort (il a été construit par Alexandre-Auguste-Joseph de Beaulaincourt, pour sa fille Marie-Charlotte-Henriette-Josèphe, qui a épousé Philippe-François-Joseph de Genevières). Le membre de la famille de Genevières qui a été guillotiné est Philippe-Lamoral-Joseph de Genevières, le demi-frère de Philippe-François-Joseph, qui possédait lui aussi un hôtel à Béthune.L'hôtel de Genevières n'appartenait donc pas au membre de la famille de Genevières condamné à mort, mais à son demi frère".

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Fany 09/07/2007 15:45

Bonjour,Je voudrais juste vous signaler une erreur dans cet article. En effet, l'hôtel de Genevières appartient au XVIIIe siècle à Philippe-François-Joseph de Genevières, qui n'a pas été condamné à mort (il a été construit par Alexandre-Auguste-Joseph de Beaulaincourt, pour sa fille Marie-Charlotte-Henriette-Josèphe, qui a épousé Philippe-François-Joseph de Genevières). Le membre de la famille de Genevières qui a été guillotiné est Philippe-Lamoral-Joseph de Genevières, le demi-frère de Philippe-François-Joseph, qui possédait lui aussi un hôtel à Béthune.L'hôtel de Genevières n'appartenait donc pas au membre de la famille de Genevières condamné à mort, mais à son demi frère.Fany

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