L’automobile est à l’honneur durant ce deuxième week-end du mois de septembre. En effet, les pilotes du rallye du béthunois vont sillonner les routes environnantes. En septembre 1981, les voitures occupaient l’actualité béthunoise, mais pas pour les mêmes raisons.
Les habitants de la région connaissent bien André Delelis, l’ancien maire de Lens et député du Pas-de-Calais. Un élu qui est aussi devenu Ministre du commerce et de l’artisanat au début du septennat de François Mitterrand. Le Ministre du gouvernement Mauroy était venu à Béthune le 20 septembre 1981.
Au programme de la visite ministérielle, une rencontre avec le syndicat des artisans de l’automobile du Pas-de-Calais. Le groupement n’a pas manqué de présenter de nombreuses revendications au représentant du gouvernement. Dans un contexte de crise, ils réclamaient : la réduction des charges, le contrôle obligatoire des véhicules pour contenir la concurrence des grandes surfaces et le travail au noir. Des revendications que le Ministre allait pouvoir intégrer dans son action en faveur de l’artisanat.
Quelques mois auparavant, André Delelis présentait lors d’une conférence de presse le 9 juillet les grands principes qui allaient guider son action dans le domaine du commerce, de l’artisanat. Deux points majeurs y figuraient : la suspension des autorisations d’ouverture des grandes surfaces, études pour l’aide aux petites entreprises commerciales et artisanales…
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 11 septembre 2011)
La Grand place est pour le moins animée en ce moment. Après la foire, les animations devraient monter en puissance avec les festivités du 2 avril liées au lancement de la capitale régionale de la culture. En 1815, de l’animation, voire de l’agitation….il y en avait aussi à l’ombre du beffroi mais pas pour les mêmes raisons.
En effet, il y a 196 ans, quasi jour pour jour le Roi Louis XVIII débarquait au pied du beffroi. C’était le 22 mars 1815. En effet, le roi de France était passé à Béthune, pour se rendre à Gand en Belgique durant l’épisode des cents jours. Le poète Alphonse de Lamartine dans ses mémoires de jeunesse raconte bien cet épisode béthunois en soulignant l’agitation particulière qui régnait autour de la personne de Louis XVIII. Un souverain qui durant son règne a définit un régime censitaire. Un régime qui allait le conduire à l’échec et à la fuite.
En fait, la fuite royale correspondait au retour de Napoléon. En effet, évadé de l’île d’Elbe, il débarquait en France pour reconquérir le pouvoir. Le 20 mars, il atteint Paris pour former un nouveau gouvernement. La période des cent jours durant lesquels l’empereur va régner allait mal se terminer. Le 18 juin 1815, la tristement célèbre défaite de Waterloo mettait l’Empire à genou. Les cent jours se terminaient par une seconde abdication pour Napoléon et un exil à Sainte-Hélène. Le 8 juillet 1815, Louis XVIII revient à Paris pour poursuivre son règne qui allait se terminer neuf ans plus tard. L’histoire ne dit pas s’il est repassé par la Grand Place.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 20 mars 2011)
Le Préfet aura un rôle déterminant en 2011. En effet, la réforme des collectivités territoriales lui impose de réviser la carte des intercommunalités. Une réforme qui touche comme tant d'autres l’agglomération béthunoise. Qui sait, le Préfet du Pas-de-Calais Pierre de Bousquet de Florian se déplacera-t-il peut-être à Béthune pour en discuter avec les élus ?
En octobre 1970, Béthune accueillait le successeur de Gabriel Eriau, le Préfet Marcel Turon. Une venue synonyme de réception à l’Hôtel de Ville. Devant le Maire Henri Pad et le parterre de personnalités, le Préfet soulignait la position centrale qu’occupait Béthune entre la métropole régionale et le littoral « rendant les liaisons routières de haute qualité indispensables ». Et le Préfet de conclure que « cette ville et sa région ont un rôle très important dans le Nord de l’Europe ».
Et Henri Pad de souligner que Béthune « devait demeurer jusqu'au 10 janvier 1962 le chef-lieu du plus important arrondissement de France ». Une cité qui dans les années soixante « prenait courageusement l’initiative de la construction de zones industrielles et d’une zone à urbaniser en priorité, éléments qui lui apportaient une augmentation de plus d’un quart de sa population… ». Le passé de la ville a été utilisé auprès du Préfet en 1970 pour vanter les atouts de la cité, et il le sera aussi durant cette année capitale. Nul doute que Béthune 2011 laissera aux acteurs locaux une occasion unique de valoriser la richesse de l’histoire béthunoise.
Arnaud WILLAY(parution dans La Voix du Nord, le 20 février 2011)
Le mois de juillet s’achève. Dans le passé, des personnages célèbres ont eu l’occasion de fouler le sol béthunois en juillet. Retour sur la visite de deux Préfets et d’un Ministre.
C’est le 23 juillet 1922 que le Maire de Béthune, Jules Senis, a accueilli à l’Hôtel de Ville le Ministre de la guerre et des pensions du Gouvernement Poincaré, André Maginot. Un ministre venu présider la fête d’éducation physique organisée par des sociétés d’éducation physique et de préparation militaire. Si on souligne souvent la venue d’hommes politiques, on retient moins souvent le passage des plus hauts représentants de l’Etat.
C’est un 27 juillet, en 1967, que le conseil municipal organisait une réception en l’honneur du Préfet du Pas-de-Calais Jean Tomasi nommé Préfet de région en Haute Normandie. Si Jean Tomasi allait prendre la direction de Rouen, il en est un qui neuf ans plus tard arriva dans la cité de Buridan, le 8 juillet 1976.
Après sa prise de fonction, le nouveau préfet du Pas-de-Calais, Jean Vaudeville était venu rencontrer les élus locaux. Une visite estivale très studieuse durant laquelle de nombreux sujets furent abordés : circulation, emploi, zones industrielles et un dossier particulier, celui de l’opération Béthune Ville Moyenne.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 25 juillet 2010)
La santé des français…il en est question en ce moment avec le début de la vaccination contre le virus de grippe pandémique H1N1. En 1976, à Béthune et Beuvry, c’est la santé des personnes âgées qui était à l’ordre du jour.
Et, c’est René Lenoir, secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la santé qui s'est déplacé dans l'Artois pour s’en préoccuper. En effet, le secrétaire d’Etat s’est rendu à Beuvry le 24 juin 1976. Une visite consacrée à l’inspection du chantier de ce que l’on appelle le V120, maison de santé pour les personnes âgées invalides.
Derrière cette démarche
en faveur du V120, il y avait une volonté politique locale clairement affichée à l’époque par le Maire de la cité de Buridan, Paul Breynaert, Président du conseil d’administration de l’hôpital de
Béthune : améliorer les conditions de vie et la santé des personnes âgées.
Une volonté politique aussi inscrite au plan national. C’est en tout cas ce qui
ressortait des propos tenus par le secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la santé soulignant la volonté gouvernementale de réaliser « un
effort considérable en faveur des personnes âgées invalides qui se traduit par la construction du V120... ». Comme quoi, la nécessaire solidarité envers les personnes âgées ne date pas
d’aujourd’hui.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 15 novembre 2009)
Traditionnellement, le 1er novembre jour de la Toussaint, les cimetières sont fleuris par des chrysanthèmes. Il y a 75 ans, c’est l’ambassadeur d’Outre-Manche qui s’est rendu au cimetière anglais pour fleurir une tombe.
Ce n’était pas un premier novembre mais un 17 avril 1934. Béthune s’apprêtait à recevoir Lord Tyrrell, ambassadeur d’Angleterre. Au-delà de la visite de courtoisie aux autorités locales, cette personnalité devait se rendre au cimetière anglais de Béthune pour se recueillir sur la tombe de son fils mortellement blessé à Carency le 10 février 1915.
L’ambassadeur fut ensuite reçu à l’Hôtel de ville par le
Maire Alexandre Ponnelle, le Sous Préfet Chavin et le député Jules Appourchaux. Le premier magistrat a tenu à saluer un ambassadeur qui a travaillé au maintien de l’entente cordiale.
Une entente officialisée le 8 avril 1904 entre le Royaume-Uni et la République française pour réduire les divergences entre les deux pays.
Trente ans plus tard, Charles Bohlen ambassadeur des Etats-Unis déclinait lui l’invitation de la municipalité dirigée par Henri Pad. Un
ambassadeur qui n’aura pas eu l’occasion de découvrir Béthune et d’assister à la cérémonie d’inauguration de l’avenue Kennedy le 24 mai 1964.
Arnaud WILLAY (parution
dans La Voix du Nord, le 1er novembre 2009)
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