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Bienvenue sur le blog de Arnaud Willay

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Le droit de battre monnaie : un privilège pour Béthune

Publié par Arnaud Willay sur 11 Août 2007, 14:31pm

Catégories : #Histoire seigneuriale-médiévale

   Le 4 août constitue une date importante dans l’histoire de France. C’est le 4 août 1789 que les députés de l’Assemblée constituante proclamaient l’abolition des droits féodaux.

    L’abolition des droits féodaux signifiait la fin des privilèges. A Béthune, les privilèges octroyés par les seigneurs étaient consignés dans des chartes qui témoignaient de l’organisation de la ville. Ces documents étaient, à l’époque médiévale, des actes authentiques portant concession de droits. La charte de 1222 accordé par Daniel est considérée comme la charte communale de la ville. Celle de 1334 octroyée par Eudes IV de Bourgogne et Jeanne de France confirma l’octroi de tous les privilèges accordés aux béthunois. La charte du 27 octobre 1346 octroyée par Eudes de Bourgogne et Jeanne de France accordait aux habitants le droit d’édifier un beffroi avec cloches et prisons.
   Celle de 1060, moins connue a pourtant eu une importance particulière dans le passé de la ville.

   En effet, une charte datant de 1060 donnait au seigneur de Béthune Robert II le privilège de battre monnaie. Elle aurait été octroyée par le comte de Flandre Baudoin V pour dédommager la ville des déprédations commises sur son territoire.

   Comme le signale Marcel Demont dans sa thèse sur l’organisation municipale à Béthune sous l’ancien régime, ce privilège de battre monnaie indiquait que la seigneurie de Béthune avait une grande importance à la moitié du 11ème siècle. En effet, ce droit courant sous les Rois mérovingiens n’était au XIème siècle accordé que rarement et aux seigneurs les plus puissants. Même si ce droit de battre monnaie avait été donné au seigneur de Béthune et non pas à la ville elle-même, il faut dire que l’avantage pour la cité de Buridan était incontestable. Malgré les faibles renseignements historiques sur cette période, on sait que Béthune possédait vers 1150 un atelier monétaire. La frappe des pièces communales, les méreaux, constituait une source de revenu non négligeable pour la ville. Au XIème siècle comme aujourd’hui, l’argent constituait bien « le nerf de la guerre ».  

                  Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du nord, le 5 août 2007)

 

 

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