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Bienvenue sur le blog de Arnaud Willay

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Réagissez aux articles historiques sur Béthune publiés dans la Voix du Nord


Il y a 70 ans, en juin 1936, le Front populaire instaure les premiers congés payés

Publié par Arnaud Willay sur 11 Juin 2006, 07:53am

Catégories : #Histoire économique et sociale

  En 1936, la France , en crise économique est menacée par le fascisme. Une alliance électorale entre le parti socialiste, le parti radical et le parti communiste, nommée « Front populaire » remporte les élections législatives du 3 mai 1936.    Le succès électoral des partis de gauche allait susciter de grands espoirs chez les travailleurs.

   Cette mobilisation du monde ouvrier allait déboucher sur les accords de Matignon, signés le 7 juin 1936 entre la CGT et le patronat. Des accords synonymes de grandes avancées sociales : avec la hausse des salaires, les premiers congés payés (15 jours) et la semaine des 40 heures étaient instaurés. Une véritable révolution sociale à l’époque !

    La situation préoccupante sur le plan national n’en était pas moins inquiétante dans l’arrondissement. Au début des années trente, la crise économique concernait Béthune. La cité de Buridan, lors des élections législatives de juin 1936 n’échappa pas à la percée du Front populaire. Le candidat de la SFIO , Henri Cadot (1864-1947) remporta la quatrième circonscription béthunoise. Celui qui fut Maire de Bruay allait représenter Béthune à l’assemblée nationale et défendre les intérêts de l’arrondissement auprès du gouvernement du Front populaire.

    En 1936, le Maire de Béthune André Legillon n’a pas caché sa joie après cette victoire du Front populaire, recevant même Henri Cadot à l’Hôtel de ville. Parmi les personnalités socialistes qui remportèrent les circonscriptions autour de Béthune, on peut citer Alphonse Tellier, Paul Sion, Alfred Maës ou Gaston Beltrémieux. Malgré ce succès, l’agitation sociale en France frappa les salariés de l’arrondissement. La grève et son cortège de revendications envahissaient les usines béthunoises. Le Courrier du Pas-de-Calais, journal hostile au Front populaire et aux grévistes évoqua même dans son édition du 27 juin 1936 la grève des bateliers de Béthune. A l’évidence, le Front populaire qui gouverna le pays jusqu’en 1938 n’avait pas réussi à calmer totalement la colère sociale.

                       A. Willay (parution dans La Voix du Nord, le 11 juin 2006)

 

   Illustration : Léon Blum, Président du conseil sous le Front populaire.   

 

 

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