Histoire scolaire

Ecoliers, collégiens ou lycéens, la rentrée scolaire, c’est cette semaine. La question des effectifs par classe sera posée comme lors de la rentrée en 1963.

 

   8292 élèves dans l’enseignement public en 1963. Un chiffre qui symbolisait la hausse des effectifs dans les écoles béthunoises. Alors, quels sont les établissements qui accueillaient le plus d’élèves au début des années soixante ? Avec 987 élèves, le groupe scolaire Buisson (primaires garçons et filles, maternelle) était en tête du classement, devançant de peu le groupe Michelet. Un établissement regroupant 929 élèves (collège, primaires garçons et filles, maternelle).  

   Mais, au-delà de la question des effectifs scolaires, la construction d’un nouveau bâtiment marquait l’année 1963. En effet, c’est le 26 juillet que le conseil approuva le projet de création d’un lycée technique d’Etat. Un projet qui datait de 1958, date à laquelle la ville a été informée que la Commission Nationale du Plan d’équipement scolaire avait choisi Béthune comme lieu d’implantation d’un établissement. Une décision qui a eu pour conséquence d’augmenter un peu plus les effectifs béthunois.

                 Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 30 août 2009)

Par Arnaud Willay - Publié dans : Histoire scolaire
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En ce mois de juillet, députés et sénateurs continuent à siéger pour voter les lois de la République. Plusieurs années après les lois Ferry, une loi d’importance a été adoptée en juillet 1919 pour organiser l’enseignement technique. Une législation aussi appliquée à Béthune.

    Le 25 juillet 1919, les députés votent la loi Astier qui organise l’enseignement technique, industriel et commercial. Tous les apprentis devaient suivre gratuitement 150 heures de cours d’enseignement théorique et général par an.
   Béthune établissait des demandes de subventions pour le déroulement de ces cours professionnels. Des demandes qui nous en disent beaucoup sur la situation locale comme durant l’année scolaire 1937-1938.
   Les cours professionnels, créés depuis le 1er janvier 1920 dans la cité de Buridan, se déroulaient rue de l’université dans un local spécialement affecté. Les matières enseignées étaient variées : comptabilité, sténo dactylographie, dessin géométrique et industriel….Les professions concernées étaient diverses : ajusteurs, mécaniciens, serruriers, menuisiers, comptables…A la fin des années trente, 302 élèves bénéficiaient de cet enseignement. D’ailleurs, la commission locale professionnelle approuvant une demande de subvention de la ville estimait que « les cours professionnels étaient toujours bien suivis ».  

             Arnaud WILLAY  (parution dans La Voix du Nord, le 26 juillet 2009)
 

Par Arnaud Willay - Publié dans : Histoire scolaire
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En ce mois de septembre, quelques jours après la rentrée, l’école est dans tous les esprits. Dans l’histoire scolaire, Jules Ferry apparaît comme un personnage incontournable. Après 1945, à Béthune, une école au nom de Jules Ferry a été reconstruite.

    En France, de nombreuses écoles portent le nom de Jules Ferry. Après la seconde guerre mondiale, la reconstruction à Béthune de l’école Ferry apparaissait comme symbolique et nécessaire. Il faut dire que Jules Ferry a marqué l’histoire de l’enseignement. Cet homme politique du XIXème siècle, partisan de l’expansion coloniale, nommé Ministre de l’Instruction publique dès 1879 a rendu l’instruction obligatoire et l’enseignement laïque.

   Dès le mois d’août 1949, sous Anselme Beuvry, un projet de construction du groupe scolaire Ferry était à l’étude. C’est dans les années 1950 que ce projet va se concrétiser. En 1951, les travaux de grosses réparations du groupe scolaire étaient achevés. La reconstruction des locaux détruits durant le second conflit mondial était à l’étude. C’est le conseil municipal du 21 mars 1952 qui approuva le projet définitif de reconstruction du groupe Ferry. Les élus n’oublièrent d’ailleurs pas de solliciter la participation de l’Etat pour la fraction des dépenses hors dommage de guerre.

    Après avoir inscrit son nom dans l’histoire de France, Jules Ferry l’a aussi associé à Béthune.


                Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 14 septembre 2008) 

Illustration : Jules Ferry (1832-1893)

Par Arnaud Willay - Publié dans : Histoire scolaire
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Lundi dernier, 520 000 classes ont accueilli les élèves. La rentrée est une véritable institution dans notre pays. Il faut dire que l’éducation nationale est un sujet incontournable et sensible qui a mis dans la tourmente nombre de gouvernements. Déjà au XVIème siècle, à Béthune, l’éducation préoccupait nos échevins.

   Si l’histoire de l’éducation contemporaine est connue, celle de période comme le XVIème siècle est souvent sujet à interrogations. Replongeons-nous donc dans le dictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais publié en 1875 par la Commission départementale des monuments historiques qui nous donne des indications précises sur l’éducation à Béthune.
   On y apprend que l’éducation populaire n’avait jamais été prise en compte dans la cité de Buridan. Certes, les riches avaient des maîtres particuliers. Les seigneurs de Béthune, eux, appartenaient à des maisons riches et puissantes où l’instruction n’était pas absente. Quand aux gens d’église, ils s’instruisaient dans des écoles tenues par des ecclésiastiques. Toutefois, à Béthune, il n’existait pas d’établissement d’instruction des pauvres.
   C’est le 4 juillet 1579 que les échevins de Béthune désirant pourvoir à l’instruction des enfants pauvres de la ville ont acheté une maison qui servit de maison d’école. D’après les sources, cette maison se situait rue du sac où rue de la Calendre (près de la rue poterne).
Le maître y reçut tous les enfants pauvres pour les instruire en mettant un accent sur la religion, le catéchisme. Toutefois, l’écriture et l’arithmétique étaient aussi enseignées.
Il devait aussi conduire les enfants aux églises Saint Vaast et Saint Barthélémy le dimanche. Le maître reçut de l’administration municipale chaque semaine et pour chaque enfant la somme de dix sols pour leur nourriture, le feu, le blanchissage…
   Cet intérêt pour l’enseignement au seizième n’est pas étonnant. En effet, le contexte historique était propice à l’instruction. Avec la naissance de l’imprimerie, l’écriture et le savoir deviennent accessibles à tous. Les grands humanistes du XVIème siècle éditaient les grands auteurs de l’antiquité gréco-latine. On vit même naître de petites écoles destinées à l’instruction des enfants. Mais, ce qui frappe, c’est l’extrême attention portée aux pauvres. Si la nourriture et les vêtements étaient distribués depuis longtemps, il faut bien dire que ce désir de les instruire constituait une nouveauté. On assistait ainsi à la naissance d’une véritable éducation populaire à Béthune. Des échevins qui avaient appliqué bien avant l’heure la maxime prononcée plusieurs siècles après par le révolutionnaire Danton : « Après la pain, l’instruction est le premier besoin du peuple ». 

        Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 10 septembre 2006)

Illustration : vue de Béthune au XVIème siècle, d'après Q. Van Den Gracht.

Par Arnaud Willay - Publié dans : Histoire scolaire
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La période estivale est l’occasion pour les petits écoliers d’oublier l’école afin de vivre pleinement des vacances souvent bien méritées. Et pourtant, la fin du mois de juillet 1931 a été très scolaire à Béthune. Rien d’étonnant car la ville était plongée dans les festivités sur le cinquantenaire de l’école laïque.

 

 

        En 1881, Jules Ferry institue une école laïque, gratuite et obligatoire. Cet avocat républicain qui fut Ministre de l’instruction publique et Président du conseil s’érigea en défenseur de l’école laïque en attachant son nom à plusieurs lois scolaires. Celles sur la gratuité de l’enseignement primaire ou l’obligation de scolarité pour les jeunes de 6 à 13 ans participaient de cette vaste réforme de l’enseignement en France.

 

Le hasard du calendrier a voulu que Béthune fête le cinquantenaire de l’école laïque en pleine période de vacances scolaires, le 26 juillet 1931 ! Mais, que l’on se rassure ! Les petits béthunois n’ont pas repris pour autant le chemin de la classe, mais ont simplement participé aux festivités célébrant l’œuvre de Jules Ferry.

Placées sous la présidence du Sous Préfet Giacobbi, ces manifestations avaient deux caractéristiques. D’une part, elles avaient un caractère intercommunal. Une fête qui englobait les quatre cantons de la circonscription scolaire de Béthune (Béthune, Laventie, Lillers, Norrent Fontes). D’autre part, à en croire le programme des réjouissances, elles mobilisaient les forces vives de Béthune : les élèves des écoles primaires, l’harmonie municipale, les sociétés de gymnastiques… Un programme qui respectait visiblement la volonté du Ministre de l’instruction publique et des Beaux-arts Mario Roustan qui militait pour « une fête populaire de l’école publique…qui est une fierté de la République ».

       A en croire la délibération adoptée au conseil municipal, lui aussi très estival, du 13 août 1931, la célébration de ce cinquantenaire tenait à cœur à la municipalité dirigée par Alexandre Ponnelle, lui-même officier de l’Instruction publique : « le conseil municipal est fier d’avoir ainsi fait tout son devoir et exprimé, par une manifestation grandiose, ses sentiments de vive reconnaissance envers les promoteurs de l’enseignement gratuit, laïque et obligatoire ». Une fierté qui aurait sans doute était partagée par Jules Ferry.

 

               Arnaud Willay (parution dans La Voix du Nord, le 30 juillet 2006)

 

  Illustration : Jules Ferry (1832-1893)

 

 

 

Par Arnaud Willay - Publié dans : Histoire scolaire
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