Hier, se déroulait le forum des associations. Si la vitalité du tissu associatif béthunois n’est plus à démontrer, on se regroupait différemment avant le vote de la loi de 1901 sur la liberté d’association. Durant le moyen-âge, des corporations existaient même à Béthune.
Dès le Moyen-âge, certaines formes d’association existent. Maîtres et apprentis se regroupent au sein des métiers qui sont l’ancêtre des corporations. Les confréries constituent elles une autre forme d’association. A Béthune, le droit d’association était admis selon des règles précises. L’administration communale pouvait accorder ou refuser l’existence d’une corporation.
Il existait différentes formes de regroupement. Les confréries liées aux secours aux malades et aux morts comme la confrérie des charitables. Certaines confréries avaient pour objet le maniement des armes pour défendre la cité, comme la confrérie des archers. Enfin, des corporations se regroupaient autour des arts et métiers comme celles des drapiers, des porteurs au sac, des tisserands ou encore des maîtres bouchers.
Ces corporations avaient une organisation bien précise. A côté du maître au sommet de la hiérarchie professionnelle, il y avait les apprentis et le compagnon. Le titre de maître ne s’obtenait qu’après un examen sur les règles du métier. Des charges financières pesaient sur les ouvriers à leur entrée dans la maîtrise. Les archives anciennes montrent d’ailleurs que la Ville aidait les maîtres qui n’avaient pas les ressources financières.
Arnaud WILLAY (parution dans La Voix du Nord, le 9 septembre 2012)