Guerres mondiales

Mercredi prochain, la France commémorera le 91ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918. Un armistice qui met fin à la Grande Guerre.

   Le texte mettant fin au premier conflit mondial est signé au carrefour de Rethondes au milieu de la forêt de Compiègne le 11 novembre à 5 heures du matin. Depuis, les communes de France commémorent ce jour historique. Béthune prend toute sa part pour perpétuer le souvenir.

   Le 11 novembre 1966, la ville commémorait le quarante huitième anniversaire de l’armistice. Un parterre de personnalités s’était rassemblé sur la grand place autour du maire et du sous-préfet Roger David. Roger David est l’un des sous-préfets qui aura le plus marqué Béthune. Il vivait d’ailleurs en 1966 l’un de ses derniers onze novembre. En effet, trois ans plus tard, il allait être appelé à d’autres fonctions en Haute-Loire.

    Mais, à coté des personnalités et des nombreux béthunois venus assister à la cérémonie, l’image qui restera de ce 11 novembre 1966 est sans aucun doute la présence sur la Grand Place des athlètes de la section athlétisme du stade béthunois. Des survêtements bleus à côté des costumes…une image insolite mais ô combien symbolique.

          Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 8 novembre 2009)

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   Dans deux jours, la France s’apprête à commémorer le 90 ème anniversaire de l’armistice mettant fin à la première guerre mondiale. A l’instar des béthunois, la confrérie des charitables a traversé ces 4 années de guerre.  

   « Il y a parmi vous messieurs, une vieille confrérie, fondée, je crois au cours d’une épidémie de peste, en 1188, et composée aujourd’hui encore des notables de votre ville….Le même courage dont a fait preuve l’association les charitables, chacun de vous l’a montré durant les longues années de bombardements et les tristes mois d’exil…». En décernant la Croix de la légion d’honneur à Béthune, le 28 décembre 1919, le Président de la République Raymond Poincaré n’a pas omis d’évoquer les Charitables.

   Une confrérie dont l’action n’a pas été oubliée quatre années après la guerre. En effet, le conseil municipal du 16 février 1922 a reconnu l’engagement de la confrérie mettant en exergue « le zèle et le courage des charitables qui au cours de quatre années de guerre, chaque jour, au péril de leur vie, ont assuré les inhumations, malgré les obus et les bombes, qui plusieurs fois ont entravé les convois…. ». C’est à cette date que le Maire Jules Senis, demanda officiellement la Croix de guerre au Ministre de la Guerre pour la confrérie béthunoise. Une façon de prendre en compte les sacrifices imposés aux Charitables durant le conflit.

           Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 9 novembre 2008)

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A un moment où l’on parle de l’anniversaire des événements de mai 1968, on oublie que le mois de mai a souvent été décisif dans le passé. Retour en mai 1940, au début du second conflit mondial. 
   Septembre 1939 : Hitler envahit la Pologne. La France réagit, entre en guerre mais ne résiste pas à la puissance allemande. Dès le 24 mai 1940, l’occupation de Béthune est une réalité. 
   A côté de l’histoire livresque, les témoignages des acteurs de l’époque sont évocateurs. Celui livré par le sous-préfet de Béthune, Pierre Brisset, dans un document conservé aux Archives départementales du Pas de Calais (1J1546) est significatif. Dans une note sur les faits et circonstances avant le repli des services publics de l’arrondissement de Béthune datée du 28 mai 1940, il évoque la situation béthunoise. Le sous-préfet met en évidence la fin des activités à Béthune : « dimanche 19 mai : le Directeur de la Banque de France vient me voir, il veut partir…..le principal du collège des garçons vient dans la matinée m’annoncer son départ, j’apprends que la directrice du collège de fille est déjà partie… ». 
    Mercredi 22 mai, l’ordre de repli des services publics est donné « Béthune est vivement bombardée ». Le sous-préfet Brisset ne cachait pas son pessimisme : « La vie administrative et économique de l’arrondissement n’était plus au moment de mon départ… ». Un pessimisme qui annonçait les difficultés inhérentes aux périodes de guerre.


                   Arnaud WILLAY (parution dans la Voix du Nord, le 26 mai 2008) 

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    Le mardi 8 mai 1945, à Béthune, se déroulait la 5ème séance du conseil municipal dirigée par Anselme Beuvry. La fin de la seconde guerre mondiale y est sans surprise abordée par les édiles béthunois.
    Le conseil décida à l’unanimité qu’une plaque commémorant la cérémonie du 8 mai 1945 sera apposée à l’Hôtel de ville. Il est même précisé dans le procès-verbal que le nom du Général De Gaulle et des grands chefs alliés seront associés au texte élaboré par la municipalité. On ne sait pas encore que l'homme de l'appel du 18 juin visitera Béthune quelques semaines plus tard, le 11 août 1945.

    Malgré la fin des hostilités, les stigmates de la guerre étaient encore présents. Considérant que les demandes présentées par les sinistrés de la ville ont été insatisfaites, le conseil signala « à Monsieur le Ministre de la Production industrielle, le mécontentement de la population du fait d’absence totale de points textiles et de bons de chaussures ».

   Le vent de l’espoir de ce 8 mai 1945 suscité par la capitulation de l’Allemagne nazie soufflait aussi à Béthune. La presse locale s'est fait l'écho de la libération de la résistante béthunoise Sylvette Leleu élevée au rang d’héroïne. Béthune s’apprêtait à célébrer ses résistants mais aussi valoriser le rôle de corporations. La ville se préparait à rendre un hommage appuyé aux cheminots à l’occasion de la journée nationale des cheminots. Après le désespoir des années de guerre, l’espoir du retour à la normale gagnait tous les esprits.


                     Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du nord, le 4 mai 2008)

 

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Les fêtes de noël sont synonymes d’illuminations, de cadeaux et autres victuailles. Mais, pour beaucoup d’entre vous, Noël c’est aussi la messe de minuit, célébrant la nativité de Jésus. 

   7 jours avant le Noël 1917, le 18 décembre, une bombe touche l’église Saint-Vaast. Les bombardements ennemis ont raison des vitraux et de la sacristie. Une destruction de l’église béthunoise lourde de conséquences à quelques jours du 25 décembre. En effet, Noël est avant tout une fête chrétienne célébrant la naissance de Jésus de Nazareth.

   Les bombardements de décembre 1917 sur l’église Saint-Vaast, monument incontournable, avaient donc une haute portée symbolique. Et que dire de ceux d’avril-mai 1918 qui détruisaient la totalité de l’édifice religieux. Après avoir anéanti la vie économique et sociale, la barbarie ennemie avait donc totalement désorganisé la vie religieuse. Une vie religieuse qui a profondément marqué le passé de la cité. 
   C’est au VIème siècle, dans l’actuel quartier de Catorive, que la première église fut construite. Au 16ème siècle, Charles Quint décida d’édifier l’église à l’intérieur de la ville…pour des raisons de sécurité. Cette histoire ancienne a sans doute joué un rôle dans l’édification d’une nouvelle église en plein centre de Béthune après 1918. Très vite, en 1921, la municipalité dirigée par Jules Senis a confié la reconstruction de l’édifice à l’architecte Louis-Marie Cordonnier. C’est à cet architecte natif d’Haubourdin, qui réalisa les églises de Merville, Calonne et Caudry, que l’on doit l'actuelle église béthunoise. A en croire le bulletin paroissial l’écho de Saint-Vaast en date de 1927, « l’impressionnante église Saint Vaast produit une forte impression dans le paysage de la ville ». L’histoire ne dit pas si l’édifice inauguré le 20 mars 1927 a impressionné le père Noël !

 

   Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 23 décembre 2007)

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mon-aux-morts.jpg On ne peut pas évoquer la commémoration du 11 novembre 1918, sans parler des monuments aux morts. Celui de Béthune conçu par Jacques Alleman a été inauguré le 11 novembre 1928. 
    Après 1918, la construction de monuments aux morts s’est développée en France pour honorer la mémoire des victimes de la première guerre mondiale. A Béthune, la construction du monument a même provoqué une session extraordinaire du conseil municipal, le 28 septembre 1927 avec à l’ordre du jour l’adjudication des travaux. En effet, à côté des préoccupations architecturales, la reconstruction des années 1920 a suscité des débats sur le coût de la réalisation de l’Hôtel de Ville et de l’Eglise Saint-Vaast. Le monument aux morts n’a pas échappé à ces débats. 
    La commission spéciale du Monument aux morts a choisi le projet présenté par l’architecte Jacques Alleman. Le délai d’exécution de l’édifice était fixé au 1er août 1928. Le projet retenu allait avoir des conséquences financières. D’après la délibération adoptée le 28 septembre, les crédits nécessaires tant pour le règlement des travaux mis en adjudication que pour le règlement du marché de gré à gré s’élevaient à 99977 francs. Le devis estimatif de mars 1928 d’une dizaine de pages détaille les sommes nécessaires pour la construction de l’édifice : 1750 francs pour les fouilles et le terrassement mais près de 23000 francs pour la sculpture « la minerve de la paix » avec couronnes et palmes ! 
    L’investissement financier était si important qu’une souscription fut lancée. Tous les moyens étaient bons pour récolter de l’argent. Un bal a même été organisé par la section béthunoise de la société les médaillés militaires au profit du monument. Une manifestation qui a rapporté 450 francs. Un effort parmi tant d’autres récompensé par la construction d’un édifice qui constitue un élément incontournable du patrimoine architectural béthunois. 

                Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 11 novembre 2007)

 

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Lundi dernier, la majorité des lycées français ont rendu hommage au jeune résistant Guy Môquet en lisant la lettre écrite avant sa mort. Une lettre qui fait partie des nombreux documents qui témoignent de l’histoire de l’occupation et de la résistance.

 

   « Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé, je vais mourir ! »…ces quelques mots écrits par le résistant communiste Guy Môquet témoignent de la richesse des documents conservés sur la seconde guerre mondiale par les services d’archives et autres lieux de mémoire. Des documents pour ne pas oublier le douloureux passé des années 1939-1945. A côté de ce témoignage poignant, certains documents, plus administratifs, montrent la dureté de l’occupation et de sa réalité. C’est le cas de la correspondance envoyée par le sous-préfet de Béthune, le 12 juillet 1943 aux maires : « au terme de l’ordonnance de l’OFK de Lille en date du 12 novembre 1940, sont interdits à la population, la pose de drapeaux sur les immeubles…en outre et conformément à la réglementation en vigueur dans le reste de la France, il est absolument interdit d’installer le drapeau tricolore et de jouer la marseillaise ». Une interdiction qui pouvait souffrir de quelques exceptions sur autorisation des autorités d’occupation et de la kreiskommandantur.

   Loin de l’émotion suscitée par les écrits de Guy Môquet, la correspondance signée par le sous-préfet de Béthune témoigne de la froideur de l’occupation allemande : la négation des valeurs de la France : les symboles sensés alimenter le patriotisme, hymne national, drapeau, étaient interdits. Comme le souligne Yves Le Maner dans l’avant propos du livre le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande « la présence allemande dans le Nord-Pas-de-Calais revêt un caractère massif et visible…impossible de traverser les années 1940-1944 sans croiser régulièrement des allemands ». Des allemands qui étaient implantés à Béthune dès mai 1940 avec la prise de fonction d’un kreiskommandant en juillet 1940.

   C’est dans ce contexte qu’allaient naître dans l’arrondissement des mouvements de résistance auxquels aurait pu s’identifier Guy Môquet. 

              Arnaud Willay (parution dans la Voix du Nord, le 28 octobre 2007)

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   Hier, la France commémorait le 88ème anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918, mettant un terme au premier conflit mondial. A la fin de cette guerre, les Charitables ont découvert une ville ravagée par les bombardements.

  

   Le 13 avril 1918, les populations civiles ont reçu l'ordre d'évacuer Béthune. Cinq mois plus tard, le 31 août 1918, le Conseil municipal de Béthune réuni pour la circonstance à Berck sur Mer a délégué 4 de ses membres pour se rendre compte de l'état de la ville après la guerre. Cette délégation comptait trois charitables : le prévôt Victor Daquin-Prou, Alexandre Morel et Paul Galand Caboche. Certains membres de la confrérie des Charitables ont donc été témoin du spectacle de désolation qu'offrait Béthune en 1918. L'abbé Guilbert, ancien curé de Lozinghem nous livre ce moment dans son Histoire de l'Antique confrérie des Charitables de Saint Eloi de Béthune, publiée en 1933 : «  Arrivés à Béthune, le 2 septembre, ils constatèrent que la chambre avait été presque entièrement détruite par un incendie. A Béthune, l'emplacement des rues avait disparu sous l'amoncellement des débris ».

   Quelle place la confrérie a-t-elle joué entre 1914 et 1918 ? La lettre que le Ministre de l'Intérieur Jules Pams adressa à la confrérie le 24 octobre 1918 pour lui signifier sa citation à l'ordre de la Nation met en exergue un rôle prépondérant « Le Gouvernement porte à la connaissance du pays, la belle conduite de messieurs les membres de l'Association des charitables de la ville de Béthune ».

  Durant la guerre, malgré la mobilisation de nombreux confrères, les Charitables assurèrent le service des funérailles. En fait, les confrères essayaient de donner à la confrérie une vie normale malgré les circonstances pour le moins particulières. Les forces militaires reconnaissaient bien le travail effectué par les membres de la confrérie, parfois au péril de leur vie.

   Le Général de Vallières, chef de la mission militaire, attachée à l'armée britannique adressa au doyen de la confrérie le 9 février 1917 une lettre sans ambiguïté : « Monsieur le Préfet du département du Pas-de-Calais m'a signalé le dévouement inlassable dont votre association a fait preuve depuis le début des hostilités dans le service des inhumations, accompli souvent dans des circonstances périlleuses ».

   Après la signature de l'armistice, les Charitables reprirent immédiatement leur mission au service de la population. Le prévôt Delvallé-Guyot organisa dès février 1919 une souscription à laquelle participèrent de nombreux habitants. En fait, la confrérie reprit sans tarder sa participation à la vie béthunoise. Une activité qui redevenait totalement normale pour celle-ci avec l'inauguration de la nouvelle chambre le 26 septembre 1926. 

          Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 12 novembre 2006)

    Illustration : Victor Daquin-Prou, prévôt des Chartitables en 1909, doyen en 1924, chevalier de la légion d'honneur en 1929.

   

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La fin du mois d'août est traditionnellement marquée par la rentrée politique qui prendra une dimension supplémentaire à cause des prochaines échéances électorales. A Béthune, c'est la braderie de demain qui donne l'occasion aux politiques locaux de prendre le pouls de la population. A la fin août 1940, la rentrée des élus était loin d'être sereine !

    Après avoir déclaré la guerre à l'Allemagne Hitlérienne le 3 septembre 1939, le gouvernement français est entraîné dans un engrenage qui allait lui être fatal. Un engrenage qui l'a mené tout droit à la défaite militaire de mai-juin 1940. Après la signature de l'Armistice le 22 juin 1940, le Maréchal Pétain prend le pouvoir en instaurant le tristement célèbre régime de Vichy. La France n'avait pu éviter de rentrer dans un conflit qui s'avérera terrible : la seconde guerre mondiale.

   C'est dans ce contexte que le Maire de Béthune, Gustave Boudry, désigné par les Allemands, a réuni un conseil municipal le 28 août 1940 pour une rentrée politique très particulière. Il a au moins le mérite de nous faire découvrir les conséquences financières de l'état de guerre et de l'occupation allemande de la ville, effective depuis mai 1940.

On y apprend que les dépenses engagées par la ville pour le ravitaillement de l'hôpital militaire et des prisonniers de guerre peuvent être chiffrées mensuellement à 550 000 francs.

Par ailleurs, le Maire était appelé à réquisitionner des fournitures pour les troupes. En vue du paiement de ces réquisitions, le conseil a été amené à voter une demande de crédit de 500 000 francs.

   A côté de la question financière, la guerre a aussi des conséquences directes sur l'organisation de la collectivité et notamment sur les charges qui incombent au premier magistrat. En effet, il faut savoir que sous l'occupation, les fonctions du Maire sont devenues très lourdes. Il devait sans cesse être à la disposition des autorités allemandes afin de traiter sans délais certaines demandes. Il était impossible pour Gustave Boudry d'assurer ses fonctions d'avocat. Une indemnité spéciale lui fut donc accordée à titre exceptionnel. Une situation qui confirmait la mainmise de la Kommandantur allemande sur une administration béthunoise, contrainte et forcée, au service de l'occupant. Un assujettissement qui n'allait pourtant pas éviter la répression allemande qui n'allait faire que s'amplifier au fil des mois. Compte tenu de la situation, les autres questions traitées lors de ce conseil du  28 août tel que les indemnités réservées au personnel semblaient quelque peu dérisoires !

               

                    Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 27 août 2006)

  

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   Ce dimanche, se termine la septième édition de Z’artsUp, spectacle à ciel ouvert ou les artistes investissent les places et rues de la ville.

    Parmi les sites qui vont accueillir les spectacles figure la place du 73ème Régiment d’infanterie.

   Cette unité a tenu garnison à Béthune au début de la Troisième République. Il revint à Béthune en août 1914. Mais, la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France du 3 août allait précipiter son départ de la ville. Le 73ème RI quitta Béthune dès le début des hostilités pour se diriger vers la Belgique.

    Lors de la séance du conseil municipal du 2 août 1914, le Maire Pierre Rinquin exprime « hautement l’admiration que nous avons tous ressentie en constatant l’ardeur enthousiaste et la discipline parfaite qu’ont montré, au moment du départ, les bataillons du 73ème RI, du 273ème et du 6ème territorial. Nous saluons en eux, l’Armée française, vigilante et glorieuse, gardienne du pays ».

 L’histoire de Béthune-Beuvry confirme l’atmosphère spéciale qui régnait au moment du départ du Régiment, mais compte tenu des circonstances de ce mois d’août 1914, comment pouvait il en être autrement : « le départ du 73ème et des mobilisés eut lieu devant une immense foule émue ». En 1914, l’armée comptait 173 régiments d’infanterie qui se composaient de bataillons, d’un état major, d’une section hors rang, de deux sections de mitrailleuses et de 12 éclaireurs montés. Une organisation toute militaire à laquelle n’échappait pas le 73ème RI. A l’actif de ce régiment, on peut citer sa présence à la première bataille de la Marne en septembre 1914 qui constitua le tournant du conflit marquant le début de la guerre de position.

    Mais le 73ème RI était aussi connu à Béthune pour les concerts qu’il donnait, loin des champs de bataille. Une atmosphère festive que l’on retrouvera ce dimanche sur cette place avec les compagnies Ecart et Baro d’Evel Cirk.

 A. Willay (parution dans La Voix du Nord, le 21 mai 2006)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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